Ciné Gay & Lesbien

Cinéma gay

29 juin 2008

Comme un frère

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Comme un frère
France

Année de Production 2005
Réalisateur : Cyril Legann, Bernard Alapetite
Producteur : Bernard Alapetite
Scénariste : Bernard Alapetite, Cyril Legann
Directeur de la photographie : Joachim Villain 
Monteur : Jean-Luc Simon
Drame
56 mn
Distribution :
Benoît Delière (Sébastien / Zack), Thibault Boucaux (Romain), Johnny Amaro (Bruno), Adeline Ishiomin (Marine), Amandine Maugy (Sophie), Michel Derville (le père de Sébastien), Gaétan Borg (Laurent), Patrick Esilva (David), Jean-Christophe Bouvet (l'admirateur), Christian Guidicelli (l'homme du métro)
Synopsis :
Sébastien vient de quitter La Baule pour s'installer à Paris. Il a totalement changé d'apparence et se fait désormais appeler Zack. D'adolescent timide et renfermé, il est devenu un jeune homme qui aime séduire et se mettre en valeur. Pourtant quelque chose dans son passé n'est pas toute à fait résolu : épris de son meilleur ami, il a vécu une histoire d'amour contrariée qui le poursuit malgré lui.
Bande-annonce
Photos censurées

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Douches froides

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Sortie en France 22 juin 2005
France

Réalisateur : Antony Cordier
Producteur : Sébastien K. Lemercier
Scénariste : Antony Cordier
Directeur de la photographie : Nicolas Gaurin 
Compositeur : Nicolas Lemercier 
Musiques additionnelles (interprète) : Julie Delpy 
Monteuse : Emmanuelle Castro 
Chef décorateur : François Girard
Drame
102 mn
Distribution : 
Johan Libéreau, Salomé Stévenin, Florence Thomassin, Jean-Philippe Écoffey, Claire Nebout, Aurélien Recoing, Pierre Perrier, Camille Japy, Denis Falgoux
Synopsis :
Douches froides, c'est l'histoire d'un trio d'adolescents. C'est également l'histoire de parents pauvres face à des parents riches.
On y explore les problèmes cruciaux des jeunes gens de 17 ans : Comment supporter une mère qui coupe l'électricité à la maison pendant deux semaines ? Qui est le plus fort du judoka ou du karateka ? Peut-on reprocher à son père de trop picoler ? Comment perdre huit kilos en six semaines ? Comment faire sortir le reste d'un tube de dentifrice vide ? Y a-t-il vraiment des gens qui désirent les catastrophes ? Comment aller à l'hôtel faire l'amour à trois ?
Photos censurées

