Ciné Gay & Lesbien

Cinéma gay

29 avril 2008

Blackmail Boy

Oxygono__2003_

2003
Titre original : Oxygono
Grèce
Réalisateur : Michalis Reppas, Thanassis Papathanassiou, Thansassis Papathanasiou
100 mn
Distribution :
Nena Mendi, Maria Kavoyianni, Akilas Karazissis, Yannis Tsimitselis, Alexis Georgoulis
Photos censurées
Photos : Perhaps' Blog 

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17 Fois Cécile Cassard

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Sortie en France 10 juillet 2002
France
Réalisateur : Christophe Honoré
Producteur : Philippe Jacquier, Béatrice Mauduit 
Coproducteur : Michèle Pétin, Laurent Pétin
Scénariste : Christophe Honoré
Directeur de la photographie : Rémy Chevrin 
Compositeur : Alex Beaupain 
Monteuse : Chantal Hymans 
Chef décorateur : Laurent Allaire 
Costumier : Pierre Canitrot 
Directeur du casting : Richard Rousseau
Drame
105 mn
Distribution :
Béatrice Dalle (Cécile Cassard), Romain Duris (Matthieu), Jeanne Balibar (Edith), Ange Ruzé (Erwan), Julien Collet (Stéphane), Marie Bunel (L'Institutrice), Fabio Zenoni (L'Homme Du Porche), Robert Cantarella (L'Homme Du Cimetière), Johan Oderio-Robles (Lucas), Tiago Manaïa (Tiago), Jérôme Kircher (Thierry), Jeremy Sanguinetti (Julien), Assaad Bouab, Lisa Lacroix, Marie Laudes Emond.
Synopsis :
Ce film dresse, à travers dix-sept moments clefs de sa vie, le portrait de Cécile Cassard, une femme qui tente de reconstruire sa vie.
Critiques
Notes
Bande-annonce
Photos censurées & Vidéos censurées

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17 Fois Cecile Cassard envoyé par tony_faria

Secrets de tournage :
Un auteur
Christophe Honoré a commencé sa carrière artistique comme écrivain (3 romans et 4 scénarios). Il a choisi de raconter l'histoire de Cécile Cassard sous la forme d'un film et non d'un roman car "Cécile Cassard doit tout au cinéma, elle ne peut tenir droite qu'au milieu d'un plan, pas au milieu d'une phrase. C'est un personnage qui a besoin d'espace et de durée, un personnage qui demande à être incarné, pris en main par une actrice, regardé par un cinéaste, la lecture ne suffit pas à faire exister un tel personnage."
Les inspirations
Christophe Honoré confesse avoir trouvé son inspiration dans les films :  Chez les grandes actrices, pour le personnage de Béatrice Dalle, "le visage de Kim Novak dans Sueurs froides, celui de Jeanne Moreau dans Querelle, d'Anouk Aimée dans Lola." Il écrit : "Elles regardent toutes plus ou moins le même homme partir et elles ont toutes le regard de celles qui restent, celles qu'on abandonne. A la fois protégées et désignées par les fenêtres, elles s'imposent dans la douceur, avec ce peu d'espace autour d'elles dont elles sont maîtres." Et dans les westerns pour la trame. Il écrit : Ce sont deux cowboys au bord de l'eau. L'heure tranquille, loin des chevaux. La nuit tombe. Ils se parlent délicatement. Il parlent de ce qu'ils feront à la fin du film, la ferme, les femmes, les enfants... A côté d'eux le fleuve clapote ironiquement, il nous rappelle que de toute façon avant la fin du film, un des deux cowboys sera mort. Dans les westerns, les seuls vrais territoires que les fleuves séparent sont ceux des vivants et des morts."
Présenté à Cannes
Dix-sept fois Cécile Cassard a été présenté à Cannes en 2002 dans la sélection officielle Un Certain regard. (Allociné)

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L'Homme de sa vie (Le Film)

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L'Homme de sa vie

Homme_de_sa_vie__2006_

Date de sortie : 11 Octobre 2006
Réalisatrice : Zabou Breitman

Producteur : Philippe Godeau 
Producteur exécutif : Jean-Yves Asselin
Scénariste : Zabou Breitman, Agnès De Sacy
Directeur de la photographie : Michel Amathieu 
Compositeur : Laurent Korcia, Liviu Badiu 
Monteur : Richard Marizy 
Monteur son : Lucien Balibar 
Mixage : Eric Bonnard 
Chef décorateur : Pierre Quefféléan 
Costumier : Nathalie Lecoultre 
Maquilleuse : Marie-Anne Hum 
1er assistant réalisateur : Joseph Rapp 
Ingénieur du son : Michel Kharat 
Régisseur général : Frédéric Grunenwald 
Directrice du casting : Juliette Denis 
Scripte : Brigitte Hedou-Prat
Comédie dramatique
114 mn
Distribution :
Bernard Campan (Frédéric), Charles Berling (Hugo), Léa Drucker (Frédérique), Jacqueline Jehanneuf (Jacqueline), Eric Prat (Guillaume), Niels Lexcellent (Arthur), Anna Chalon (Capucine), Antonin Chalon (Mathieu), Léocadia Rodriguez-Henocq (Jeanne), Caroline Gonce (Ilse), Aurélie Guichard (Lucinda), Philippe Lefebvre (Benoît), Angie David (Anne-Sophie), Gabrielle Atger (Pauline).
Synopsis :
Comme chaque été, Frédéric et sa femme Frédérique (aussi) vont passer les vacances dans leur grande maison perdue au milieu de la Drôme, avec une bonne partie de leur famille.
Un soir, ils invitent à dîner Hugo, leur nouveau voisin, qui affiche avec amusement son homosexualité.
Hugo et Frédéric, restés seuls à discuter de l'amour jusqu'à l'aube, vont nouer une relation qui va jeter le trouble dans leur coeur et dans leur entourage...
Critiques
Interviews
Notes
Bande-annonce Extraits 
Photos censurées
Le Film

