Ciné Gay & Lesbien

Cinéma gay

15 avril 2008

D

Dans la peau d'un jeune homo
Dakan (1997)

Dare (2004)

David Vance (Paul Francis, Levi Poulter)
Davy and Stu (2006)
Dawson's Creek (Jack & Doug)
De Tout Coeur (2005)
Dead Gay Man and Living Lesbian (2008)
Defying Gravity (1997)
Dernier Eté à New Ulm (1995)
Dernier Jour (Le) (2004)
Des Chambres et des Couloirs (1998)
Devotee (2008)
Dictionnaire des chefs d'État homosexuels ou bisexuels
Different (2003)
Différent des autres (1919)
Différent des autres (1919) (Le Film)
Dirty Love (2006)
Dirty Slapping (2008)
Distancia (La) (2006)
Distorsion (2007)
Dizzy (1999)
Dog Tags (2008)
Dolko IV
Donne-moi la main (2009)
Dorian Blues (2007)
Dorian Blues (2007) (Le Film)
Dostana (2008)
Dream Boy (2008)
Du même sang (2004)
Dylan Rosser (Cortland Anderson)
Dylan Rosser (Damon)

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24 avril 2008

De l'autre côté

De_L_Autre_C_t___2007_

Date de sortie : 14 Novembre 2007
Titre original : Auf Der Anderen Seite
Allemagne, Turquie
Réalisateur : Fatih Akin
Producteur : Fatih Akin, Andreas Thiel, Klaus Maeck 
Coproducteur : Funda Ödemis, Ali Akdeniz 
Producteur associé : Alberto Fanni, Flaminio Zadra, Paolo Colombo 
Scénariste : Fatih Akin
Directeur de la photographie : Rainer Klausmann 
Monteur : Andrew Bird 
Mixage : Richard Borowski 
Décorateur : Tamo Kunz, Sýrma Bradley 
Costumière : Katrin Aschendorf 
Maquilleur : Daniel Schröder 
Ingénieur du son : Kai Lüde 
Directrice du casting : Monique Akin
Comédie dramatique
122 mn
Distribution :
Baki Davrak (Nejat Aksu), Tuncel Kurtiz (Ali Aksu), Patrycia Ziolkowska (Lotte Staub), Hanna Schygulla (Susanne Staub), Nurgul Yesilcay (Ayten Öztürk), Yelda Reynaud (Emine), Nursel Koese (Yeter), Lars Rudolph (Le Responsable De La Librairie), Andreas Thiel (Le Bureaucrate Turc Au Consulat).
Synopsis :
Malgré les réticences de son fils Nejat, Ali, qui est veuf, décide de vivre avec Yeter, une prostituée d'origine turque comme lui. Mais Nejat, jeune prof d'allemand, ne tarde pas à se prendre d'affection pour Yeter lorsqu'il comprend qu'elle envoie presque tout son argent à sa fille en Turquie, pour lui payer des études supérieures. La mort accidentelle de Yeter éloigne durablement le père de son fils. Nejat se rend à Istanbul dans l'espoir de retrouver la trace d'Ayten, la fille de Yeter. Mais Nejat ignore qu'Ayten, activiste politique d'une vingtaine d'années, a fui en Allemagne pour échapper à la police turque. A Hambourg, Ayten sympathise avec Lotte, une étudiante allemande aussitôt séduite par le charme et l'engagement politique de la jeune Turque. Lotte propose même à Ayten de l'héberger chez elle, malgré les réticences de sa mère, Susanne. Arrêtée et placée en détention, Ayten est finalement reconduite à la frontière puis incarcérée en Turquie. Sur un coup de tête, Lotte décide de tout abandonner et de se rendre en Turquie, où elle se heurte à une bureaucratie pesante : tous les efforts pour faire libérer Ayten semblent vains. Elle rencontre Nejat par hasard et devient sa colocataire. Un événement tragique fait prendre à Susanne la décision de venir à Istanbul pour remplir la mission de sa fille. En se rapprochant de Susanne, Nejat ressent le besoin de renouer avec son père qui vit désormais en Turquie, au bord de la mer Noire. Il décide alors de partir à sa recherche.
Bande-annonce, Extraits

De_L_Autre_C_t___2007__001De_L_Autre_C_t___2007__002De_L_Autre_C_t___2007__003
De_L_Autre_C_t___2007__004De_L_Autre_C_t___2007__005De_L_Autre_C_t___2007__006
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De_L_Autre_C_t___2007__010De_L_Autre_C_t___2007__011De_L_Autre_C_t___2007__012

