Ciné Gay & Lesbien

Cinéma gay

21 avril 2008

Queen Size Bed

Queen_Size_Bed__2007_

Sortie en France 31 octobre 2007
Titre original : Los 2 Lados De La Cama
Espagne
Réalisateur : Emilio Martinez Lazaro
Producteur : Tomás Cimadevilla 
Producteur associé : Belén Atienza, Raquel De Los Reyes, José Herrero De Egana, Jesùs De La Vega 
Producteur exécutif : Tomás Cimadevilla
Scénariste : David Serrano
Directeur de la photographie : Juan Molina 
Compositeur : Roque Banos 
Monteur : Fernando Pardo 
Mixage : Bela Da Costa 
Directeur artistique : Juan Botella 
Costumier : Alberto Luna 
Maquilleuse : Fermin Galan, Almundena Fonseca 
Ingénieur du son : Alfonso Pino, Agustin Peinado 
Directeur de production : Pablo Ramirez 
Choregraphe : Pedro Berdâyes
Comédie
108 mn
Distribution :
Ernesto Alterio (Javier), Alberto San Juan (Rafa), Pilar Castro (Carlota), Guillermo Toledo (Pedro), Lucia Jimenez (Raquel), Verónica Sánchez (Marta), Secum De La Rosa (Carlos), Maria Esteve (Pilar), Juana Acosta (Gemma).
Synopsis :
Pedro est follement amoureux de Raquel et Javier va épouser Marta. La veille du grand jour, ils se retrouvent tous les quatre, dans un night-club pour fêter l'événement. Tout semble aller pour le mieux… à ceci près que Marta et Raquel entretiennent une relation amoureuse secrète !
Quand les deux hommes apprennent les liens unissant leurs compagnes, les quatre personnages se retrouvent plongés dans un tourbillon de situations improbables entre désir et confusion sexuelle…
Album Photos
Bande-annonce, Extraits 
Site officiel
Critiques :
Confusion des genres cinématographique et sexuelle…
Javier et Pedro sont amis depuis toujours. Javier va se marier avec Marta et Pedro est follement amoureux de Raquel. Tout irait pour le mieux si Marta n’avait pas quitté Javier le jour de son mariage pour vivre pleinement son aventure amoureuse avec Raquel. Les deux amis se retrouvent seuls et tentent de se réconforter auprès de Carlota.
Le scénario de Queen size bed est un classique de la comédie. Tellement classique que toutes les situations dans lesquelles se retrouvent les personnages ont déjà été vues cent fois. Mais c’est le cas de beaucoup de comédies me direz-vous et c’est un peu vrai, la différence se fait ensuite sur les dialogues et la performance des acteurs. Sauf qu’ici, aucune réplique ne parvient à arracher ne serait-ce qu’un demi-sourire au spectateur, les comédiens en font des tonnes et les personnages secondaires n’ont aucun intérêt. Dans une des scènes, Pedro et Javier sont obligés d’accueillir Rafa, et ils se posent la question : « mais comment est-on devenus amis avec Rafa ? ». Bonne question, on n’a pas plus de réponse à leur apporter. Mais le pire n’est pas là.
Passées les premières 20 minutes, une nouvelle surprise attend le spectateur puisque la « comédie » devient musicale. Et là c’est le drame. Alors que le film essaie d’être drôle, les passages musicaux sont filmés au premier degré, sans aucun recul comique ce qui créé une rupture de ton des plus déplaisantes. Rajouter à cela une bonne dose de chansons en play-back aux paroles du niveau de David et Jonathan et ce n’est plus une goutte mais un raz-de-marée qui fait déborder le vase déjà bien rempli.
Queen size bed est la suite d’un film espagnol que les distributeurs avaient eu le bon goût de ne pas diffuser en France. Pourquoi avoir choisi de nous montrer celui-ci ? (Mathieu Girard, Comme au Cinéma.com)