Secrets de tournage :
Dans le bain cannois
Douches froides a été présenté en 2005 au Festival de Cannes, dans le cadre de la Quinzaine des Réalisateurs.
Premier de Cordier
Douches froides est le premier long métrage du Tourangeau Antony Cordier. Issu d'un milieu ouvrier, il étudie le cinéma à la FEMIS, en section montage. En 2000, il tourne son film de fin d'études, Beau comme un camion, un documentaire, primé à Clermont-Ferrand, dans lequel il interroge différents membres de sa famille à propos de leur rapport au travail et aux études. En 2001, il signe un court métrage qui, comme Douches froides, conte une histoire d'amour sur fond de lutte des classes. Ce court, comme son premier long, sont produits par Why Not, la société qui finance, entre autres, les films de Desplechin, Podalydès ou encore Richet.
Les intentions du cinéaste
"Le monde ouvrier accorde beaucoup d'importance à la notion d'effort, de sacrifice : il faut souffrir dans la vie, il faut en baver. Je voulais voir jusqu'où ça pouvait nous mener, cette logique du sacrifice, dans tous les domaines, et en particulier dans le domaine du coeur. Qu'est-ce qu'on a à sacrifier en amour ? Pourquoi ? Quel plaisir est-ce que ça peut procurer ?"
Les comédiens
Le héros du film est interprété par Johan Libéreau, qui fait dans Douches froides ses premiers pas au cinéma : "C'est quelqu'un qui vient de la rue, comme on dit, ce n'est pas un comédien de profession : il a fait de la chaudronnerie, de la pâtisserie...", précise le cinéaste, qui avait dû faire un casting de 250 garçons, pendant un an et demi, pour trouver son Mikael. Libéreau a passé son casting en même temps que Pierre Perrier, qui incarne son ami/rival Clément dans le film. Pendant leurs essais, se souvient Antony Cordier, "il y avait entre leurs deux personnages (...) une opposition intelligente, pleine de fascination mutuelle. On sentait que Johan enviait la prestance de Pierre, qui lui-même enviait l'aspect canaille de Johan. Ce n'était pas la lutte des classes, ni les bons contre les méchants, c'étaient deux formes masculines opposées de la séduction, donc c'était parfait."
Duo d'athlètes
Si Johan Libéreau est un débutant, sa jeune partenaire est connue des cinéphiles : fille du comédien Jean-François Stévenin, Salomé Stevenin a déjà joué entre autres dans Love me de Laetitia Masson (2000) et Mischka réalisé par son père en 2002. A propos du travail avec les deux comédiens, le cinéaste note : "Johan et Salomé sont fondamentalement différents, que ce soit socialement, mentalement ou dans leur façon d'appréhender la vie quotidienne, et au tournage on pouvait s'appuyer sur cette différence (...) Pendant le montage, j'ai lu une phrase de Jacques Piasenta qui m'a fait pensé à mes deux petits acteurs : il comparait deux athlètes qu'il avait entraînées. Eh bien Johan et Salomé, c'est comme Marie-José Pérec et Christine Arron : l'un dit tout le temps oui, et l'autre dit tout le temps non, mais ce sont des bêtes de compétition."
Nebout-Recoing, entre orages et douches 
Les parents de Clément son interprétés par Aurélien Recoing et Claire Nebout, deux comédiens qui étaient déjà mari et femme dans Trois couples en quête d'orages, sorti en salles en avril 2005, quelques semaines seulement avant Douches froides.
Les ados, les sens
Si les protagonistes de Douches froides sont des adolescents, le cinéaste se défend de faire un portrait sociologique des jeunes gens d'aujourd'hui : "Jamais il n'a été question de faire une chronique naturaliste de l'adolescence, surtout pas ! (...) Non, ce qui m'intéresse, ce sont les différences, et à 17 ans, la question de la différence se pose de manière très crue -la différence sociale, la différence sexuelle... A la limite, oui, ce qui m'intéressait, c'est qu'à l'adolescence, on peut être très libre sexuellement, très partant pour expérimenter des "figures". Faire l'amour à trois, ça ne veut pas forcément dire qu'on est partouzeur dans l'âme, ça peut juste vouloir dire qu'on a un rapport très sensuel aux amitiés... et qu'on cherche les limites et le sens de sa propre sexualité. Et puis, à 17 ans, on peut encore voir la sexualité comme une performance. Le nombre, la durée, les positions, l'endroit où "on l'a fait", ça a de l'importance. Je trouve que c'est touchant."
Au tapis
Antony Cordier explique pourquoi il a choisi de situer son film dans l'univers du judo : "Si j'ai commencé à écrire sur le judo, c'est parce qu'il s'agit du sport que je connais le mieux, pour l'avoir longtemps pratiqué, mais j'avais donc l'idée de changer de sport en cours d'écriture, de parler d'athlètes par exemple. Mais l'histoire du régime que s'impose Mickael a pris tellement d'importance que le judo est devenu indéboulonnable (...) une équipe de judo, c'est comme une microsociété utopique où les handicaps de poids (beaucoup trop léger, un peu obèse...) deviennent des avantages... On ne voit jamais de judo au cinéma, mais, en France, c'est le 3e sport en nombre de licenciés." Un des rares films français récents dans lesquels on peut assister à des scènes de combats de judo (entre enfants) est L'Emploi du temps de Laurent Cantet avec, déjà, Aurélien Recoing.
Cabrera de l'autre côté de la caméra
L'infirmière compréhensive qui dialogue avec Vanessa est interprétée par une réalisatrice, Dominique Cabrera, auteur entre autres de L'Autre Côté de la mer et Le Lait de la tendresse humaine. Elle avat déjà fait l'actrice dans Un petit cas de conscience de Marie-Claude Treilhou.
Meet Polly Jean
Le poème étudié en cours d'anglais au début du film est en fait une chanson de PJ Harvey, grande figure du rock féminin britannique. Il s'agit du morceau Meet ze monsta, qui figure sur l'un des plus fameux albums de la chanteuse, To bring you my love (1995). A propos de chanteuse, signalons par ailleurs que la bande-originale de Douches froides comporte plusieurs morceaux extraits de premier album (en anglais) d'une célèbre actrice française : Julie Delpy. (AlloCiné)
Critiques :
Chronique douce-amère de l'âge tendre
Ce premier long-métrage est plus qu'un portrait socio-psychologique de l'adolescence, c'est une chronique douce-amère de l'âge tendre, une évocation sensible, tout en pointillés, du trouble des dix-sept ans et du rapport de confrontation au monde adulte. Mickael est un jeune homme de milieu modeste, son père est au chômage, sa mère fait des ménages. Lui partage son temps entre le lycée (la préparation du bac), le dojo (il aspire à devenir judoka) et sa petite amie Vanessa (un amour d'enfance).
Qu'est-ce qui compte vraiment à cet âge ? Comment se construit-on sa propre vie ? C'est le mystère que cherche à percer Antony Cordier, et il y parvient par petites touches pudiques. Le quotidien de son personnage est un oscillement permanent entre deux vérités contraires : la dépendance et le besoin d'affirmation, au sein de sa famille, du groupe, de la société. Michael endure avec lucidité les premiers coups de l'existence : l'alcoolisme de son père, les disputes de ses parents, le manque d'argent, les astreintes physiques, la trahison des sentiments… Les douches froides, au sens propre comme au figuré.
Le réalisateur mise surtout sur la présence des corps, très incarnée, comme dans cette scène d'amour à trois, où chacun flirte avec l'exaltation du désir et le danger de la tentation, qui fera dégénérer une amitié complice en rivalité destructrice. De même, le judo représente à la fois l'épanouissement de soi, un stade de maturité, et un autosacrifice masochiste que s'impose le jeune sportif. Tout, dans le film, évoque un rite de passage à l'âge adulte, l'expression d'une métamorphose qui s'opère dans la lutte et l'apaisement, la jouissance et les meurtrissures.
Le scénario de DOUCHES FROIDES en rappelle un autre, sur le même thème et dans la même veine : le VIVRE ME TUE de Jean-Pierre Sinapi. Du cinéma simplement juste et justement simple, où bonheur et douleur se répondent en écho... (Laurence Berger, Comme au Cinéma.com)
Entretien avec Anthony Cordier
La première image du film, c'est un tableau noir…
Je viens de là, de l'école républicaine comme on dit. J'ai tout appris à l'école, même le cinéma puisque j'ai appris le montage à la Fémis. C'est sans doute pour ça, c'est ce qu'il y a à l'origine: un tableau noir… Le premier film que j'ai fait, Beau comme un camion, c'est un documentaire sur ma famille. Je me suis senti socialement et artistiquement autorisé à faire du cinéma à partir du moment où les films m'ont amené à parler avec les gens de ma famille, comprendre pourquoi, quand j'étais enfant, on me disait “ qu'il ne fallait pas faire ouvrier”.
Quelle est l'idée de départ ?
Le monde ouvrier accorde beaucoup d'importance à la notion d'effort, de sacrifice : il faut souffrir dans la vie, il faut en baver. Je voulais voir jusqu'où ça pouvait nous mener, cette logique du sacrifice, dans tous les domaines, et en particulier dans le domaine du coeur. Qu'est-cequ'on a à sacrifier en amour ? Pourquoi ? Quel plaisir est-ce que ça peut procurer ?
C'est une forme de masochisme !
Presque ! Ce que je trouve étonnant, c'est qu'il y a des gens qui ,trouvent leur bonheur en se privant de choses essentielles. Des, ascètes par idéologie, pas par spiritualité. Dans le film, la famille coupe l'électricité et ils se mettent tous à vivre dans le noir, sans pouvoir se servir ni du micro-onde, ni de la télé, ni du rasoir : c'est un défi lié à la nécessité de faire des économies mais on sent bien que ça leur apporte presque du bonheur !
Cette famille qui s'éclaire à la bougie, c'est une histoire vraie ?
Ah non, c'est fictif, mais je viens d'une famille où l'on était très ,préoccupé des conditions de notre survie. Ce n'est pas tout le monde ,qui est comme ça. Si on voulait survivre, il fallait économiser sur ,un peu tout : l'électricité, le chauffage, la bouffe, les vacances, les vêtements… On ne choisit pas cette manière de vivre, cette culture.
Elle s'impose à vous parce que le travail ouvrier est très mal payé, ,payé juste en dessous de ce qu'il faudrait pour survivre normalement :, ça oblige les gens à trouver des combines, à être un peu dans, l'illégalité, et ça maintient un climat de peur.
Pourquoi avoir choisi le judo ?
Si j'ai commencé à écrire sur le judo, c'est parce qu'il s'agit du sport, que je connais le mieux, pour l'avoir longtemps pratiqué, mais j'avais dans l'idée de changer de sport en cours d'écriture, de parler d'athlètes par exemple. Mais l'histoire du régime que s'impose Mickael ,a pris tellement d'importance que le judo est devenu indéboulonnable. Un combat de judo, ce n'est pas toujours très agréable à regarder, mais je savais ce que j'avais envie d'aller chercher. “ Politiquement ”,, c'est intéressant : c'est un art martial qui a été inventé par un homme, qui mesurait 1m55 et qui voulait développer une méthode de combat, qui permette aux petits de battre les plus grands en utilisant la force, de leur adversaire.
Dans le film, ils font du judo par équipe, avec un combattant par, catégorie de poids : on dirait un peu les Dalton…
Oui, c'est comique et en même temps c'est malin comme organisation : une équipe de judo, c'est comme une microsociété utopique où, les handicaps de poids (beaucoup trop léger, un peu obèse) deviennent, des avantages…On ne voit jamais de judo au cinéma mais, en France, c'est le 3e sport au nombre de licenciés.Tout le monde a fait un an, ou deux de judo. Dans l'équipe, il y avait des techniciens qui avaient pratiqué le judo enfant et qui étaient vraiment émus de remonter sur un tatami ! C'est un sport qui marque d'abord… philosophiquement
Est-ce que c'est un film sur l'adolescence ?
L'adolescence en elle-même ne m'intéresse pas énormément. Jamais il n'a été question de faire une chronique naturaliste de l'adolescence, surtout pas ! Les personnages ne parlent pas tellement comme “ des ados d'aujourd'hui ” . Non, ce qui m'intéresse, ce sont les différences, et à 17 ans, la question de la différence se pose de manière très crue - la différence sociale, la différence sexuelle…
À la limite, oui, ce qui m'intéressait, c'est qu'à l'adolescence on peut être très libre sexuellement, très partant pour expérimenter des “figures ” . Faire l'amour à trois, ça ne veut pas forcément dire qu'on est partouzeur dans l'âme, ça peut juste vouloir dire qu'on a un rapport très sensuel aux amitiés… et qu'on cherche les limites et le sens de sa propre sexualité. Et puis à 17 ans, on peut encore voir la sexualité comme une performance. Le nombre, la durée, les positions, l'endroit où “ on l'a fait ” , ça a de l'importance. Je trouve que c'est touchant. (Comme au Cinéma.com)