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Secrets de tournage :
La co-écriture
Déjà expérimentée lors de la préparation de son premier film, Se souvenir des belles choses avec Jean-Claude Deret, Zabou Breitman a de nouveau eu recours à la co-écriture pour le script de son nouveau film. Cette fois, elle s'est attachée les services d'Agnès De Sacy, la scénariste du premier film de Valeria Bruni Tedeschi, Il est plus facile pour un chameau.... Cet exercice à quatre mains plaît beaucoup à l'actrice-réalisatrice : "J'adore co-écrire. Je trouve ça magnifique. Agnès m'a poussé dans mes derniers retranchements, me forçant à répondre à des questionnements auxquels je résistais. Je n'y arrivais pas. Elle m'a ainsi conduite à prendre des options que je n'aurai jamais prises sans elle. Et puis, en plus de son humour et de son intelligence, elle a aussi une qualité primordiale, la bienveillance". 
Zabou Breitman réalisatrice, selon Charles Berling
Charles Berling découvrait l'univers de la réalisatrice, il a tout de suite été accroché par le script qui l'a "bouleversé aux larmes. Bouleversé par le désir de liberté du personnage et la difficulté inhérente à cette quête. Ce rôle est arrivé dans ma vie à un moment où le défi, le problème qu'il pose me concernait intimement". Etre acteur sous la direction de Zabou Breitman l'a enchanté, puisque toutes ses attentes en tant que comédien ont été comblées : "A savoir, la fermeté nécessaire pour que, au moment où l'acteur manque de courage, où il est paresseux, désemparé, il ne soit pas seul face à ses doutes. Elle (Zabou Breitman) a une façon claire d'indiquer la voie où trouver sa liberté et instaure d'emblée la confiance car elle ne craint pas de s'exposer. De sorte qu'on partage avec elle l'émotion, une émotion qu'elle a choisi de faire passer par un langage fort. Chez Zabou, le fond et la forme se rejoignent et c'est ainsi que je conçois la mise en scène". 
Retrouvaille Bernard Campan/Zabou Breitman
Avec L'Homme de sa vie, Bernard Campan retrouve la réalisatrice qui lui avait donné son premier grand rôle dramatique en 2002. Cette année-là, Zabou Breitman réalisait son premier film, Se souvenir des belles choses, dans lequel l'Inconnu incarnait Philippe, un homme de quarante ans amnésique depuis un accident de voiture qui avait coûté la vie à sa femme et son fils. Ce rôle avait d'ailleurs valu à Bernard Campan une nomination pour le César du meilleur acteur en 2003. 
Retrouvaille Zabou Breitman/Léa Drucker
Léa Drucker et Zabou Breitman ont déjà partagé l'affiche d'un film, mais en tant qu'actrice. Elles s'étaient retrouvées toutes les deux sur le plateau de tournage de Narco, la comédie tournée en 2003 par Gilles Lellouche et Tristan Aurouet. 
Des personnages sans passé
Dans L'Homme de sa vie, la réalisatrice Zabou Breitman ne définit pas la fonction, ni le passé de ses personnages. Elle avance plusieurs raisons : "On sait vaguement que l'un est chimiste et l'autre est graphiste, mais on pourrait les intervertir. Au casting, je me suis attachée à ce que les personnages de Frédéric (Bernard Campan) et Hugo (Charles Berling) soient absolument interchangeables. Frédéric et Frédérique (Léa Drucker) portent d'ailleurs le même nom. En parlant des trois, je parle de la même personne. Chacun porte en lui un tiers de l'autre. Lorsque Frédéric est à côté d'un homme, il a l'air plus féminin et lorsqu'il est à côté d'une femme, plus masculin". 
L'appréhension de Léa Drucker
La jeune actrice revient sur sa collaboration avec les deux acteurs principaux, Bernard Campan et Charles Berling. Jouant la compagne de Frédéric (Bernard Campan), elle ne partage que peu de scènes avec Hugo (Charles Berling). Elle s'est néanmoins sentie "très soutenue, très entourée. Elle appréhendait toutefois les scènes intimes avec son partenaire, car "c'était une première. "Il fallait que je le touche, que je sois affectueuse. Au début des répétitions, j'avais l'impression que mes gestes pesaient des tonnes". Afin de faciliter l'adaptation de sa comédienne, la réalisatrice a délibérément choisi de placer ses séquences en fin de tournage. Ainsi, après deux mois de travail en commun, les deux acteurs se connaissaient mieux, favorisant ainsi la complicité. 
Une thérapie pour Bernard Campan
L'acteur a beaucoup appris sur ce film : "J'en ai apprécié son approche non manichéenne. Les personnages sont en quête de leur identité. Et cette quête m'a conforté dans l'idée que réduire l'homme à une image, toute bonne ou toute mauvaise, l'éloigne de l'humain. Je me demande si je ne suis pas un peu hermétique à certaines choses et si, grâce à ce film, je ne me serai pas ouvert". 
Laurent Korcia, violoniste
Le talentueux violoniste français, compagnon de Julie Depardieu à la ville, a composé la musique originale du quatuor. Il a également interprété "La Cumparsita" de Gerardo Matos Rodriguez, écrite en 1916 par ce grand compositeur de tango, créditée au générique en tant que musique additionnelle. Ce n'est pas le premier film auquel il participe puisqu'il a travaillé sur la bande originale du et apparaît aussi au générique du film de Bruno Monsaingeon, L'art du Violon (Allociné)