QUEEN SIZE BED envoyé par optimalefr

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Quand Chuck Rencontre Larry

Quand_Chuck_Rencontre_Larry___2007_

Sortie en France 29 août 2007
Titre original : I Now Pronounce You Chuck And Larry
USA
Réalisateur : Dennis Dugan
Producteur : Michael Bostick, Jack Giarraputo, Tom Shadyac, Adam Sandler 
James D. Brubaker 
Producteur associé : Amanda Morgan Palmer, Jason Wilson 
Producteur exécutif : Barry Bernardi 
Producteur délégué : Daryl Kass
Scénariste : Alexander Payne, Barry Fanaro, Jim Taylor 
Directeur de la photographie : Dean Semler 
Compositeur : Rupert Gregson-Williams 
Monteur : Jeff Gourson 
Directeur artistique : David Swayze, Alan Au 
Conseiller technique : Terry Quinn 
Chef décorateur : Perry Andelin Blake 
Costumière : Ellen Lutter 
Maquilleur : David Preston 
1er assistant réalisateur : Jamie Marshall 
Directeur du casting : Roger Mussenden 
Assistant de production : Scott Yamano 
Coordinateur des cascades : Doug Coleman
Comédie
110 mn
Distribution :
Adam Sandler (Chuck Ford), Kevin James (Larry Allensworth), Jessica Biel (Alex Mcdonough), Dan Aykroyd (Capitaine P. Tucker), Steve Buscemi (Clinton Fitzer), Candace Kita (L'Asiatique), Richard Chamberlain (Banks), Nicholas Turturro (Tony), Jim Ford (Un Criminel), John Boyd (Un Criminel), Cole Morgen (Eric), Shelby Adamowsky (Tori Valentine), Dante Henderson (Un Danseur), Ving Rhames (Duncan), Gary Valentine (Karl), Rob Corddry (Jim), Jonathan Loughran (David Nootzie), Peter Dante (Tony Paroni), J.D. Donaruma (J.D.), Michael Buscemi (Higgy), Cole Morgen (Eric Valentine), Shelby Adamowsky (Tori Valentine), Brad Grunberg (Bernie), Rebecca O'Donahue (Darla).
Synopsis :
Chuck Levine et son copain Larry Valentine font honneur à la confrérie des sapeurs pompiers de Brooklyn par leur bravoure et leur sens du devoir. Rien n'arrête ces solides gaillards, liés par une amitié et une solidarité à toute épreuve. Larry, veuf, n'a qu'un but dans la vie : la protection et l'éducation de ses deux jeunes enfants ; Chuck, cavaleur impénitent, n'a qu'une ambition : continuer à mener sa vie de célibataire endurci. Ayant sauvé la vie de Chuck au cours d'une intervention à haut risque, Larry sait qu'il peut tout exiger de lui. Cela tombe bien, car il a un grand service à lui demander... Sachant qu'il est interdit à un parent seul de souscrire une assurance-vie pour ses enfants, Larry aurait besoin de se marier en toute hâte. Mais un mariage blanc demande une confiance aveugle entre partenaires. Chuck est le seul à répondre à ce critère : ne voudrait-il pas cosigner l'assurance à titre de... compagnon de Larry. Facile, assure ce dernier. Et personne n'en saura rien. Mais lorsque le bureaucrate Clint Fitzer se mêle de vérifier le statut des deux prétendus pacsés, l'affaire éclate au grand jour et fait la ''une'' de tous les journaux...Nibars ou Pétards, à toi de jouer !
Interview
Bande-annonce, Extraits
Site officiel
Album Photos
Critiques :
Quand Chuck rencontre Larry : Rien à voir avec Harry et Sally
Avis aux réfractaires de comédies graveleuses, assujetties à la bienséance : ce film n’est pas pour vous…En revanche, ceux dont l’esprit aime à vagabonder parmi les sketchs prévisibles mais bidonnants, après une bonne pizza-reine : let’s go !
Quand Larry décide de se pacser avec Chuck, afin que ses enfants touchent la pension de son veuvage, la destinée des deux protagonistes change brutalement de cap. Evidemment, pour deux pompiers macho, l’homosexualité c’est péché ! Il s’agira donc pour Chuck et Larry de se faire passer pour un couple gay amoureux de surcroit.
L’intrigue ne fait pas dans la dentelle, et puise dans le comique du genre, tout en faisant allégeance au politiquement correct : respect-diversité-fraternité, ouais …, sans une grande originalité. Les plans s’enchaînent, chronométrés au « rire-minute », par conséquent, on se lasse un peu.
Cependant, on s’attache mal gré, bon gré aux comédiens, qui sortent leurs cartouches de bonhomie et d’acteurs bourrus au rire franc, sauce ketchup. Jessica Biel représente assez bien le fantasme masculin, sans en faire des tonnes, et ça nous convient.
En outre, le handicap majeur de Quand Chuck rencontre Larry réside dans la comparaison avec Quand Harry Rencontre Sally, qui n’a pas lieu de se rencontrer… (Octobre Carayon, Comme au Cinema.com)
Notes :
Que ne ferait-on pas pour son meilleur copain ? Le scénario de Quand Chuck Rencontre Larry a derrière lui une longue histoire. Le réalisateur/producteur Tom Shadyac et son associé Michael Bostick, développèrent l’argument original et le scénario il y a une dizaine d’années avec le légendaire scénariste de comédies Barry Fanaro. Leur société, Shady Acres Entertainment, supervisa plusieurs moutures et rencontra divers acteurs comiques sans arriver à trouver le duo idéal.
Le script parvint finalement à Adam Sandler et son associé des Productions Happy Madison, Jack Giarraputo, et trouva sa forme définitive grâce au brillant tandem Alexander Payne/Jim Taylor (Sideways).
Sandler réagit favorablement au personnage de Chuck, cavaleur impénitent obligé de devenir adulte en aidant son meilleur copain Larry à se tirer d’une situation délicate. Savourant l’humour du scénario, Sandler souhaita avoir pour partenaire Kevin James, et décida en outre de produire le film.
James, de son côté, s’identifia sans peine à Larry «ce veuf profondément attaché au bien-être de ses enfants», et apprécia les grands thèmes de Quand Chuck Rencontre Larry: «l’amitié, la solidarité et l’abnégation sans limites.»
Universal Pictures ayant donné son feu vert, les producteurs sollicitèrent le concours de Dennis Dugan, un familier de Sandler et Giarraputo, qui a déjà réalisé pour eux Happy Gilmore, Big Daddy et The Benchwarmers.
«C’est le quatrième film que nous faisons ensemble en dix ans», explique Dugan. «Autant dire que nous nous connaissons bien. Lorsque vous travaillez avec Adam, vous découvrez vite que ce n’est pas un acteur qui se fait plaisir en produisant, mais un vrai créateur, qui écrit, produit, développe, travaille au montage, à la musique, etc.»
L’équipe comprend aussi de nombreux collaborateurs plus ou moins réguliers de Sandler, dont le chef opérateur Dean Semler, la chef costumière Ellen Lutter, le chef décorateur Perry Andelin Blake, le chef monteur Jeff Gourson, qui étaient déjà au générique des deux précédentes productions Happy Madison : Click : Télécommandez Votre Vie et Mi-temps Au Mitard.
Le casting :
L’élite des comiques de Brooklyn