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Kiss Kiss (Bang Bang)

Kiss_Kiss___Bang_Bang___2001_

Sortie en France 07 novembre 2001
Grande-Bretagne

Réalisateur : Shane Black
Producteur : Joel Silver
Scénariste : Shane Black, Brett Halliday 
D'après l'oeuvre de Brett Halliday
Directeur de la photographie : Michael Barrett 
Compositeur John Ottman 
Chef décorateur : Aaron Osborne 
Ingénieur du son : Stephen A. Tibbo
Comédie, Thriller
96 mn
Distribution :
Stellan Skarsgard (Félix), Chris Penn (Bubba), Paul Bettany (Jimmy), Allan Corduner (Big Bob), Jacqueline Mckenzie (Sherry), Martine Mc Cutcheon (Mia), Sienna Guillory (Kat), Ashley Artus (Mick Foot), Peter Vaughan (Daddy Zoo).
Synopsis :
A force de commettre des erreurs, de rater ses cibles ou de flinguer la mauvaise personne, Félix doit se rendre à l'évidence : à 50 ans, il serait grand temps de prendre sa retraite et de raccrocher les armes. Le problème dans ce genre de profession, c'est qu'on ne tire pas sa révérence comme ça.
L'ensemble de la profession voit effectivement d'un très mauvais oeil ce repos bien mérité. C'est au moment même où Félix se déniche un travail pépère de garde du corps d'un grand garçon de 33 ans dénommé Bubba, et qu'il apprend qu'il va être papa, qu'une horde de gangsters se lance à la poursuite du célèbre mais vieux tueur à gages…
Bande-annonce