Critiques :
De l’Allemagne à la Turquie, un film aux mille couleurs
Après Head-on, c’est avec grand plaisir que l’on retrouve Fatih Akin derrière cette caméra qu’il sait si bien maîtriser. Dans son dernier long métrage, De l’autre côté, le cinéaste nous entraîne des couleurs de Brême à celles d’Istanbul, survolant les frontières avec grâce et gravité.
En effet, l’histoire est dure et compliquée mais c’est avec un vrai bonheur qu’on se laisse emporter et submerger par tous ces visages et ces nombreux parcours si divers et si proches à la fois. Chacun des personnages mène sa vie. Mais, qu’ils soient d’Allemagne ou de Turquie, tous se croisent. Nejat, Ali, Ayten, Yeter, Lotte et Susanne suivent leurs routes et croisent celles des autres. Les vies s’emmêlent, l’histoire d’un instant ou à tout jamais. Des amitiés naissent, des vies s’écroulent, mais le plus important, chacun se construit grâce à ces rencontres, au-delà de celles-ci.
Sur fond de thèmes très actuels et fortement politisés, Fatih Akin nous propose de suivre ses personnages, de les accompagner. On part avec lui, sur cette route qui traverse les frontières. Il nous montre alors avec une grande justesse, sans trop en faire, le quotidien de ces héros touchés par le deuil, confrontés à la réalité politique de leur pays, aux problèmes d’immigration… Le regard que le réalisateur pose sur ces différentes histoires est beau, loin de tous clichés et d’une trop grande sensibilité.
Film interculturel et intergénérationnel, il touche, transporte et interroge. (Morgane Postaire, Comme au Cinéma.com)
Rencontre avec Fatih Akin :
Ne surtout pas abandonner dès les premiers cent mètres...
Je me suis tellement investi dans le tournage de Head-on que je ne savais vraiment pas ce que j'allais faire ensuite. C'est la première fois que cela m'arrive car, auparavant, je savais systématiquement à quel projet j'allais m'atteler avant même d'achever le film en cours. Je me suis donc retrouvé dans une situation pénible, sans savoir quoi faire. Ironiquement, le succès considérable de Head-on n'a fait qu'empirer les choses car je ne m'y attendais pas. Même si c'était formidable, le succès ne m'a pas facilité la vie. J'ai eu un vrai blocage. Je sentais qu'on me mettait la pression pour faire mieux que Head-on. Je voulais moi-même obtenir un meilleur résultat d'un point de vue artistique. Il fallait que j'arrive à me prouver que je n'étais pas allé au bout de mes possibilités avec Head-on. Comme j'utilise souvent des métaphores sportives, je me répétais sans cesse que je ne devais pas abandonner la course dès les premiers cent mètres. Il fallait donc que je fasse encore mieux que Head-on. Et que j'aille plus vite que Carl Lewis et que je me transforme en Ben Johnson.
Quand je suis devenu père
Quand je suis devenu père, cela m'a beaucoup marqué. Mon fils est né en 2005. Du jour au lendemain, il a fallu que je sois plus responsable et que je songe à l'avenir. Auparavant, j'étais plutôt du genre nonchalant. Grâce à la naissance de mon fils, j'ai senti la pression artistique qui pesait sur moi s'envoler. Cela a incontestablement influé sur mon écriture. C'est aussi mon activité d'enseignant dans une université de Hambourg, et le fait de communiquer mon expérience aux étudiants, qui m'ont aidé. De même, le tournage de mon documentaire, Crossing The Bridge, m'a soulagé. Quand je suis allé en Turquie pour rencontrer tous ces chanteurs et ces musiciens, cela a agi comme une thérapie.
Mes "devoirs"