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Chacun sa nuit

Chacun_sa_nuit__2005_

Sortie en France 20 septembre 2006
France

Réalisateur : Pascal Arnold, Jean-Marc Barr
Producteur : Pascal Arnold, Jean-Marc Barr, Lene Borglum 
Vibeke Windelov 
Producteur délégué : Karina Grandjean
Scénariste : Pascal Arnold
Directeur de la photographie : Jean-Marc Barr 
Compositeur : Irina Decermic 
Monteuse Chantal Hymans 
Monteur son : Agnès Ravez 
Mixage : Thierry Delor 
Conseiller technique : Chris Keohane 
Décorateur : Serge Borgel 
Costumière : Mimi Lempicka, Antigone Schilling 
Maquilleuse : Catherine Bruchon 
Ingénieur du son : Pascal Armant 
Directeur de production : Julien Berlan
Interdit aux moins de 12 ans
Drame
95 mn
Distribution :
Lizzie Brocheré (Lucie), Jean-Christophe Bouvet (Vincent Sylvaire), Valérie Mairesse (Agnès), Nicolas Nollet (Baptiste), Guillaume Baché (Nicolas), Pierre Perrier (Sebastien), Arthur Dupont (Pierre), Karl E. Landler (Paul), Matthieu Boujenah (Damien), Pierre Beziers (Le Lieutenant), Antoine Coesens (M. Saunier), Guillaume Gouix (Le Skinhead), Claude Lecat (Mme Saunier), Stéphane Dauch (Le Psychiatre), Marion Donon (Julie), Fabrice Michel (Serge), Rémi Laugier (L'Employé Du Crématoire).
Synopsis :
Nicolas, Sébastien, Baptiste, Lucie et Pierre sont cinq adolescents unis dans une amitié indéfectible qui se concrétise dans la création d'un petit orchestre pop-rock et dans une sexualité des plus libérée. Lucie et Pierre sont frère et soeur et leur proximité dépasse de loin les tranquilles rapports incestueux. Lorsque ce dernier est trouvé sauvagement assassiné, dans la clairière d'un sous-bois, les soupçons se portent aussi bien dans le milieu homosexuel de la région que dans la sphère des gens du voyage .....
Propos de Jean-Marc Barr et de Pascal Arnorld
Critiques
Bande-annonce
Site officiel
Photos censurées

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Secrets de tournage :
Une esthétique nouvelle...
Les deux réalisateurs Pascal Arnold et Jean-Marc Barr souhaitent créer un cinéma novateur dans le paysage français et ont la volonté de faire "autrement". Ainsi, leur long-métrage est filmé en numérique, sur le modèle du cinéma indépendant américain mais avec la touche intimiste française en plus, le film opte pour des sons réels et des images naturelles cadrées au plus près avec cependant une inclination pour l'esthétisme des corps d'adolescents parfaits et certaines scènes en ombres chinoises (comme le générique ou l'on voit les cinq silhouettes des protagonistes danser). Certains passages musicaux intenses (notamment dans la boîte de nuit) viennent rythmer le film assez lent, d'une manière générale.
Inspiré d'une histoire vraie...
Le scénario du long métrage de Pascal Arnold et Jean-Marc Barr est inspiré d'un fait divers monstrueux qui est survenu dans le sud de la France il y a quelques années et dont les protagonistes n'ont jamais expliqué les raisons et les actes : un jeune homme a été retrouvé, battu à mort. " Lésions cérébrales, hémorragie interne "... Pascal Arnold explique : C'est dans un journal que j'ai découvert le fait divers qui a inspiré Chacun sa nuit. Le fait que les protagonistes de ce fait divers n'ont jamais expliqué leurs actes a provoqué mon imaginaire. S'il y avait eu des raisons précises derrière tout ça, je n'aurais jamais écrit cette histoire. En passant un tel fait divers au prisme de la fiction, je cherchais à cerner comment des adolescents pouvaient arriver à cet extrême-là. Régulièrement des adolescents ou des jeunes adultes passent à l'acte, dans une révolte à priori inexplicable, dans la sphère de l'intime. Notre film n'entend pour rien démontrer, ni livrer de quelconques explications psychologiques. On souhaitait juste questionner un manque de repères de plus en plus évident dans notre société, où, par voie de fait, la trahison comme ce meurtre est le point ultime. 
Jean-Marc Barr faisait partie du casting
Le réalisateur Jean-Marc Barr devait tenir un rôle dans le film. La scène a du être supprimée au montage pour éviter que le film ne soit trop long. Cela n'a posé aucun problème à l'acteur-réalisateur-producteur qui préférait, pour cette fois, rester derrière la caméra. Il s'explique : "J'avais aussi un rôle dans Chacun sa nuit, une des fausses pistes censées expliquer le meurtre de Pierre. Mon personnage s'appelait Philippe. Cela n'a pas fait grand mal à mon ego de me voir sacrifié au montage ! (rires) Que je joue ou non [...] ne modifie pas notre manière de travailler. Ce qui compte c'est que le bateau avance." 
Un vrai couple parmi les acteurs du film !
Lors d'une émission télévisée, à la question "Etant donné le casting, constitué de jeunes gens du même âge, y a t'il eu des rapprochements entre eux?", Jean-Marc Barr a répondu "Oui". En effet, l'actrice principale Lizzie Brocheré qui incarne Lucie et Pierre Perrier qui interprète Sebastien vivent une belle histoire depuis leur rencontre sur le plateau. (Allociné)