C’est une Jessica Biel encore auréolée de son succès dans L'Illusionniste qu’Adam Sandler, ses producteurs et Dennis Dugan choisirent pour incarner Alex, la belle avocate des deux sapeurs-pompiers.
«J’ai été séduite par l’intelligence de cette femme, habile défenseur des droits des gays, qui se bat pour assurer à chacun les mêmes opportunités», explique la comédienne. «Fan d’Adam, j’avais jusqu’ici du mal à percer dans la comédie du fait que les gens m’identifient généralement à d’autres registres.»
Le casting de Jessica Biel ne posait aucun problème au réalisateur : «Elle est totalement cool, pro, gentille, bien préparée et d’une beauté renversante. Elle n’a eu aucun mal à passer de l’univers dramatique de L'Illusionniste à l’humour déjanté Quand Chuck Rencontre Larry.»
Les vaillants sapeurs-pompiers de la Caserne 223 sont interprétés par des familiers de Sandler. Dan Aykroyd, qui le connaît depuis «Saturday Night Live» l’a eu pour partenaire dans Coneheads (premier film de Sandler) et, récemment, Amour Et Amnesie, interprète le capitaine Tucker : «Cet homme vit une situation très embarrassante», explique le légendaire interprète de Sos Fantomes et Blues Brothers. «Il a toujours soutenu son équipe, mais voit bien que ces deux gars ont pris une décision risquée qui pourrait avoir des conséquences graves, y compris pour lui-même.»
Les coéquipiers du «couple» sont interprétés par le comique Gary Valentine (frère dans la vie de Kevin James), Jonathan Loughran, Michael Buscemi (frère de Steve), Nicholas Turturro, Jd Donaruma et Peter Dante.
L’imposant Ving Rhames tient le rôle de Fred Duncan, un nouveau venu qui dissimule un lourd secret : «J’ai été heureux de participer à un film qui ne se contente pas de faire rire, mais a aussi un côté poignant et un vrai message à faire passer sur l’homme, la société, les stéréotypes et la tolérance.»
Steve Buscemi joue l’inspecteur Clint Fitzer, fonctionnaire tatillon qui ne croit guère au «mariage» des deux robustes sapeurs-pompiers, et se fait une joie de les démasquer.
Plusieurs anciens de SNL et divers amis et stars de la comédie font de brèves apparitions dans le film, tels Rachel Dratch, Robert Smiger, David Spade, Rob Schneider, Dave Matthews et Lance Bass. Les producteurs ont également engagé quantité de vrais sapeurs-pompiers : «On en avait besoin, notamment pour conduire les véhicules qui ne sont guère aisés à manœuvrer, et nous avons jugé utile de nous entourer de pros.»
Dugan, qui fut lui-même comédien, encouragea ses acteurs à improviser. Sandler et James ne s’en privèrent pas, ajoutant de nombreuses plaisanteries de leur cru au texte de Fanaro, Payne et Taylor. «Lorsque vous avez sous la main les meilleurs acteurs, vous seriez vraiment bêtes de vous priver d’une part de leur talent. Ces types sont réellement drôles, et si une réplique fait mouche, qui se soucie de l’auteur ?»
Sapeur et sans reproche : l’entraînement
Durant la préparation, Sandler, James et leurs partenaires s’initièrent avec les sapeurs-pompiers d’El Camino à quelques facettes de ce métier multiforme : techniques de recherche et sauvetage, de lutte contre l’incendie, de maniement des ustensiles et accessoires... Le conseiller technique du film, Terry Quinn, pompier new-yorkais qui supervise aussi la série Rescue Me, se rendit à Los Angeles pour préparer les comédiens et leur faire partager le quotidien des hommes du FDNY. Quinn apprit aux «bleus» comment revêtir leur tenue, mettre leur casque, ajuster leur masque à air comprimé, embarquer et descendre rapidement d’un véhicule, monter à l’échelle, se servir du matériel de survie, et bien d’autres techniques indispensables.
Au cours d’un exercice de simulation, Sandler et Peter Dante furent même autorisés à pénétrer dans une fournaise artificielle et à utiliser leurs extincteurs sous la conduite de Quinn. «Terry nous a inculqué l’approche new-yorkaise, qui consiste à lutter corps à corps avec les flammes, à combattre le feu de l’intérieur, au lieu de le circonscrire de l’extérieur, comme cela se fait dans certaines petites villes», explique Dante. «C’est là qu’on mesure pleinement la dangerosité de cette profession et l’importance vitale de chaque geste.»
Basé sur la côte Est, Dan Aykroyd se rendit dans un centre d’entraînement de Greenpoint, sur Long Island. «Ils nous ont fait revêtir la tenue réglementaire avec tout le barda : veste et pantalon de cuir, pioche, crochet, corde, lampe torche, walkie-talkie... Ça pèse bien 35 kilos, et il suffit de ce petit préambule pour mesurer l’endurance et le courage de ces hommes.»
Les décors
Une caserne de rêve
La production découvrit la caserne idéale dans Prospect Heights (Brooklyn). Bâtie en 1912, l’Engine 280/Ladder 132 et sa réplique constituent les décors vedettes du film.
«Nous souhaitions que cette caserne fasse partie intégrante de l’histoire, et avons sillonné Brooklyn pendant plusieurs semaines avant de choisir celle-ci», indique Dugan. «Durant cette période, j’ai photographié quantité de bâtiments et me suis entretenu avec maints représentants de cette confrérie adepte d’un réjouissant humour noir. C’était vraiment tordant de les entendre s’envoyer des vannes – même quand il fallait se lever pour cela à 4 heures du matin.» Le chef décorateur/réalisateur 2ème équipe Perry Andelin Blake apprécia, comme tout un chacun, l’aspect «vécu», voire vétuste, d’un lieu qui a vu passer des générations de sapeurs pompiers : «Nous tenions à préserver cela et à retrouver cette patine dans notre propre décor.»
À Brooklyn, l’équipe utilisa le premier niveau de cette vénérable caserne pour filmer les plans quasi obligés des pompiers enfilant en hâte leurs tenues et glissant le long des perches jusqu’au garage. C’est devant la façade de cette caserne que furent filmées les nombreuses sorties de véhicules. Ces épisodes donnèrent l’occasion au chef opérateur Dean Semler de capter l’ambiance du quartier et de réaliser de magnifiques vues panoramiques de la ville.
Les autres intérieurs de la caserne furent construits aux Studios Sony Pictures. Ils comprennent : la cuisine, le réfectoire, une salle d’entraînement, les douches et une salle de repos, le tout fidèlement inspiré de la caserne de Brooklyn. «Nous avons veillé à ce que ce soit authentique et baigne dans une ambiance virile et fraternelle. Ce n’est pas très propre, pas très ordonné, mais cela reflète bien le style de vie de ces hommes. Les vrais pompiers de New York ont été bluffés par ce décor et ont vraiment eu l’impression de se retrouver chez eux», indique Blake.
Les domiciles de Chuck et Larry
Les extérieurs de la maison de Larry et de ses enfants, où Chuck va devoir emménager après avoir quitté à regret sa garçonnière, ont été filmés dans une rue de Brooklyn entièrement occupée par des rangées de maisons de briques construites après la Deuxième guerre. Exactement le genre d’habitat «col bleu» où l’on rencontrerait un vrai pompier new-yorkais. L’intérieur de la maison, créé en studio par Blake, porte encore l’empreinte de la femme de Larry, qui rend doublement inconfortable la situation du malheureux Chuck.
L’appartement de ce dernier est le genre de «piège à nanas» qui convient à un cavaleur impénitent aux goûts légèrement kitsch, affectionnant des couleurs et motifs en vogue dans les années 1980-90.
De la rave à la chapelle
Une vieille église de Los Angeles sert de décor au bal costumé organisé par Alex au bénéfice d’AIDS. Nos deux amis découvrent à cette occasion le style flamboyant des fêtes gays et des codes dont ils ne soupçonnaient même pas l’existence. La chef costumière Ellen Lutter donna libre cours à sa fantaisie, enrobant Kevin James d’une pomme géante, déguisant Jessica Biel en féline et Sandler en vampire.
La chapelle des Deux Cœurs est un endroit fréquenté par des couples pressés tenant à un mariage discret – exactement ce que souhaite Chuck avant sa «lune de miel» à Niagara Falls. La Chapelle des Roses de Pasadena s’avéra le décor idéal pour cette cérémonie qui marque pour Chuck et Larry le début d’une nouvelle vie... et d’une cascade d’ennuis. (Comme au Cinéma.com)