Shane.Black's.Kiss.Kiss.Bang.Bangenvoyé par iwli

Secrets de tournage :
Shane Black, le protégé de Joel Silver
Kiss kiss, bang bang est la première réalisation de Shane Black, qui n'est autre que le scénariste de L'Arme fatale, du Dernier samaritain ou encore d'Au revoir, à jamais, autant de productions à succès signées Joel Silver. Pas étonnant donc que celui-ci prenne sous son aile cet apprenti-réalisateur, auteur d'une comédie policière se situant dans la lignée des films cités précédemment. Pour Joel Silver, "Shane a un style unique qui imprègne tout ce qu'il écrit. Qu'il rende hommage aux conventions d'un genre ou qu'il les bouscule allégrement, tous ses films se distinguent par l'originalité de leurs personnages, de leurs scènes d'action et de leurs inoubliables dialogues."
Un hommage au mythe du privé
Avec Kiss kiss, bang bang, Shane Black a tenu à rendre hommage aux histoires de détective privé qu'il a lues au cours de sa jeunesse. "Comme tous les jeunes garçons, je lisais les récits d'aventures des "Hardy boys" et autres "Three investigators", explique le cinéaste, mais c'est dans la section adulte des librairies et bibliothèques que se nichaient mes héros préférés. J'adorais les histoires de détectives, j'en ai littéralement dévoré des centaines."
Un premier grand rôle pour Michelle Monaghan
La jeune Michelle Monaghan, aperçue dans La Mort dans la peau et la série Boston public, a décroché avec Kiss kiss, bang bang son premier grand rôle au cinéma après une audition qualifiée d'"époustouflante" par Shane Black. "Peu importe qu'elle soit une nouvelle venue et qu'elle soit plus jeune que son personnage, elle a tout ce qu'il faut", renchérit Robert Downey Jr.. "Elle est sensationnelle. Son timing est impeccable, elle maîtrise complètement le matériau et elle n'a pas démérité de ces deux poids lourds que sont Robert et Val", témoigne Joel Silver. 
Johnny Knoxville pressenti
Johnny Knoxville fut à l'origine pressenti pour incarner le personnage d'Harry Lockhart.
Un régime sévère pour Val Kilmer
Pour son rôle de détective privé, Val Kilmer dut se soumettre à un régime sévère en vue de perdre une quinzaine de kilos pris pour le tournage du Alexandre d'Oliver Stone.
Une atmosphère "film noir"
Shane Black travailla en étroite collaboration avec le directeur de la photographie Michael Barrett (de la série Les Experts) et le chef décorateur Aaron Osborne (FBI, portés disparus) aux look et ambiances de ce film noir contemporain. Ces derniers, qui sont tous deux fans de l'imagerie des pulp fictions, s'inspirèrent des fameuses illustrations de Robert McGuinness, créateur de certaines des couvertures de polars les plus éloquentes des années 60. Pour renforcer le feeling "film noir contemporain", ils choisirent par ailleurs de "désaturer" les couleurs en postproduction.
Tournage à Los Angeles
Kiss kiss, bang bang a été entièrement tourné à Los Angeles : au Silver Lake, au MacArthur Park, à Long Beach, au night-club The Falcon Room de Sunset Boulevard et au club 40 Deuce. La plupart des scènes furent tournées en décor naturel, à l'exception de la séquence de l'Ambassador Hotel, des intérieurs de la Clinique Dexter et de la chambre où la soeur d'Harmony se fait assassiner.
Présenté à Cannes et Deauville en 2005
Ce film a été présenté au Festival de Cannes 2005 en sélection officielle, hors-compétition, et à celui de Deauville la même année. (AlloCiné)

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C.R.A.Z.Y. (Le Film)

"C.R.A.Z.Y." (2006) de Jean-Marc Vallee

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C.R.A.Z.Y.