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L'Homme que j'aime

Homme_que_j_aime__1997_

Année de Production : 1997
France
Réalisateur : Stéphane Giusti
Drame
87 mn
Distibution :
Jean-Michel Portal, Marcial Di Fonzo Bo, Mathilde Seigner, Vittoria Scognamiglio, Jacques Hansen, Stéphane Lévêque, Karim Lounis, Bernard Nissile, Bruno Bonomo, Stéphane Giusti, Benjamin Sanchiarelli, Serguei Tourountsev, Nedjib Djebarri, Louis Philippe Lopez, Elisabeth Giusti
Synopsis :
Martin aime les roses jaunes, le foot et les poèmes de Paverse. A la piscine ou il est surveillant, il croise Lucas, le maître nageur. Coup de foudre du brun électrique pour le blond réservé. Martin le poursuit jusque chez lui, où son amie Lise l'accueille avec sympathie. Toujours effarouche et de plus en plus troublé, Lucas apprend par son père, médecin a l'hôpital, que Martin est atteint du sida, qu'il n'y aura pas de sursis. Par pitié, croit-il d'abord, par amour, s'avoue-t-il vite, il choisit de partager les derniers mois de la vie de Martin.
Le Film

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L'Homme que j'aime (Le Film)

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Quatre Minutes

Quatre_Minutes__2006_

Sortie en France : 16 janvier 2008
Titre original : Vier Minuten
Allemagne
Réalisateur : Chris Kraus 
Producteur : Meike Kordes, Alexandra Kordes 
Coproducteur Chris Kraus 
Producteur exécutif Meike Kordes
Scénariste : Chris Kraus
Directeur de la photographie : Judith Kaufmann 
Compositeur : Annette Focks 
Monteuse : Uta Schmidt 
Chef décoratrice : Silke Buhr 
Créatrice de costumes : Gioia Raspé 
Maquilleuse : Susana Sánchez 
Ingénieur du son : Andreas Ruft 
Directrice du casting : Nina Haun
Drame
112 mn
Distribution :
Monica Bleibtreu (Traude Krüger), Hannah Herzsprung (Jenny), Sven Pippig (Mütze), Richy Müller (Kowalski), Jasmin Tabatabai (Ayse), Stefan Kurt (Le Directeur Meyerbeer), Vadim Glowna (Gerhard Von Loeben), Nadja Uhl (Nadine Hoffmann), Amber Bongard (Clara Mütze), Peter Davor (Le Journaliste), Edita Malovcic (Traude Jeune), Kathrin Kestler (Hannah), Christian Koerner (L'Officier Ss).
Synopsis :
Depuis soixante ans, Traude Krüger enseigne le piano à des détenues. Quand elle rencontre Jenny, jeune femme incarcérée pour meurtre, elle comprend immédiatement qu'elle a affaire à une musicienne prodige. Passionnée par le talent de la jeune fille, Traube veut la préparer pour le Concours d'entrée du Conservatoire. Mais la jeune femme, violente et suicidaire, est réfractaire à la moindre discipline. Obstinée, la vieille Traude Krüger ne désarme pourtant pas.
Critiques
Entretien avec Chris Kaus
Bande-annonce, Extraits
Album Photos
Site officiel
Secrets de tournage :
Primé