Quand Chuck Rencontre Larry - bande annonce VF envoyé par Paramount_Pictures_France

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Caramel

Caramel__2007_

Date de sortie : 15 Août 2007
Liban, France
Réalisatrice : Nadine Labaki
Producteur : délégué Anne-Dominique Toussaint
Scénariste : Nadine Labaki
Directeur de la photographie : Yves Sehnaoui 
Chef décoratrice : Cynthia Zahar 
Costumière : Caroline Labaki 
Superviseur des effets visuels : Christophe Legendre 
1er assistant réalisateur : Elizabeth Marre 
Ingénieur du son : Pierre-Yves Lavoué 
Scripte : Florence Mettler 
Directeur de production : Stéphane Riga
Comédie dramatique
95 mn
Distribution :
Nadine Labaki (Layale), Yasmine Elmasri (Nisrine), Sihame Haddad (Rose), Joanna Mkarzel (Rima), Aziza Semaan (Lili), Gisèle Aouad (Jamale), Ismaïl Antar, Adel Karam, Fadia Stella (Christine), Siham Fatmeh Safa.
Synopsis :
A Beyrouth, cinq femmes se croisent régulièrement dans un institut de beauté, microcosme coloré où plusieurs générations se rencontrent, se parlent et se confient. Layale est la maîtresse d'un homme marié. Elle espère encore qu'il va quitter sa femme.
Nisrine est musulmane et va bientôt se marier. Mais elle n'est plus vierge et s'inquiète de la réaction de son fiancé. Rima est tourmentée par son attirance pour les femmes, en particulier cette cliente qui revient souvent se faire coiffer. Jamale est obsédée par son âge et son physique. Rose a sacrifié sa vie pour s'occuper de sa soeur âgée. Au salon, les hommes, le sexe et la maternité sont au coeur de leurs conversations intimes et libérées.
Bande-annonce, Extraits
Site officiel
Critiques :
Vénus Beauté Institut à Beyrouth…
« Caramel » c’est le nom donné à cette pâte dépilatoire orientale, à base de sucre, d’eau et de citron. Caramel c’est une gourmandise que les femmes dévorent en riant avant de l’appliquer sur leur corps, de tirer d’un grand coup sec et de souffrir. Un résumé de la vie en quelque sorte, sucré mais aussi brûlant…
Layale est la maîtresse d’un homme marié. Nisrine, musulmane, doit se marier mais n’ose pas avouer à son futur mari qu’elle n’est plus vierge. Rima est attirée par les femmes. Jamale a peur de vieillir et Rose sacrifie sa vie pour s’occuper de sa sœur Lily. 5 destins de femmes qui se croisent et se confient au sein d’un institut de beauté au cœur de Beyrouth au Liban. 5 femmes entre émotions, rires et larmes qui nous emportent dans le tourbillon de leurs vies.
Tourné avant la guerre du Liban, Caramel ne porte de sucré que le titre. Et même si certaines scènes sont drôles, c’est bien avec tendresse et sans tabou que la réalisatrice Nadine Labaki (qui joue aussi Layale dans le film) nous dévoile cette société libanaise qui oscille encore entre convention et modernité. Une société encore trop souvent contradictoire dont les femmes sont les premières prisonnières. Comme Nisrine musulmane qui doit se résoudre à recoudre son hymen par peur de décevoir sa famille, ou encore Layale qui doit justifier d’un acte de mariage pour réserver une chambre d’hôtel.
Rose sans cesse culpabilisée par sa sœur est la plus touchante des 5, voir la plus pathétique, elle sacrifie sa joie, son amour de la vie et d’un homme pour un autre amour beaucoup plus encombrant celui de sœur.
Le poids de la société et le regard des autres pèsent sur ses 5 femmes qui tentent à travers leur connexion avec l’institut de beauté d’oublier, en se rassurant et en se dorlotant mutuellement.
C’est une autre image du Liban, un peu plus légère en apparence mais pourtant tout aussi désarmante que nous donne à voir Caramel. Le Liban pourtant considéré comme un modèle de modernité au sein du monde oriental et qui pourtant plie encore sous les préjugés dont les femmes sont les premières cibles.
Un film lumineux comme la couleur doré du caramel qui vous laisse un petit goût suave et délicieux… (Claire Salères, Comme au Cinéma.com)
Interview de Nadine Labaki
Comment résumeriez-vous votre film ?
En une phrase, je dirais : «C’est l’histoire de cinq femmes libanaises, cinq amies d’âges différents, qui travaillent et se croisent dans un institut de beauté à Beyrouth». Si je développe un peu, j’ajouterais : «Dans cet univers typiquement féminin, ces femmes - qui souffrent de l’hypocrisie d’un système traditionnel oriental face au modernisme occidental - s’entraident dans les problèmes qu’elles rencontrent avec les hommes, l’amour, le mariage, le sexe...».
Aujourd’hui, dans cette partie du monde, le Liban apparaît comme un exemple d’ouverture, de libération et d’émancipation. Mais ce n’est pas toujours vrai. Derrière cette façade, nous subissons encore beaucoup de contraintes, la crainte permanente du regard des autres et la hantise de leur jugement. Dans ce contexte, la femme libanaise est minée par les remords et la culpabilité.
Dans ce salon de coiffure et d’esthétique, mes héroïnes se sentent en confiance. C’est un lieu où, même si l’on est regardé dans ce qu’on a de plus intime, on n’est jamais jugé. La femme qui nous épile nous voit toute nue, au sens propre comme au sens figuré, car c’est un moment où l’on ne triche pas. Peu à peu, on lui raconte notre vie, nos peurs, nos projets, nos histoires d’amour etc.