Le cinéma tient une place considérable dans ma vie, mais il n'est rien à côté de problématiques telles que la naissance, l'amour et la mort. Pour passer vraiment à l'âge adulte, je me suis dit qu'il fallait que je réalise trois films. On peut appeler ça une trilogie si on veut – mais en tous les cas, il s'agit de trois films indissociables car ils traitent respectivement de l'amour, de la mort et du mal. Head-on parle d'amour. De L'Autre Cote parle de la mort – la mort dans la mesure où chaque décès est une naissance : la mort et la naissance ouvrent toutes deux la voie à d'autres dimensions. Avec De L'Autre Cote, j'ai le sentiment d'avoir atteint une nouvelle dimension, mais qu'il manque encore quelque chose qui sera au coeur du troisième film – un film qui parlera du mal. Je pense qu'il est nécessaire que au bout de ma démarche. Je pense à ces trois films comme à mes "devoirs" – une fois qu'ils seront terminés, je pourrai passer à autre chose. Je pourrai peut-être aborder le film de genre, et m'essayer au film noir, au western et même au cinéma d'horreur.
L'art d'aimer
L'Art d'aimer d'Erich Fromm m'a beaucoup influencé. Les rapports humains me fascinent. Pas seulement les relations entre hommes et femmes, ou les rapports sexuels, mais aussi entre parents et enfants. L'ensemble des relations humaines. Pour moi, toutes les guerres qui se déroulent dans le monde viennent du fait que l'homme n'aime pas suffisamment son prochain. Je crois que c'est la paresse qui engendre le mal. Il est plus facile de haïr que d'aimer. (Comme au Cinéma.com)
Rencontre avec Fatih Akin
Ne surtout pas abandonner dès les premiers cent mètres...
Je me suis tellement investi dans le tournage de Head-on que je ne savais vraiment pas ce que j'allais faire ensuite. C'est la première fois que cela m'arrive car, auparavant, je savais systématiquement à quel projet j'allais m'atteler avant même d'achever le film en cours. Je me suis donc retrouvé dans une situation pénible, sans savoir quoi faire. Ironiquement, le succès considérable de Head-on n'a fait qu'empirer les choses car je ne m'y attendais pas. Même si c'était formidable, le succès ne m'a pas facilité la vie. J'ai eu un vrai blocage. Je sentais qu'on me mettait la pression pour faire mieux que Head-on. Je voulais moi-même obtenir un meilleur résultat d'un point de vue artistique. Il fallait que j'arrive à me prouver que je n'étais pas allé au bout de mes possibilités avec Head-on. Comme j'utilise souvent des métaphores sportives, je me répétais sans cesse que je ne devais pas abandonner la course dès les premiers cent mètres. Il fallait donc que je fasse encore mieux que Head-on. Et que j'aille plus vite que Carl Lewis et que je me transforme en Ben Johnson.
Notes :
Fatih Akin et la Turquie
Tournage en Turquie
Fatih_AkinJ'ai finalement démarré le tournage le 1er mai 2006. On a tourné De L'Autre Cote en Allemagne – à Brême et Hambourg – et en Turquie – à Istanbul, sur la côte de la mer Noire et à Trabzon. Le tournage a duré environ 10 semaines. Pour un metteur en scène, la Turquie est un formidable décor. L'Allemagne, beaucoup moins. C'est un pays qui peut se révéler séduisant, mais il faut déployer énormément d'efforts pour trouver des lieux intéressants, ou bien les créer de toutes pièces. En Turquie, la lumière est extraordinaire grâce à la situation géographique du pays. Pour moi, tourner à Istanbul, c'est comme tourner à New York. Ce sont deux villes séduisantes et cosmopolites. Chacune d'entre elles est une mégalopole. J'adore filmer les villes. J'ai été élevé dans une grande ville. C'est l'univers que je connais le mieux. Dans De L'Autre Cote, la ville est un personnage à part entière. Parce qu'elle ne parle pas turc, Lotte, qui est étrangère, se perd en débarquant à Istanbul. Mais je tenais à briser le cadre urbain en insérant des plans de la campagne et du littoral.
Entre deux cultures
J'ai à la fois des origines turques et des origines allemandes. Je suis né en Allemagne, mais je suis partagé entre deux cultures. J'ai été élevé en Europe, mais mes parents m'ont aussi inculqué une culture turque. Cette dernière a toujours tenu une place importante dans ma vie. Quand j'étais petit, j'allais en Turquie avec ma famille tous les étés. Parce que je suis moi-même partagé entre deux cultures, il est logique que mes films le soient également.
Une relation d'amour et de haine avec la Turquie