4 minutes a été nominé dans de nombreux festivals où il a remporté plusieurs récompenses : Meilleur film au Festival international du film de Shangaï, Prix du public au Festival de San Francisco, meilleur film et meilleur actrice pour Monica Bleibtreu et Hannah Herzsprung au German Film Awards.
Une photo
L'idée du scénario de 4 minutes provient d'une photo sur laquelle Chris Kraus s'est penché : "Il y a huit ans, je suis tombé par hasard, dans un quotidien, sur la photo d'une vieille dame de 80 ans, professeur de piano. Elle était assise au piano, dans une cellule de prison. On la voyait de profil. (...). Elle avait l'air très forte, très masculine. Elle portait un chignon, qui était comme plaqué. Mon regard s'est promené sur ses mains posées sur le piano, des mains très tendres, très jeunes. (...) Les mains n'allaient pas avec le visage. Le piano n'allait pas avec la cellule. C'est sans doute en raison de ce décalage que cette photo m'a hanté. J'ai fini par comprendre que, derrière cette femme,dont le journal disait seulement qu'elle donnait des cours de piano en prison depuis 60 ans, devait se cacher une histoire de passion, de volonté et aussi de folie. Je l'ai peut-être seulement imaginé. Mais c'est ce qui est génial avec ces photos. La vérité est dans le regard de celui qui observe."
Des difficultés
Chris Kraus a connu de nombreux problèmes financiers et de casting avant de pouvoir réaliser 4 minutes : "Le projet a mis huit longues années à aboutir. Au début, je ne devais pas réaliser le film, seulement écrire le scénario. (...) Puis, il y a trois ans, la société de production TeamWorx s'est présentée. Après le succès de Famille Brisée, on m'a confié la mise en scène de ce qui devait être une grosse coproduction franco-allemande. Jeanne Moreau était censée interpréter la prof de piano et on avait aussi pensé à quelqu'un d'autre pour le personnage de Jenny. Mais Mlle Moreau avait un emploi du temps très chargé. Nous nous sommes perdus de vue. Après le départ de cette star internationale, le financement du film a capoté et les gens de TeamWorx n'ont pas pu produire le film, faute de moyens. Mais ils sont intervenus pour que Kordes & Kordes Film prenne le relais et sauve le projet. Ce sont deux productrices incroyables, qui ont tout misé sur la production de ce film. Ce sont elles qui ont pensé à Monica Bleibtreu. Et c'était une idée de génie."
Surprise de casting
Trouver l'actrice qui devait incarner Jenny, s'est avéré très compliqué pour Chris Kraus : "(...) Nous avions auditionné 1 200 actrices, sans résultat, et six mois plus tard, j'étais à deux doigts de jeter l'éponge. Puis notre directrice de casting, Nina Haun, est arrivée avec une bande démo de Hannah Herzsprung incroyablement mauvaise. Je n'avais jamais entendu parler d'elle. Je n'étais pas chaud du tout. Mais Nina a insisté pour qu'elle fasse partie du casting. Et là, elle nous a bluffés. Par la suite, il y a eu un moment de panique, car, lors du casting, Hannah avait prétendu qu'elle jouait du piano à la perfection. Malheureusement, c'était loin d'être le cas. Quelques semaines plus tard, nous nous sommes aperçus qu'elle ne savait pas jouer du tout. (...) Mais comme elle voulait le rôle à tout prix, elle avait répondu " oui " à toutes mes questions ! (...) Finalement, lors du tournage, elle a parfaitement interprété les sonates."
Le talent d'Hannah
L'actrice Hannah Herzsprung est la véritable révélation de ce film pour Chris Kraus : "(...) Cette actrice est un mélange étonnant de dévouement, d'ambition, de sincérité et de modestie. Elle a pris des cours de piano pendant six mois avec une assiduité remarquable. Elle a suivi un entraînement de boxe pendant quatre mois et a effectué elle-même toutes les cascades. On lui a même brûlé les mains. Pour la scène de la poursuite, elle s'est jetée une trentaine de fois contre une baie vitrée qui se trouvait au dixième étage d'un immeuble de bureaux à Mannheim. Entre elle et le vide, il n'y avait rien d'autre que du verre. Les cascadeurs eux-mêmes étaient mal à l'aise en la regardant foncer tête baissée contre la vitre."
Visite de prison
Hannah Herzsprung s'est imprégnée de l'univers carcéral avant le tournage du film : "J'ai (...) visité des prisons, rencontré plusieurs détenues et parlé avec elles. J'ai un souvenir particulièrement vif d'une rencontre avec une femme infanticide. Je suis allée voir la prison de Luckau, dans laquelle nous avons tourné,avant le début du tournage. Le bâtiment était vide pour cause de travaux de réfection et j'ai ainsi pu y passer une demi-journée, avec trois surveillants. Je me suisinstallée dans une des cellules et j'ai lu ce que les détenues avaient griffonné sur les murs. Ce qui m'a laissé une impression durable, c'est le fait de regarder à travers les barreaux. On avait vue sur les immeubles d'en face. Des rideaux colorés, des enfants qui riaient. Absurde."
Jeu d'âges
Monica Bleibtreu a été vieilli pour les besoins du film : " (...) Dans ce film, l'apparence et l'aura de mon personnage sont à mettre au crédit de la très belle photographie de Judith Kaufmann, qui, en jouant avec les rides de mon visage, a su faire ressortir quelque chose de spécial. Sans oublier le maquillage, très soigné."
Musique!
Chris Kraus a souhaité  centré son film sur la musique : "Dans 4 minutes, je voulais que la musique soit un élément majeur. Non pas comme une fin en soi, mais comme un contrepoint au monde sordide que l'on devine chez les deux héroïnes. Il n'était pas question de bâcler la musique."
Pas de musicienne
Le réalisateur, Chris Kraus, n'a pas trouvé lors de son casting, des musiciennes qui soient bonnes actrices : "Nous avons longtemps envisagé de confier les rôles principaux à des musiciennes professionnelles, (...). Mais je n'en ai trouvée aucune qui possédait en même temps le potentiel dramatique nécessaire pour interpréter ces rôles difficiles."
L'enjeu du final
Chris Kraus a rencontré beaucoup de difficultés pour trouver la musique adéquate du concert final : " (...) Dans le scénario, il était écrit : " Une musique fantastique s'élève, qui relègue Schumann au rang de nullité. " Essayez de trouver, en Allemagne, un compositeur prêt à massacrer Schumann ! Nous avons demandé à tous les compositeurs de musique de film allemands sans exception. Et les mois défilaient. Trois semaines avant le début du tournage, alors que nous étions tous au bord de la crise de nerfs, la radio bavaroise nous a donné le nom d'Annette Focks. Laquelle s'est enfermée deux jours dans le studio et nous a concocté le morceau. Nous l'avons repris tel quel. (...) Puis nous avons engagé Kae Shirati, une des meilleures pianistes allemandes, qui avait la même corpulence qu'Hannah et qui pouvait lui servir de doublure." Afin d'obtenir un résultat satisfaisant, Hannah a en partie été doublée :"Nous avons mis au point une chorégraphie dont Hannah s'est ensuite inspirée, ce qui, au passage, est déjà une performance en soi. En guise de répétition générale, nous avons fait jouer les deux femmes, habillées de la même façon, de façon synchrone sur deux pianos à queue devant 300 figurants au théâtre d'Oldenbourg. On aurait dit un mélange de guerre et de ballet aquatique. Cette répétition a certainement été le moment le plus beau et le plus émouvant de tout le tournage."
Points de vue
La scène du concert final a nécessité un très gros travail de prises de vue et de montage, comme Chris Kraus l'explique : "Le concert final a nécessité plus de 50 plans : on a atteint un "shooting ratio" de 76. Même pour une pub Coca Cola, on ne tourne pas autant. Pour les huit minutes que dure la scène finale, nous avions presque dix heures de rushes. Uta Schmidt m'a dit : " Soit nous passons deux mois ensemble sur cette scène dans la salle de montage, soit tu me laisses un jour toute seule et je m'en occupe. " J'ai opté pour la deuxième solution."
Mozart and co.
Le réalisateur a pris soin de choisir la musique qui correspondait le mieux au personnage de Traude : "A l'origine, le film s'intitulait "Rien que pour Mozart". La vieille enseignante de piano était une fan de Mozart et devait jouer uniquement l'oeuvre de ce compositeur. Mais nous avons dû revoir cette approche. Je trouvais que les sonates de Mozart ne correspondaient pas vraiment au tempérament de Traude. J'ai écouté des CD de piano du matin au soir pendant quatre semaines, (...). Finalement, j'ai fait une sélection de morceaux en fonction de mes goûts personnels. De Mozart, nous n'avons retenu qu'un rondo relativement inconnu et la célèbre sonate en la majeur. Nous avons également choisi la sonate pour piano opus 53 de Beethoven, pour sa virtuosité technique. Nous avons pris une fugue de Bach.Le concert en la mineur de Schumann convenait parfaitement parce qu'il est un peu ridicule au début. Enfin, Schubert était l'alter ego de Traude. J'ai écouté ses impromptus en la mineur à une heure du matin. Je me les suis passées une trentaine de fois à la suite. J'ai aussitôt compris que c'était le thème de Traude. Ou plutôt, son essence." (Allociné)