Pourquoi ce titre Caramel ?
C’est la pâte épilatoire faite à la manière orientale : un mélange de sucre, de citron et d’eau que l’on fait bouillir jusqu’à ce qu’il devienne du caramel. On étale ce mélange sur du marbre pour qu’il refroidisse un peu. Et l’on en fait une pâte qui sert à épiler.
Mais Caramel, c’est aussi l’idée du sucré-salé, de l’aigre-doux, du sucre délicieux qui peut brûler et faire mal.
Parlez-nous des personnages. Layale d’abord, le rôle que vous interprétez.
C’est la propriétaire du salon. Une jeune femme de 30 ans, chrétienne, qui vit encore chez ses parents comme pratiquement toutes les filles qui ne sont pas mariées au Liban. On voit à travers ses bijoux, son amour de la Sainte Vierge, son vocabulaire qu’elle est très attachée à sa religion. Layale est amoureuse d’un homme marié dont elle est la maîtresse. C’est l’exemple même de la contradiction.
D’un côté, sa famille qu’elle ne veut pas décevoir, sa religion, un cocon protecteur et de l’autre, cet homme dont elle est complètement dépendante et qui représente l’interdit total, la transgression.
Pour un premier long métrage, cela ne devait pas être simple de réaliser et de jouer en même temps ?
Je reconnais que j’ai beaucoup hésité. L’idée de jouer me tentait, mais je craignais de faire du tort au film. Finalement, j’ai pris le risque car cela m’a permis de diriger les scènes de l’intérieur. Les actrices n’étant pas des professionnelles, je pouvais impulser le rythme en étant au plus près d’elles. D’autant plus que, voulant que chacune garde sa manière de parler, je ne leur donnais pas de dialogues à mémoriser.
C’est un choix délibéré ou un hasard d’avoir des actrices non professionnelles ?
Je voulais des femmes qui, dans la vraie vie, ressemblent à leur personnage. J’avais une idée très précise de leur physique, de leur personnalité, des mots qu’elles devaient employer et je ne voulais pas de rôles de composition. Il a fallu chercher dans les rues, les magasins, chez des amis... Cela a pris du temps, mais elles collent toutes à la réalité des rôles.
Qui est Nisrine ?
Une musulmane de 28 ans, amie de Layale, qui travaille dans le salon de coiffure. Elle prépare son mariage avec un garçon musulman qui ne sait pas qu’elle n’est plus vierge. C’est un très grand problème pour elle. Doit-elle le lui dire ou se faire recoudre, comme beaucoup de filles libanaises dans cette situation ? Yasmine Al Masri qui interprète ce rôle n’est pas actrice. Elle est née au Liban d’une mère égyptienne et d’un père palestinien. C’est une grande amie que j’ai rencontrée à Paris où elle suit des études aux Beaux-Arts et de la danse orientale. Tout son travail, son combat même, est autour du corps de la femme. Nisrine ne pouvait être qu’elle.
Et Rima ?
C’est une jeune fille de 24 ans, un peu garçon manqué, qui travaille comme shampouineuse au salon. Silencieuse et introvertie, elle n’est pas voluptueuse et coquette comme les autres. Rima se cherche. Peu à peu, on découvre qu’elle a un penchant pour les femmes. Mais, le sait-elle vraiment ? Joanna Moukarzel s’occupe de gestion dans une grande entreprise d’électroménager. J’ai été très vite convaincue et séduite par son côté spontané et vivant.
Et Jamale, la cliente ?
Jamale est l’amie de toutes les filles du salon. On ne connaît pas vraiment son âge, ni sa confession. Elle a tellement peur de vieillir qu’elle cache avec des subterfuges qu’elle est ménopausée. Elle ne vit que dans l’apparence. Beaucoup de femmes dans mon pays sont dans cette situation car la séduction est très importante dans l’existence de la femme libanaise. Jamale veut devenir comédienne car, après avoir consacré sa vie à ses enfants, elle veut briller et exister, surtout qu’on comprend que son mari l’a plaquée pour une fille plus jeune qu’elle. Dans la vie, Gisèle Aouad est secrétaire de direction. Elle a une personnalité généreuse et extravertie qui correspond bien au rôle.
Et Rose, la couturière ?
Rose est une Chrétienne de 65 ans qui habite à côté du salon et qui connaît bien toutes les filles. Elle n’a jamais été mariée car elle s’est dévouée à sa sœur un peu folle. Quand elle rencontre un homme, Charles, elle laisse passer l’amour, par sacrifice sans doute, mais aussi par autocensure. Au Liban, quand on est veuve, divorcée ou «vieille fille» on n’a plus le droit d’être amoureuse passé un certain âge. Sinon, on est tourné en dérision, on devient ridicule et l’on fait honte à son entourage. Dans cette société fermée, la culpabilité vient d’un attachement très fort à la famille et à la religion quelle qu’elle soit. Sihame Haddad, qui incarne Rose, est femme au foyer. J’ai tout de suite beaucoup aimé sa personnalité, très touchante malgré sa retenue.
Et Lili qui joue le rôle de la grande soeur de Rose ?