J'entretiens une relation d'amour et de haine, très complexe, avec la Turquie. Je me suis vraiment intéressé à la Turquie à la fin de mes études, en 1995. J'ai décidé d'y tourner mon premier court métrage, Weed, en 1996. J'ai découvert une autre facette de la Turquie, et ce pays m'a de plus en plus fasciné. J'ai renoué avec ma culture turque. Plus je tourne en Turquie, plus j'essaie de comprendre ce pays. Mais, plus je le comprends, plus je suis triste. Je déteste la politique et le nationalisme. Il faut voir ce qui se passe là-bas actuellement ... L'histoire se répète. Les mêmes erreurs sont commises, comme toujours. J'aime ce pays, mais tourner en Turquie me pompe mon énergie, mes larmes et mon sang.
La bureaucratie turque
L'image de la bureaucratie turque dans De L'Autre Cote n'est pas sévère – elle est kafkaïenne. Il ne s'agit pas d'un point de vue critique, mais d'une réalité qui se passe de commentaire. Dans le film, lorsque l'activiste politique est arrêté devant Ayten, la foule en délire applaudit. Le pire, c'est que ça s'est passé exactement comme cela au cours des répétitions : les figurants se sont mis à applaudir spontanément. Cela ne se produit que lorsque ceux qui sont arrêtés sont considérés comme des ennemis de l'Etat. Le fascisme prolifère dans les rues d'Istanbul.
Un nombre incalculable de drapeaux turcs
On voit beaucoup de drapeaux turcs dans De L'Autre Cote. Cela vaut la peine d'essayer de les compter. J'imagine que les nationalistes y verront un témoignage de mon amour pour la Turquie, mais je n'ai pas ajouté un seul drapeau. Ils étaient tous là. Je n'ai rien changé aux décors naturels. Je les ai filmés tels quels. J'ai peut-être un peu forcé le trait – mais il y a tellement de drapeaux turcs !
Secrets de tournage par Fatih Akin
L'intelligence, ça rend sexy
J'estime que l'intelligence, ça rend sexy – et j'ai donc fait du personnage de Nejat un prof. Et un prof d'allemand d'origine turque, cela bouscule certains préjugés qui sévissent toujours en Allemagne. Les Turcs jouent actuellement un rôle-clé en Allemagne dans les domaines culturel, politique et scientifique. Ils ne se contentent pas de faire le tapin. Yeter considère que les études sont tellement importantes qu'elle accepte de se prostituer pour être en mesure de payer l'université à sa fille. Nejat se reconnaît dans cette soif de connaissances. Il y a une ironie qui m'a plu dans le fait que lorsque Nejat arrive à Istanbul, il prend la place d'un intellectuel allemand qui tient une librairie.
Les études peuvent sauver le monde
Le niveau d'alphabétisation – et les études – jouent un rôle fondamental dans De L'Autre Cote. Il y a un livre qui symbolise le conflit entre Nejat et son père. Mais quel livre choisir ? Cela s'est avéré une décision très difficile pour moi. Je ne voulais ni de Siddhartha, ni de Bilbo le Hobbit, ni de quoi que ce soit de trop ouvertement symbolique. Du coup, je me suis dit que j'allais faire de la pub à un ami à moi qui a écrit un bouquin formidable. J'ai donc choisi Die Tochter des Schmieds (La Fille du forgeron) de Selim Ozdogan. S'agissant du film, la lecture est un élément-clé. La lecture symbolise les études : il n'y a que les études qui puissent sauver la planète.
Hanna et Tuncel
J'ai imaginé cette mère allemande qui débarque à Istanbul pour retrouver sa fille qui a disparu. J'ai très tôt songé à Hanna Schygulla pour le rôle. J'avais fait sa connaissance à Belgrade en 2004, et elle m'a envoûté. Je m'étais vraiment mis en tête de travailler avec elle. Certains journalistes allemands m'ont comparé à Fassbinder, mais je ne suis pas d'accord. Je viens de la rue, et non pas du théâtre. Je me sens plus proche de Yilmaz Güney – un artiste qui s'est rebellé contre les conventions. Fassbinder était à Hanna ce que Güney était à l'acteur Tuncel Kurtiz à qui j'ai également pensé très vite pour De L'Autre Cote. Mais mon but n'était pas de les utiliser comme des icônes du cinéma de Fassbinder et de Güney. Pour autant, il aurait été prétentieux de ma part de tenter de les diriger comme aucun autre metteur en scène avant moi. Je ne voulais pas que la direction d'acteur s'en ressente. Mon boulot, c'est de raconter des histoires. Et Hanna, comme Tuncel, correspondaient parfaitement à l'image que je m'étais faite des parents du film.