C

Sortie en France 03 mai 2006
Canada

Réalisateur : Jean-Marc Vallee
Producteur : Pierre Even 
Coproducteur : Jean-Marc Vallee 
Producteur exécutif : Jacques Blain, Richard Speer
Scénariste : François Boulay, Jean-Marc Vallee
Directeur de la photographie : Pierre Mignot 
Monteur : Paul Jutras 
Costumière : Ginette Magny
Comédie dramatique
129 mn
Distribution :
Michel Cote (Gervais Beaulieu), Marc-André Grondin (Zachary Beaulieu), Émile Vallée (Zachary Beaulieu (Enfant), Danielle Proulx (Laurianne Beaulieu), Maxime Tremblay (Christian Beaulieu), Pierre-Luc Brillant (Raymond Beaulieu), Alex Gravel (Antoine Beaulieu), Felix-Antoine Despatie (Yvan Beaulieu), Natasha Thompson (Michelle), Johanne Lebrun (Doris), Mariloup Wolfe (Brigitte), Jean-Alexandre Létourneau (Christian Beaulieu, De 15 À 17 Ans), Marie-Michelle Duchesne
Synopsis :
25 décembre 1960 : Zachary Beaulieu vient au monde, quatrième d'une famille de cinq garçons. Famille de banlieue sans histoire avec une mère aimante et un père un peu bourru, mais fier de ses garçons. Le début d'une belle enfance, où se succèdent les Noël et les anniversaires avec l'éternel solo du père Beaulieu chantant Aznavour, Emmène-moi au bout de la terre, les séances de lavage de voiture en plein air et les visites au casse-croûte pour Zac, le chouchou de son père pour une fois.
C'est le début de C.R.A.Z.Y., le récit d'un petit garçon puis d'un jeune homme pas comme les autres, qui va jusqu'à renier sa nature profonde pour ne pas perdre l'amour de son père.
Un portrait de famille qui dépeint la vie souvent extraordinaire de gens ordinaires à la poursuite de leur bonheur.
De 1960 à 1980, entouré de ses frères, de Pink Floyd et des Rolling Stones, entre les promenades en moto pour impressionner les filles, les pétards fumés en cachette, les petites et grandes disputes et, surtout, un père qu'il cherche désespérément à retrouver, Zac nous raconte son histoire. Dans la musique et la révolte, avec humour aussi, jusqu'à un voyage mystique à Jérusalem, "au bout de la terre" comme chantait son père, où peut-être si loin, réussira-t-il à le retrouver, enfin…
Un film envoûtant du réalisateur de Liste noire, Jean-Marc Vallée, qui fait de nouveau équipe avec un des comédiens les plus respectés du Québec, Michel Côté (Le Dernier tunnel, Sur le seuil, Cruising Bar). Aussi de la distribution : Danielle Proulx, Marc-André Grondin et, pour la première fois à l'écran, Émile Vallée.
Site officiel
Le Film