Lili est un cadeau du ciel ! Pour écrire ce personnage, je me suis inspirée d’une femme dont on m’a raconté l’histoire. Quand elle était jeune fille, elle est tombée amoureuse d’un officier français qui, lorsqu’il est parti, lui a écrit des lettres tous les jours qui ont été confisquées par sa famille. Quand elle l’a découvert, c’était trop tard. Depuis elle cherche ces lettres partout... Lili est une vieille fille un peu folle qui ramasse tout ce qui, de près ou de loin, ressemble à un papier. Aziza Semaan doit avoir dans les 85 ans. J’étais désespérée de ne pas la trouver quand Je l’ai aperçue dans la rue un Vendredi Saint. Tout de suite, je me suis dit que c’était la Lili dont je rêvais. C’est une Chrétienne qui ne parle qu’arabe et dans la vie, elle est à la fois très sage et très rigolote.
Et puis, il y a cette femme, belle et mystérieuse, qui ne fait que passer et dont on ne sait rien.
Même pas son nom ! C’est l’exemple même de la femme parfaite. Cheveux, silhouette, vêtements... elle est tout ce qu’un homme souhaite. Comme dans les pubs américaines des années 60, cette mère de famille au foyer incarne le stéréotype de l’idéal féminin. Mais on comprend qu’elle vit une énorme frustration, comme beaucoup de Libanaises qui s’oublient pour coller à ce que l’on souhaite d’elles. Entre cette femme et Rima naît une véritable attraction. Siham Fatmeh Safa est une musulmane chiite mariée à 13 ans qui vit seule aujourd’hui. Elle dégage ce mystère dont j’avais besoin pour le personnage.
Ces personnages sont-ils représentatifs des femmes libanaises aujourd’hui ?
Assez, oui. Mais je n’ai pas voulu faire un travail sociologique et je n’ai pas résumé, loin de là, la société libanaise. J’ai fait ce film parce que je me pose beaucoup de questions sur les femmes libanaises. Obsédées par leur apparence, elles cherchent leur identité entre l’image de la femme occidentale et celle de la femme orientale... La libanaise a toujours l’impression de voler ses instants de bonheur. Elle doit sans cesse ruser pour vivre comme elle veut. Et quand elle y arrive, elle se sent coupable. On se leurre en pensant qu‘elle est libre. Même moi, qui suis émancipée et qui fait le métier que je veux comme je le veux, je me sens conditionnée au plus profond de mon être par les traditions, l’éducation et la religion.
Les petites filles libanaises grandissent avec le mot arabe «aayib» qui, accompagné par un geste du doigt un peu menaçant, veut dire : «C’est honteux...». C’est honteux ceci ou cela. On a sans cesse peur de faire quelque chose qu’il ne faut pas faire. Avec cette idée de sacrifice pour contenter ses parents, ses enfants, son mari, sa famille. À toutes les étapes de la vie on nous présente un exemple à suivre, qui, bien sûr, ne correspond pas à ce qu’on a envie d’être. La femme libanaise, musulmane ou chrétienne, vit une contradiction entre ce qu’elle est, ce qu’elle a envie d’être et ce qu’on lui permet d’être.
Dans le film Jamale est obsédée par la chirurgie esthétique. Est-ce le reflet d’un état d’esprit dans le pays ?
Comme partout ailleurs, je pense. Mais comme nous sommes un pays très extraverti c’est une véritable explosion à Beyrouth. On commence très jeune. Nez, bouche, liposuccion, sourcils, lifting, seins... tout y passe. Je ne suis pas contre tant que cela fait du bien. Je le deviens face aux excès, car la femme libanaise s’est créé sa propre échelle de beauté qui ne ressemble à aucune autre dans le monde : sourcils très haut, nez minuscule, lèvres charnues, pommettes saillantes etc. On veut ressembler à la femme occidentale, mais avec nos propres critères qui ne sont pas des plus discrets.
Se faire recoudre l’hymen avant le mariage est aussi une pratique courante ?
Chez les musulmans comme chez les chrétiens, la virginité reste une valeur. C’est là encore très représentatif de la société libanaise. Toujours privilégier l’apparence avec cette peur de ne pas correspondre au modèle. Cela se fait en cachette mais dans des cliniques qui ont pignon sur rue. Les hommes ne sont pas très clairs sur cette question. Du coup, on ne sait jamais ce qu’ils pensent vraiment. Même s’ils prétendent avoir les idées larges, devant la réalité, comment vont-ils réagir ? Entre la modernité et la tradition, les hommes sont souvent aussi perdus que les femmes. Mais, là encore, il ne faut pas faire de généralités.
L’homosexualité est-elle encore un tabou aujourd’hui ?
Oui, certainement. Dans le film, Rima ne vit pas son homosexualité. Cela se limite à des sensations pendant les shampoings qu’elle fait à la belle inconnue. Et d’ailleurs, ses amies s’en aperçoivent, mais elles n’en parlent pas.
Quand Layale cherche un hôtel pour passer un moment avec son amant, on lui demande de prouver qu’elle est mariée. C’est aussi une réalité ?
Pas dans les hôtels touristiques. Mais dans les autres oui. Ou alors, on vous regarde avec un regard suspicieux. Légalement, on n’a pas le droit d’aller à l’hôtel si on n’est pas marié. La société libanaise est encore très puritaine.
Et les hommes, tous des machos ?
Pas du tout. Dans le film, ils sont tous sympathiques, le flic, le fiancé, le vieux monsieur... Le seul salaud, c’est l’amant dont on ne voit jamais le visage. C’est volontaire car le modèle du mari qui a une maîtresse existe dans tous les pays du monde. Les autres hommes sont, en fait, comme j’aimerais qu’ils soient. Le policier romantique surprend par sa sensibilité. Charles, l’homme âgé qui tombe amoureux de Rose est élégant, touchant et son regard sur Rose est plein de tendresse. En réalité, l’homme libanais connaît lui aussi une crise d’identité.