Sampling
En tant que réalisateur, la principale difficulté consiste à ne pas me répéter. J'aime m'étonner moi-même et, en dernière instance, surprendre le spectateur. J'espère que mes films ne se ressemblent pas. J'imagine qu'on ne pourra en juger que lorsque j'aurai réalisé une demi-dizaine d'autres films. Quand j'ai de nouvelles idées, elles surgissent toutes en même temps, et elles ont des origines diverses. Je recycle même certaines idées, comme le sampling dans le hip-hop – j'adore ça. Comme, par exemple, lorsqu'on utilise des rythmes de basse connus pour faire du neuf avec du vieux, ce qui est aussi une manière de rendre hommage à des musiques plus anciennes. C'est ainsi que j'ai réutilisé certaines thématiques de Crossing The Bridge dans De L'Autre Cote. Le personnage de l'activiste politique, Ayten, m'a été inspiré par les chanteurs kurdes. Ici, en Occident, on n'a pas à se battre pour la liberté d'expression. Mais le combat pour la justice est toujours d'actualité en Turquie.
La passion rend sexy
Quand on se bat pour une cause avec passion, cela rend sexy. Et il me fallait un personnage sexy pour De L'Autre Cote. Ayten est très instinctive. Elle connaît le monde de la rue, et elle est très séduisante. Elle est très politisée. Au départ, l'actrice Nurgül Yesilçay se sentait en déphasage avec la culture politique du personnage. Quand elle a fini par donner son accord, elle s'est donnée à fond. J'ai été subjugué par sa connaissance approfondie du personnage. Je connais pas mal de femmes comme Ayten, et Nurgül ne leur ressemble pas. Ayten est comme mon alter ego au féminin. Elle a une idée à un moment donné, et puis elle se surprend elle-même en en changeant l'instant d'après.
Suis-je engage politiquement ?
J'ai envie de changer le monde – est-ce que cela fait de moi quelqu'un d'engagé politiquement ? Le film se propose de changer le monde – cela en fait-il un film engagé politiquement ? Il est sans doute plus philosophique qu'autre chose, même si je crois que tout est devenu politique aujourd'hui. A notre époque, je pense qu'il est impossible de séparer la vie de la politique et de l'art. J'ai des idéaux, mais je peux parfaitement changer d'avis demain – je m'efforce de ne pas être dogmatique. Quelle que soit la croyance des gens – en religion ou en politique –, tout a ses limites, tout prend une direction déterminée. Je voulais faire un film qui prenne le contre-pied de tout cela. J'ai tenté de réaliser ce film en prenant du recul, en me mettant à la place d'un spectateur extérieur. Mais ça ne m'a pas semblé possible. Parfois, ce n'est pas l'intellect qui décide. J'imagine qu'il s'agit d'une part de moi beaucoup plus irrationnelle, qui vient du coeur.
L'Allemagne et la Turquie
En tant qu'Allemands, Susanne et Lotte représentent l'Union européenne, tandis qu'Ayten et Yeter représentent la Turquie. Tout ce qui se passe entre eux dans De L'Autre Cote est emblématique des rapports entre ces deux systèmes politiques. La dispute entre Susanne et Ayten sur l'Union européenne m'a amusé. Mais mon opinion n'a pas d'importance. Pour cette scène, je me suis inspiré de conversations que j'ai entendues autour de moi. A la fin du tournage, Susanne l'Allemande et Ayten la Turque constatent que leur perception de la réalité a radicalement changé. Dans la séquence de la librairie à la fin où elles se prennent dans les bras l'une de l'autre, j'ai remarqué un petit détail, mais seulement au montage. Tout près des deux femmes, on aperçoit deux petits drapeaux : l'un allemand, l'autre turc. Mon collaborateur et ami, Andreas Thiel, qui est décédé pendant la dernière semaine de tournage, les y a mis. Cela a une signification. J'imagine qu'il s'agit aussi d'un film sur les rapports entre ces deux pays. (Comme au Cinéma.com)