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Chronique d'un scandale

Chronique_d_un_scandale__2007_

Sortie en France 28 février 2007
Titre original : Notes On A Scandal
Grande-Bretagne
Réalisateur : Richard Eyre
Producteur : Robert Fox, Scott Rudin 
Producteur exécutif : Redmond Morris
Scénariste : Patrick Marber 
D'après l'oeuvre de Zoe Heller
Directeur de la photographie : Chris Menges 
Compositeur : Philip Glass 
Monteur : John Bloom, Antonia Van Drimmelen 
Monteur son Stuart Stanley 
Directeur artistique : Hannah Moseley 
Chef décorateur : Tim Hatley 
Costumier : Tim Hatley 
Coiffeuse : Lisa Westcott 
Maquilleuse : Lisa Westcott 
Effets spéciaux : Stuart Brisdon 
Directrice du casting : Maggie Lunn, Shaheen Baig 
Coordinateur des cascades : Nrinder Dhudwar
Drame
92 mn
Distribution :
Cate Blanchett (Sheba Hart), Judi Dench (Barbara Covett), Tom Georgeson (Ted Mawson), Michael Maloney (Sandy Pabblem), Joanna Scanlan (Sue Hodge), Shaun Parkes (Bill Rumer), Syreeta Kumar (Gita), Phil Davis (Brian Bangs), Wendy Nottingham (Elaine Clifford), Bill Nighy (Richard Hart), Juno Temple (Polly), Alice Bird (Saskia), Philip Scott (Pete), Andrew Simpson (Steven Connelly), Emma Kennedy (Linda), Debra Gillett (Lorraine), Adrian Scarborough (Martin), Benedict Taylor (Eddie), Miranda Pleasence (La Femme D'Eddie), Anne-Marie Duff (Annabel), Jeff Lipman (L'Officier De Police).
Synopsis :
Enseignante, à la veille de la retraite dans un collège de Londres, Barbara Covett n'a rien d'autre dans sa vie que son travail et un chat. Sa solitude prend fin avec l'arrivée du nouveau professeur d'art, Sheba Hart. La jeune femme se révèle l'amie idéale dont Barbara avait toujours rêvé. Lorsque Barbara découvre que sa nouvelle amie a une liaison avec un de ses jeunes élèves, leur relation prend un tour plus redoutable. Barbara menace de révéler le scandale à tout le monde, à commencer par le mari de Sheba... Dans ce jeu trouble et cruel, ce sont les propres secrets et les obsessions de Barbara qui font surface. Entre les deux femmes, commence un affrontement qui va les emmener au bout de leurs faux-semblants et de leurs mensonges...
Critiques
Notes
Bande-annonce
Site officiel