L’humour est très présent dans ce film. C’est une qualité libanaise ou une des vôtres ?
L’autodérision est très présente chez nous. C’est une manière de surmonter tout ce que nous avons vécu. Les Libanaises sont des survivantes. Comme toutes les femmes arabes, elles sont passionnées et dotées d’un fort tempérament. Mais elles refusent de dramatiser et de se laisser emporter par la tristesse. Leur manière de se défendre, c’est de tout tourner en dérision. Lorsqu’on a connu la guerre, comme nous, on relativise beaucoup de choses.
Quand en 1990, la guerre s’est arrêtée, vous aviez 17 ans. Caramel est le premier film libanais qui n’en parle pas. Pourquoi ?
Quand j’ai fait ce film, j’avais envie d’écrire l’histoire à venir et de ne plus regarder en arrière. Je fais partie d’une génération qui veut raconter autre chose, des histoires d’amour par exemple, plus en rapport avec les sentiments que nous connaissons et les expériences que nous vivons qu’avec la guerre. On a tellement vu, analysé, revu, décortiqué les événements passés que j’éprouvais le besoin de ne pas en parler. Malheureusement, huit jours après la fin du tournage, on nous faisait revivre des événements dramatiques.
Après la guerre de l’été dernier, pourriez-vous écrire le même scénario, aujourd’hui ?
Quand cette guerre a éclaté, je venais à peine de finir le tournage. J’ai connu alors un sentiment de culpabilité très fort : «À quoi rime ce film coloré, qui parle de femmes, d’amour et d’amitié ?». Pour moi, le cinéma devrait remplir une mission et aider à changer les choses. Mais qu’est-ce que mon film allait apporter ou changer ? J’ai même été tentée de tout abandonner.
Finalement, je me suis dit que Caramel est, une fois encore, une manière de survivre à la guerre, de la dépasser, de la gagner et de se venger. C’est ma révolte à moi et mon engagement. Alors oui, si je devais écrire aujourd’hui ce film, je ferais le même.
Pensez-vous que les relations entre les différentes communautés pourraient s’arranger grâce aux femmes ?
Je crois que oui. Les femmes possèdent plus de passerelles entre elles que les hommes : les enfants, la préservation de la vie, la complicité, les histoires d’amour... musulmanes ou chrétiennes, on ne peut pas nous enlever ça, même sous les bombes. Je crois à l’universalité de ces sentiments.
Pourquoi avoir tourné en libanais ?
C’est la langue de mon pays ! Je ne peux pas imaginer un film libanais, qui parle du Liban et qui est joué par des Libanais autrement que dans cette langue qui est la mienne ! C’est un hasard ou un choix d’écrire ce scénario avec deux hommes ? C’était essentiel. Comme je ne voulais pas un film purement féministe, j’avais vraiment besoin du regard des hommes.
Quel genre de lumière avez-vous demandé au chef opérateur ?
Yves Sehnaoui est un jeune libanais très talentueux. Je lui ai demandé une lumière sensuelle, chaleureuse, colorée, douce et caressante sur la peau et couleur... caramel.
Et pour les décors ?
On s’est inspiré avec Cynthia Zahar d’un très beau salon à Beyrouth. Mais, je voulais, en plus, qu’à l’intérieur, on sente un lieu qui a vécu. Pour la maison et l’atelier de Rose, je souhaitais aussi susciter cette impression que des époques avaient défilé. Et Cynthia a su, avec talent, inscrire ce sentiment du temps qui passe.
Et les costumes ?
C’est ma sœur, Caroline, qui les a imaginés. Elle a donné au film un univers tout à fait particulier grâce à ses mélanges de styles et d’époques et à son sens aigu de l’observation. Sa précision dans le choix des matières et des couleurs a très bien réussi à nous convaincre du réalisme des personnages...
La musique est très présente dans le film. Comment avez-vous procédé ?
Khaled Mouzanar le compositeur me connaît très bien... C’est mon futur mari ! Auteur compositeur, il sort son premier album de chansons françaises chez Naïve. Sa musique m’a toujours évoqué des images. Il a un univers tout à fait particulier, mais sait très bien se mettre au service d’un scénario et d’une histoire. Il a vécu avec moi toute l’aventure du film et je n’avais pas besoin de parler pour qu’il comprenne ce que je voulais. Je lui ai fait écouter des chansons qui me font voyager et rêver et il a réussi ce mélange difficile entre la musique orientale et occidentale qui fonctionne formidablement bien dans Caramel. Grâce à lui, la musique est un véritable personnage.
Finalement, Caramel est-il un film politique ?
Ce n’était pas dans mon intention quand je l’ai écrit. Mais maintenant, à cause des événements, je dirais que oui. Au Liban, tout est devenu un acte politique, la politique se faufile jusque dans l’intimité de nos vies ! J’ai cru y échapper, mais la réalité de la guerre m’a rattrapée.
Aujourd’hui, avec les tensions qui règnent au Liban, Caramel porte malgré lui un message : en dépit de l’opposition entre les différentes religions, réactivées par cette guerre, la cohabitation et la coexistence sont naturelles. Du moins, c’est comme cela qu’il faudrait vivre. (Comme au Cinéma.com)