Bande-annonce


Bande annonce C.R.A.Z.Y envoyé par GayClic

Secrets de tournage :
Un succès historique au Québec
Lors de la cérémonie des Jutras (l'équivalent québécois des César), C.R.A.Z.Y. a remporté 13 récompenses, dont celui du meilleur film et du meilleur réalisateur, pour 14 nominations. Un raz de marée historique couronnant une carrière en salle exceptionnelle : 1 million d'entrées au Québec pour 7.5 millions et demi d'habitants. C.R.A.Z.Y. s'était aussi distingué au niveau national en étant couronné dans 10 catégories lors de la 26e cérémonie des Génies (les prix cinématographiques pour l'ensemble du Canada). 
Recréer l'époque par les sensations
"Le film cherche à récréer le style de l'époque par les sensations, explique le réalisateur Jean-Marc Vallee, celles que procurent le tissu synthétique, le toucher désagréable d'un mur de stuco en petits pics, ou la texture d'un microsillon. Ce sont des détails inutiles à l'histoire mais essentiels à la façon de vivre des Beaulieu. Ils traversent les expériences et vieillissent, passent les modes, voient la société se transformer... alors que le seul grand changement notable de la famille tient sans doute à la priorité pour Gervais, le père, de changer d'auto tous les ans." 
Le genèse du film
Le réalisateur Jean-Marc Vallee revient sur ce qui l'a poussé à écrire et tourner C.R.A.Z.Y. : "Comme j'approchais les 40 ans et que je n'étais toujours pas satisfait, je me suis mis à écrire le scénario dont je rêvais, pour me combler en tant qu'homme et cinéaste. J'ai beaucoup pensé à Frank Capra et à son film La Vie est belle. Ils sont plutôt rares les films qui me procurent cette sensation de bonheur intense, mais il y en a toujours quelques-uns, chaque année, qui me rappellent aussi que c'est le genre de films que j'aimerais faire, que je dois faire, ne serait-ce qu'une seule fois dans mon humble carrière. Dans mon esprit, j'ai réalisé C.R.A.Z.Y. en espérant qu'il puisse provoquer le même effet car j'aimerais que l'on puisse sortir de mon film et retrouver cette petite étincelle de lucidité qui permet de voir la vie comme elle devrait toujours nous apparaître : belle. J'ose croire que C.R.A.Z.Y. est celui-là ou l'un de ceux-là." 
Sur un air de rock...
Baigné dans la nostalgie des années 70, le film reprend de nombreux standards musicaux de l'époque. De David Bowie à Pink floyd, les figures marquantes de la musique sont évidemment évoquées dans le film. Au final les droits musicaux ont représenté près de 600 000 dollars canadiens. Le réalisateur Jean-Marc Vallee a dû revoir son salaire à la baisse pour pouvoir intégrer au film tous les morceaux qu'il souhaitait. 
Un titre fou
Le titre du film, C.R.A.Z.Y., fait référence à la chanson homonyme de la chanteuse country Patsy Cline : "Patsy Cline, c'est vraiment, par excellence, la chanteuse sentimentale des coeurs brisés, explique le réalisateur. Or, dans la famille Beaulieu, le père est un vrai macho, et tous ses enfants sont des garçons. Son coeur tendre, très féminin, et non assumé, ne s'extériorise que par cette passion pour Patsy Cline et sa chanson, Crazy ! C'est grâce à cette "faiblesse" - sa sensibilité - qu'il finit par évoluer et accepte son fils, alors même qu'il en a déjà perdu un."
Les lettres du titre correspondent aussi aux ininitiales des prénoms des enfants de la famille Beaulieu : Christian, Raymond, Antoine, Zachary et Yvan.
Inspirations personnelles
L'histoire de C.R.A.Z.Y. est inspirée de la propre vie de François Boulay, qui a collaboré à l'écriture du scénario avec Jean-Marc Vallee. Ce dernier s'est, quant à lui, inspiré de sa propre personnalité pour créer le personnage de Zachary Beaulieu. (AlloCiné)
Critiques :
Une brillante chronique familiale sur fond de rock'n roll...
A tous ceux que l'idée de passer deux heures à entendre une famille d'hurluberlus dialoguer avec le doux accent de Céline Dion : attention aux préjugés, ne ratez pas C.R.A.Z.Y, vous pourriez bien passer à côté d'une des meilleures surprises de l'année cinématographique - je pèse mes mots-.
Véritable phénomène au Québéc - le film a cumulé 1 million d'entrées pour une population de 7 millions d'habitants ! - C.R.A.Z.Y a reçu pas moins de 14 nominations aux Jutra (l'équivalent des Césars). Plusieurs raisons à cela.
Le succès du film tient en premier lieu à ce qu'il parle au spectateur et le ramène forcément - et quel qu'il puisse être- à une situation déjà vécue, un personnage familier, une atmosphère musicale connue… En effet, chronique familiale touchante se déroulant de 1960 à nos jours, l'histoire du film nous est montrée à voir à travers le point de vue de Zachary, jeune garçon introverti, puis adolescent en quête d'identité. En cela, au fur et à mesure que le personnage grandit, le spectateur s'identifie aux situations auxquelles il est confronté ou bien aux réflexions liées aux différentes étapes de sa vie ou encore aux musiques qu'il écoute. A ce titre, il faut noter la place prépondérante de la bande-son, véritable protagoniste de l'intrigue qui épaule et suit les évolutions et le mal-être de Zachary.
Du célèbre « Emmenez-moi » d'Aznavour, titre culte qui constitue un repère familial intense pour le jeune garçon en ce qu'il lui rappelle les virées de jeunesse « entre hommes » avec son père, au très symbolique disque de Patti Smith par lequel arrive la discorde entre le père et le fils ou encore au mythique « Ground Control to Major Tom » de l'ambiguë David Bowie qui se fait l'écho des problèmes d'identité sexuelle du jeune homme : à chaque étape de la vie de Zachary, correspond sa chanson, comme un écho à son mal-être, à ses joies, à ses peines…
L'autre bon point du film, c'est qu'il décrit des personnages véritablement attachants en ce qu'ils ne sont jamais dénués de failles. Les cinq frères, bien sûr, si différents, entre le sportif invétéré, le toxico au grand cœur, l'intellectuel, le rondouillard et bien sûr, Zachary, le rebelle mal dans ses pompes, mais aussi, le personnage du père, à la fois charismatique mais tellement maladroit.
A cet égard, les rapports entre les différents personnages sont extrêmement bien menés et analysés. S'il est évident que la relation père-fils constitue le fil conducteur de l'histoire, d'autres rapports familiaux nous sont donnés à voir, en filigrane, avec à la fois beaucoup de pudeur et de justesse : les rapports fraternels grâce au personnage de Raymond, mais aussi l'amour inconditionnel qu'une mère porte à son fils, à travers le personnage de Laurianne Beaulieu magnifiquement interprétée par la comédienne Danielle Proulx.
Touchant, attachant, mais jamais dénué d'humour, au risque de me répéter : C.R.A.Z.Y est vraiment une des très bonnes surprises de cette année cinématographique ! (Nathalie Couturier, Comme au Cinéma.com)
Notes :
C.r.a.z.y. c’est… une mise en scène étonnante
Elle est à l’image de la famille Beaulieu: parfois sobre, parfois éclatée. Mais il était important pour le réalisateur, alors que l’histoire de cette famille part parfois dans les extrêmes, de constamment rester pudique. Lorsque le drame survient, il n’est pas nécessaire de le souligner : «less is more». La difficulté était de trouver le juste équilibre entre ces moments de transparence de la mise en scène où l’histoire est, plus que tout, au premier plan, et les moments où la technique du cinéma peut accompagner l’imaginaire fertile de Zac.
Jean-marc Vallée dit avoir voulu tout essayer : images gelées, brisures de son, silences étranges, effets de ralenti, de « ramping », montages «hip hop», cadrages inusités, focales extrêmes, éclairages à hauts contrastes, mouvements de caméra dramatiques... Avec ce scénario, il y avait la possibilité d’explorer vraiment le cinéma. De jouer pleinement avec les images, la musique, les sons, le montage... De faire un spectacle.
C.r.a.z.y. c’est… une certaine nostalgie
C’est la nostalgie d’une Amérique ouvrière, de classe moyenne, que l’on ressent peut être à cause des décors ou des accessoires comme le sapin de Noël artificiel, les patins à roulettes à quatre roues, les sièges banane, les poignées mustang... Le film cherche à récréer le style de l’époque par les sensations, celles que procurent le tissu synthétique, le toucher désagréable d’un mur de stuco en petits pics, ou la texture d’un microsillon. Ce sont des détails inutiles à l’histoire mais essentiels à la façon de vivre des Beaulieu. Ils traversent les expériences et vieillissent, passent les modes, voient la société se transformer... alors que le seul grand changement notable de la famille tient sans doute à la priorité pour Gervais, le père, de changer d’auto tous les ans.
C.r.a.z.y. c’est… de la musique
La famille Beaulieu a réellement la musique dans la peau... La musique relie véritablement tous les membres de la famille, comme le révèle la dernière image du film. Leur lien secret est gravé sur un disque, c’est une chanson et c’est leur identité.
Comme pour nous tous, les personnages entendent des refrains qui colorent leur quotidien et les accompagnent à chaque moment.
De façon ironique, quand le père casse les oreilles de Zachary avec la chanson d’Aznavour, «Emmenez moi au bout de la terre...», il l’aide symboliquement à partir. Comme si Zachary suivait les préceptes de la chanson, il décide de son voyage, qui marque une rupture et un grand pas pour assumer sa différence. Et «Aller au bout de la terre», lui permet de revenir, plus fort.
Autre exemple avec Patsy Cline (qui chante Crazy). Elle est LA chanteuse sentimentale des cœurs brisés. Or, dans la famille Beaulieu, le père est un vrai macho et tous ses enfants sont des garçons. Son cœur tendre, très féminin et non assumé, ne s’extériorise que par cette passion pour Patsy Cline et sa chanson, Crazy. C’est grâce à cette «faiblesse» - sa sensibilité - qu’il finit par évoluer.
Enfin, grâce à Space Oddityde David Bowie, Zachary peut crier à Dieu «M’entends-tu ?» et s’adresser à lui en le défiant. Toutes ces chansons que l’on écoutait dans les années 70, ne sont pas un simple fond musical : les personnages du film ne se contentent pas de les entendre, ils vivent avec. Dans la famille Beaulieu, la musique a comme un pouvoir magique. A des milliers de kilomètres, l’osmose entre la mère et son fils peut encore s’exprimer à travers elle. (Comme au Cinéma.com)