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Secrets de tournage :
Une pluie de nominations
Chronique d'un scandale a été nommé aux Oscars 2007 dans plusieurs catégories : meilleure actrice pour Judi Dench, meilleure actrice dans un second rôle pour Cate Blanchett, meilleur scénario adapté et meilleure musique. Le film a également été nommé dans d'autres pretigieuses remises de prix, telles que les Golden Globes avec trois nominations (meilleure actrice dans un drame pour Judi Dench, meilleure actrice dans un second rôle pour Cate Blanchett et meilleur scénario), les BAFTA Awards avec trois nominations (meilleure actrice, meilleur scénario, meilleur film britannique de l'année) et les Screen Actors Guild Awards avec deux nominations (meilleure actrice et meilleure actrice dans un second rôle).
Retrouvailles
Le tournage de Chronique d'un scandale a été l'occasion pour plusieurs acteurs de se revoir, notamment pour Judi Dench qui a retrouvé le réalisateur Richard Eyre cinq ans après le film Iris, Cate Blanchett quatre ans après Terre Neuve, et enfin Michael Maloney, à qui elle a donné deux fois la réplique auparavant dans Henry V et Hamlet. De son côté, Maloney retrouve Cate Blanchett, avec qui il a tourné récemment dans Babel.
Une vision déjà établie
Les deux producteurs du film ont acheté les droits du roman de Zoe Heller, et ont proposé l'adaptation à Richard Eyre, qui avait déjà lu le livre. Ce dernier raconte :  "J'ai trouvé le roman drôle, touchant et remarquablement observé. C'est précisément le genre de matière qui m'attire. Je l'ai vu comme une histoire d'amitié et d'attirance. C'est aussi l'histoire de deux obsessions, de deux femmes en proie à des passions irrépressibles et autodestructrices."
Attentes
Le réalisateur a certaines attentes vis-à-vis du public, et de la vision de celui-ci sur le film : "J'espère réellement que les gens trouveront ce film amusant, mais aussi effrayant, choquant et tragique. Il y a quelque chose d'à la fois comique, d'épouvantable et de terriblement humain dans l'illusion que se fait Barbara de son amitié passionnée avec Sheba. Les sentiments de Barbara pour Sheba sont comparables à ceux de Sheba pour Steven. Ces deux femmes ne contrôlent rien ? pas plus que n'importe lequel d'entre nous ne contrôle quoi que ce soit quand il s'agit d'amour."
Un rôle de composition pour Judi Dench...
Après avoir prêté ses traits au personnage de la reine Elizabeth I dans Shakespeare in Love, et incarnée le rôle d'une veuve cynique dans Madame Henderson présente, Judi Dench interprète dans Chronique d'un scandale, une enseignante en Histoire.  Cette dernière, amie et confidente de Sheba jouée par Cate Blanchett, se révèle en réalité, être une femme jalouse. Malgré les défauts qu'on peut prêter à son personnage, Judi Dench considère cette enseignante avant tout  comme une femme seule et désespérée  qui a soif de contacts humains. Zoe Heller, l'auteur du livre What Was She Thinking: Notes on a Scandal dont le film en est l'adaptation, a été séduite par le casting et en particulier par Judi Dench. Selon elle, Judi Dench est une des rares actrices pouvant exprimer l'ambiguïté qui caractérise ce personnage tout en lui apportant une dimension humaine.
Un rôle original
Judi Dench interprète Barbara Covett, un personnage à l'opposé de ses rôles habituels. Elle explique pourquoi elle a accepté de jouer dans ce film : "J'ai d'abord trouvé que c'était une histoire très choquante. Mais la difficulté de la jouer me tentait beaucoup. Je trouvais excitant que l'on me demande de faire quelque chose de tellement différent de ce que j'ai fait jusqu'à présent !". Elle ajoute à propos de son personnage : "Aussi méchante Barbara puisse-t-elle être, j'ai trouvé chez ce personnage des éléments qui la rendent touchante. J'ai connu beaucoup de gens comme elle. C'est une personne très seule qui a terriblement envie d'affection. Beaucoup de gens lui ressemblent mais peu vont jusqu'où elle va. Lorsque Barbara exerce ce chantage sur Sheba pour l'obliger à devenir son amie, les choses se gâtent...".
Une collaboration étroite
Afin de développer un rapport juste entre les deux actrices principales, Cate Blanchett et Judi Dench ont travaillé en étroite collaboration. Judi Dench commente : "Ce fut un travail intense et très difficile, mais nous avons aussi beaucoup ri. Cate était géniale. C'est une actrice phénoménale, avec qui il était extraordinaire de travailler. Elle est fantastique, très imaginative et elle m'a beaucoup inspirée.".
Un personnage compris...