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Posté par guy63 à 10:49 - C - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Crush

2000
Réalisateur : Philipp J. Bartett
27 mn
Distribution :
Emma A. Tuennerman, Brett Chuckerman, Weston Mueller, Rengin Altay, Michael Ziener, Margaret Kustermann,
Synopsis :
Tina et Robbie se rencontrent et deviennent de bons amis, puis Tina tombe amoureuse de Robbie, mais elle découvre que Robbie est gay. Robbie est amoureux de Tim....


Charming short film: CRUSH envoyé par refertations

Posté par guy63 à 17:08 - Court-métrage - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Le Ciel sur la Tête

Ciel_Sur_La_T_te__2006_

Année de Production 2006
France
Réalisateur : Régis Musset
Comédie
90 mn
Distribution :
Arnaud Binard, Charlotte de Turckheim, Olivier Guéritée, Bernard Le Coq, Chantal ladesou, Franck de la Personne, Stéphane Boucher, Thierry Desroses, Pierre Deny, Chantal Ravalec, Frédéric Kneip, marc Samuel
Synopsis :
Un dimanche, Jérémy, jeune golden boy parisien, débarque à l’improviste chez ses parents dans le Bordelais, pour faire son coming-out : il vit avec Marc, oui c’est un homme ! Il lâche sa bombe in extremis sur le quai de la gare et laisse sa famille sous le choc. Cette révélation va provoquer chez ses parents un cataclysme tel que personne n’aurait pu l’imaginer… et surtout pas Jérémy qui file innocemment le parfait amour à Paris, alors qu’à Bordeaux un tsunami familial s’apprête à déferler sur sa vie.

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Posté par guy63 à 17:56 - C - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Cowboy Forever

Cowboy_Forever

Date de sortie 2006
France

Réalisateur : Jean-Baptiste Erreca
Documentaire-fiction
118 mn
Distribution :
Govinda Machado de Figueiredo, Jones Carlos Fialho de Araujo, Ronald Rosa
Synopsis :
Si les héros du "Secret de Brokeback Mountain" avaient gardé les moutons dans ce ranch brésilien, ils auraient pu vivre pleinement leur amour sans se cacher. Dans le monde machiste des cowboys, les héros de "Cowboy Forever" revendiquent leur homosexualité et manient à merveille le lasso, et pas seulement pour attraper le bétail... Voici l’histoire de la passion entre Jones et Govinda, interprétée par deux authentiques cowboys brésiliens de vingt ans...
« Une œuvre originale. Douceur charnelle, érotisation complice. » (Têtu)

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Posté par guy63 à 19:06 - C - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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