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Oublier Cheyenne

Oublier_Cheyenne__2006_

Sortie en France 22 mars 2006
France
Réalisatrice : Valérie Minetto
Producteur : Dominique Crevecoeur
Scénariste : Valérie Minetto, Cécile Vargaftig
Directeur de la photographie : Stéphan Massis 
Compositeur : Christophe Chevalier 
Monteuse : Tina Baz 
Ingénieur du son : Eric Boisteau, Nathalie Vidal
Comédie dramatique
90 mn
Distribution :
Mila Dekker (Cheyenne), Aurélia Petit (Sonia), Laurence Côte (Edith), Malik Zidi (Pierre), Guilaine Londez (Béatrice), Eléonore Michelin (Sandy), Miglen Mirtchev (Vladimir), Pierre Hiessler (Le Collègue).
Synopsis :
Cheyenne, jeune journaliste en fin de droits, décide de quitter Paris pour mener une vie marginale à la campagne. Elle laisse derrière elle la femme qu’elle aime, Sonia, prof de physique-chimie dans un lycée parisien, qui fait tout ce qu’elle peut pour l’oublier… Mais ça n’est pas si facile. Comment concilier ce qu’on veut et ce qu’on peut ? Ce qu’on pense et ce qu’on fait ? Celle qu’on aime et ce qu’on refuse ? Oublier Cheyenne est une fable contemporaine sur la nouvelle précarité, le besoin de changer les choses, et la puissance de l’amour.
Bande-annonce, Extraits