Cate Blanchett interprète Sheba Hart, celle par qui le scandale arrive. Afin de jouer au mieux cette femme qui transgresse la morale, l'actrice a du analyser ce personnage et comprendre comment elle en est arrivée là. Elle confie : "Cinématographiquement parlant, je crois que pour jouer quelqu'un qui transgresse un interdit moral comme le fait Sheba, il faut apprendre à la connaître. Plusieurs éléments m'ont frappée dans le roman, et je me suis efforcée de les faire passer à l'image. Sheba est une jeune femme qui a épousé un homme plus âgé qu'elle, un homme qui l'aime, mais elle a l'impression d'avoir mis trop tôt fin à sa jeunesse. Elle a le sentiment de ne pas s'être accomplie, de ne pas avoir de but à sa vie. Elle est résolue à faire en sorte que cela change, et de manière assez bizarre, son acte de rébellion consiste à entamer une liaison avec un garçon de 15 ans. On pourrait dire qu'elle essaie de rattraper sa jeunesse perdue. Elle est incapable de fonctionner dans le monde des adultes."
... mais délicat à interpréter
Même si Cate Blanchett arrive à comprendre le désarroi dans lequel se trouve Sheba, ce rôle n'a pas été facile à interpréter. Elle explique comment Sheba en arrive à passer à l'acte, à braver l'interdit : "C'est le parcours de "connexion" le plus difficile que j'aie jamais eu à faire avec un personnage. Je comprends la relation avec un homme plus âgé, mais quand je regarde un garçon de 15 ans, tout ce que je vois, c'est un enfant... Je crois qu'en fait, Sheba elle-même en est surprise. Elle n'a pas sciemment jeté son dévolu sur un adolescent. Elle dirait plutôt qu'au début il s'agissait d'un grand amour... mais une partie de son évolution consiste à reconnaître avec autant de courage que d'effroi son moi intérieur.".
Un mari bafoué... mais sympathique
Bill Nighy joue le rôle du mari trahi, Richard. A son sujet, il commente : "J'ai trouvé sympathique que pour une fois, le mari trompé ne soit pas le moins du monde un sale type. Richard a épousé Sheba quand elle avait 20 ans, et il est considérablement plus âgé qu'elle. C'est un homme vraiment gentil, qui aime sa femme et ses deux enfants. Ils ont l'air d'un couple heureux, équilibré, et pourtant, soudain, Sheba dérape sur une liaison avec un gamin de 15 ans. Cela rend la situation bien plus intense et plus riche que si mon personnage avait été détestable !"
Un rôle à saisir
Les cinéastes ne voulaient pas d'un acteur connu pour le rôle de l'amant de Sheba, un adolescent de quinze ans. Ils ont donc organisé des auditions à grande échelle, et c'est en Irlande qu'ils ont trouvé l'acteur Andrew Simpson. Alors que ce dernier se trouvait en Australie et aux îles Fidji pour une série de matchs de rugby, il a été rappelé pour faire une lecture avec Cate Blanchett en Angleterre. Une fois que les cinéastes les ont vus face à face, ils ont su qu'ils avaient trouvé Steven. Cate Blanchett ajoute, à propos de son jeune collègue : "A la minute où je l'ai rencontré,  Andrew m'a semblé remarquablement maître de lui et concentré. En tant que Steven, il danse sur la frontière entre l'innocence et la maturité de telle sorte qu'il échappe aux archétypes et aux jugements faciles.".
La maturité nécessaire
L'acteur Andrew Simpson voit son personnage comme "un peu effronté et un peu dangereux aussi . Steven est un gamin comme tous ceux de son âge, qui a un faible pour son professeur, sauf qu'il est plus préparé que la moyenne à passer du simple flirt à un cran plus loin. Lorsqu'il obtient une réponse de Sheba, il se lance dans l'aventure sans trop se poser de questions.".
Une garde-robe réaliste
Tim Hatley, à la fois costumier et chef décorateur sur ce long métrage, a acheté tous les vêtements du film à Londres (là où le film a été tourné) dans des magasins ou dans des dépôts-ventes. Selon lui, "Cette approche a aussi permis d'accroître le réalisme du film. J'ai acheté une garde-robe de base pour chacune d'elles, et ensuite nous nous sommes amusés à assortir les différents vêtements dans des combinaisons multiples, exactement comme on le fait dans la vie. J'ai essayé aussi de répéter souvent les mêmes vêtements. Je trouve énervants ces films où les personnages ont une nouvelle tenue dans chaque scène ! Cela ne reflète pas la réalité. Dans la vie, quand on aime un jean, des chaussures, une jupe, un pull, on a tendance à le porter souvent. Et le fait que Barbara et Sheba sont installées dans leur style fait partie de ce qu'elles sont."
Une musique subjective
Le réalisateur et le compositeur ont rencontré des difficultées pour composer une musique adaptée au mode de narration du fim. Comme le roman est écrit sous la forme d'un journal intime tenu par Barbara Covett, le film se déroule aussi selon son point de vue. Richard Eyre souligne : " Le livre Chronique d'un scandale est entièrement raconté à la première personne. Aucun film ne peut atteindre ce genre de subjectivité ; nous voulions donc une musique qui contribuerait à renforcer le sentiment que l'histoire est vue à travers les yeux du personnage principal. La musique reflète et révèle sa vie intérieure, aide à souligner son délire personnel et sa vision des événements. En outre, elle offre un rythme à l'histoire de deux femmes qui sont attirées, par la solitude et l'obsession, dans un vortex émotionnel. " (Allociné)

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