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Secrets de tournage :
Soutenu par l'ACID et présenté au Festival de Cannes
Oublier Cheyenne a été présenté au Festival de Cannes 2005 dans le cadre du programme de l'ACID (Agence du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion).
Pourquoi ce titre ?
La réalisatrice Valérie Minetto s'explique sur les raisons d'un tel titre : "J'ai des origines sardes, mais on me demande souvent si j'ai des ancêtres indiens ou apaches, en particulier quand je suis aux Etats-Unis. A un certain moment de ma vie, on m'a même surnommée Cheyenne ! Et il peut m'arriver d'avoir envie de fuir la société actuelle pour aller vivre en pleine nature..."
C'est ce paradoxe qui les a inspirées, sa co-scénariste Cécile Vargaftig et elle : "Si je veux faire du cinéma, je dois oublier la Cheyenne qui est en moi, j'ai besoin d'électricité, de monter dans des voitures", conclut-elle. 
Et commença l'écriture...
A la base, Valérie Minetto et Cécile Vargaftig souhaitaient faire une comédie, tout en parlant des problèmes de décroissance, des gens qui vivent en marge de la société. Certaines scènes étaient écrites depuis longtemps comme celle de Pierre (Malik Zidi) chez les voisins.
"Nous avons trouvé dans un premier temps les personnages de Cheyenne et de Pierre, qui représentent deux manières très différentes de refuser la société actuelle, explique la réalisatrice. Puis, en contrepoint, nous avons inventé le personnage de Sonia, la prof, qui, elle, refuse la marginalité. Sont venus ensuite ceux d'Edith et de Béatrice, comme les deux extrêmes d'une même ligne. Tous les personnages se positionnent par rapport aux problématiques de la consommation et de l'engagement, qu'il soit amoureux ou politique."
Valérie Minetto et Cécile Vargaftig voulaient également raconter une belle histoire d'amour, et montrer que ce qui peut mettre en danger les relations aujourd'hui, c'est la cruauté économique et sociale actuelle.
L'écriture a duré un an. "J'aime les films "chorale", les films avec une multitude de personnages. C'était déjà le cas dans mon moyen-métrage Adolescents", conclut la cinéaste. 
Un projet pas facile à monter...
Une fois le scénario achevé, Valérie Minetto a trouvé une productrice, Dominique Crèvecoeur, qui croyait en son film et qui a pris le risque de superviser son développement.
Oublier Cheyenne a été financé avec l'avance sur recettes du CNC et la région Franche Comté. "Nous n'avions ni distributeur, ni chaîne de télévision, se souvient la cinéaste. Puis, un jour, nous en avons eu assez d'attendre et nous avons décidé de nous lancer avec le peu que nous avions. C'était un gros risque, tout le monde nous disait que c'était de la folie ! Mais j'ai l'habitude de faire des films avec peu d'argent." 
Références à ? L'Affaire Cicéron ? et au ?Kid ?
Le plan de Sonia (Aurélia Petit) parlant avec Béatrice (Guilaine Londez) en reflet dans la porte de la salle de bain, est un clin d'oeil à celui de Joseph L. Mankiewicz, dans L'Affaire Cicéron : Danielle Darrieux communique, par le biais d'un miroir, avec James Mason dans une pièce adjacente. Il y a également une référence au Kid de Charlie Chaplin, au moment où Cheyenne met sa couverture comme un poncho. 
Le choix de Mila Dekker
Pour le rôle de Cheyenne, Valérie Minetto a effectué de longues recherches, s'intéressant d'abord à des actrices connues. "Ça n'a pas fonctionné, explique la réalisatrice. Cheyenne est un personnage en creux, qui demeure le rôle-titre mais pas le rôle principal."
La réalisatrice désespérait de trouver la comédienne adéquate, lorsque Malik Zidi lui parla de Mila Dekker. "Je suis très heureuse de ce choix, confie la cinéaste. Elle dégage une sauvagerie qui convenait tout à fait au personnage. Et puis elle est brune, elle est très belle avec un côté indien..."
Une touche de russe
Le choix d'un petit ami russe pour le personnage d'Edith, joué par Laurence Côte, s'explique par les liens particuliers qu'entretient Valérie Minetto avec la Russie. "J'ai tourné deux documentaires à Moscou et je suis très attachée à ce pays et à cette langue, explique-t-elle. J'avais envie qu'il y ait du russe dans le film. En fait, Miglen Mirtchev est un comédien d'origine bulgare, c'est un acteur formidable qui peut tout faire." (AlloCiné)
Critique :
La précarité au centre des débats. Voilà ce que nous propose le premier long-métrage de Valérie Minetto, sobrement intitulé Oublier Cheyenne. Un nom assez étrange pour une jeune Française. Alors pourquoi ce titre ? Tout simplement parce que Cheyenne était le surnom donné à la réalisatrice alors qu'elle n'a aucune origine américaine. C'est donc ce paradoxe qui l'a inspiré pour ce film qui nous raconte les déboires d'une jeune journaliste au chômage et en fin de droits, préférant partir vivre en pleine nature et sans les avantages confortables de la vie (eau chaude, électricité, chauffage…).
Cheyenne laisse alors derrière elle son amie Sonia, professeur de chimie, malgré le fort lien amoureux qui les unit toutes les deux. Le synopsis officiel met beaucoup en avant cette relation, mais celle-ci a du mal à traverser l'écran, d'autant que la seule scène où l'on voit les deux comédiennes ensemble est à la toute fin du film. Nous avons donc un peu de mal à croire en cet amour malgré le bon jeu des actrices : Mila Dekker et Aurélia Petit. Notons également la très belle présence de Malik Zidi, dans un rôle de marginal touchant.
L'intrigue sur la précarité est elle tout à fait bien construite et tellement d'actualité que l'on se sent forcément concerné, surtout à voir tous ces jeunes lycéens (élèves de Sonia) se révolter pour leur avenir. Autre point intéressant d'Oublier Cheyenne, sa forme narrative du début lorsque les personnages s'adressent directement au spectateur, comme si leur inconscient s'incarnait.
Si l'on a quand même du mal à s'attacher au film, il marque des débuts plutôt prometteurs pour cette jeune cinéaste à qui il ne manque finalement qu'une touche de folie en lieu et place d'un certain classicisme visuel. (Aurélia Mounier, Comme au Cinéma.com)
Quelques mots de la réalisatrice
Un film social ?
Malgré un sujet qui peut paraître difficile, Valérie Minetto se défend d’avoir fait un film grave. « Nous voulions faire une comédie, tout en parlant des problèmes de décroissance, de ces gens qui vivent en marge de la société. » La réalisatrice a donc tenu à ce que les personnages soient vraiment reliés au monde qui les entoure. « Nous avons trouvé dans un premier temps les personnages de Cheyenne et de Pierre, qui représentent deux manières très différentes de refuser la société actuelle. Puis, en contrepoint, nous avons inventé le personnage de Sonia, la prof, qui, elle, refuse la marginalité. Tous les personnages se positionnent par rapport aux problématiques de la consommation et de l’engagement, qu’il soit amoureux ou politique. »
Mais surtout, une histoire d’amour…
Le film raconte surtout une belle histoire d’amour. La force de l’oeuvre repose sur la douleur de l’absence et la puissance du désir amoureux. Cheyenne veut être heureuse et c’est ce qui la sauve. Valérie Minetto tenait à ce happy-end, à cet espoir qui, au lieu de clore le film, offre une ouverture positive. Peut-on, pour autant, voir dans Oublier Cheyenne un film militant pour la communauté homosexuelle ? « Nous ne tenions pas spécialement à raconter une histoire d’amour homosexuelle. Mais très vite, nous nous sommes rendu compte que la même histoire avec un homme et une femme obligeait à décider qui, de l’homme ou de la femme, était proche de la nature, de la terre... Le film risquait de sombrer dans le psychologisme et de se résumer à une “guerre des sexes” superficielle. La difficulté pour Cheyenne et Sonia à vivre leur histoire
d’amour n’est pas liée à l’homosexualité. C’est pourquoi tout le monde peut partager ce qui leur arrive. Par ailleurs, je suis heureuse de pouvoir montrer l’homosexualité comme quelque chose de simple, sans culpabilité ni revendication particulière. Nous voulions raconter une belle histoire d’amour, et montrer que ce qui peut mettre en danger les relations aujourd’hui, c’est la cruauté économique et sociale actuelle. (Comme au Cinéma.com)

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