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02 mai 2008

Dorian Blues

Dorian_Blues__2007_

Sortie en France 11 avril 2007
USA

Réalisateur Tennyson Bardwell
Producteur : Tennyson Bardwell, Frank D'Andrea, Portia Kamons, Ann Marie Lizzi, Mary-Beth Taylor 
Producteur exécutif Steven C. Beer
Scénariste Tennyson Bardwell
Directeur de la photographie : Taylor Morrison 
Compositeur : Will Severin 
Monteuse : Ann Marie Lizzi 
Chef décorateur : Len Clayton 
Costumière : Agnes Elizabeth Kapusta 
Choregraphe : Austin Basis, John Druzba 
Superviseur musical : Jeanne DaSilva
Comédie
88 mn
Distribution :
Michael Mcmillan (Dorian Lagatos), Steven Charles Fletcher (Tom Lagatos), Lea Coco (Nicky Lagatos), Mo Quigley (Maria Lagatos), Austin Basis (Spooky), Ryan Kelly Berkowitz (Tiffany), Chris Dallman (Andrew), Leslie Elliard (Dr. Michener), Sian Heder (Ellie), Portia Kamons (Mrs. Polk), Cody Nickell (Ben), John Shea (Mr. Trolley), Pat Shea (Mrs. Trolley), Daniel A. Jacobs (Tony), Jeff Paul (Le Travailleur Social).
Synopsis :
Dorian vit dans une petite ville proche de New York avec son père (conservateur et inconditionnel de Nixon), sa mère (qui semble tout droit sortie de Stepford Wives) et son frère (star de l'équipe de football).Au lycée, Dorain est mis de côté et doit encaisser toutes les plaisanteries sur les pédés que lui font ses camarades de classe.Il est différent et comprend pourquoi quand il arrive à la conclusion qu'il est GAY ! Il décide de faire son coming-out auprès du conseillé d'éducation du lycée, du prêtre de la paroisse et de son frère.C'est finalement à son père, homophobe, qu'il décide de dévoiler son homosexualité. Mais avant que son père ne puisse le mettre à la porte, il part à New York où il découvre un monde nouveau peuplé de cafés et de beaux mecs.Mais cette vie se révèle aussi frustrante et pénible que l'idée de revenir à ses origines...
Critiques
Site officiel
Le Film

Dorian_Blues__2007__001Dorian_Blues__2007__002Dorian_Blues__2007__003
Dorian_Blues__2007__004Dorian_Blues__2007__005Dorian_Blues__2007__006
Dorian_Blues__2007__007Dorian_Blues__2007__008Dorian_Blues__2007__009
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13 mai 2008

Profession : Reporter

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Sortie en France 18 juin 1975
Titre original : Professione : Reporter
Espagne, France, Italie, USA
Réalisateur : Michelangelo Antonioni 
Producteur : Carlo Ponti 
Producteur exécutif : Alessandro von Norman
Scénariste : Mark Peploe, Peter Wollen 
Michelangelo Antonioni
Directeur de la photographie : Luciano Tovoli 
Compositeur : Ivan Vandor 
Monteur : Michelangelo Antonioni, Franco Arcalli 
Directeur artistique : Piero Poletto
Chef décorateur : Osvaldo Desideri 
Décorateur : Osvaldo Desideri 
Costumière : Louise Stjernsward 
Maquilleur : Franco Freda 
Directeur de production : Ennio Onorati
Thriller, Drame
126 mn
Distribution :
Jack Nicholson (David Locke), Maria Schneider (La Fille), Jenny Runacre (Rachel Locke), Ian Hendry (Martin Knight), Steven Berkoff (Stephen), Ambroise Bia (Achebe), José Maria Caffarel (Le Gardien D'Hôtel), James Campbell (Le Docteur Sorcier), Manfred Spies (L'Étranger Allemand), Jean-Baptiste Tiemele (Le Meurtrier), Angel Del Pozo (L'Inspecteur De Police), Chuck Mulvehill (Robertson, L'Homme Mort), Narciso Pula (Le Complice Du Meurtrier), Gustavo Re
Synopsis :
David Locke est un reporter américain basé en Afrique. Un jour où il se rend à son hôtel, il découvre le corps sans vie d'un homme lui ressemblant étrangement dans la chambre voisine. Il décide de lui prendre son identité et de vivre une nouvelle vie qu'il espère plus passionante, ce qui l'amènera à rencontrer une mysterieuse femme qui semble aussi perdue que lui. Ce qu'il ne sait pas, c'est que le cadavre dont il a pris l'identité était un espion au service d'un groupe terroriste...
Bande-annonce
Site officiel

Profession___Reporter__1975__001Profession___Reporter__1975__002Profession___Reporter__1975__003
Profession___Reporter__1975__004Profession___Reporter__1975__005Profession___Reporter__1975__006
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Profession___Reporter__1975__009

A Propos du film
Michelangelo Antonioni excelle dans l’art de transformer une intrigue policière en une déchirante méditation existentielle sur la douleur de vivre, sur l'impossibilité de connaître la réalité et de changer de personne, et de destin, en changeant d'identité.
Citations
Walter Salles :
" C'est Profession Reporter d'Antonioni, que j'ai vu à 16 ans au Brésil, qui a déclenché ma vocation pour la réalisation. Ce film a été ma ligne de partage des eaux et Antonioni reste aujourd'hui encore le cinéaste que j'admire le plus. Un film d'Antonioni est quelque chose qui se vit, qui génère une émotion qui n'est pas traduisible par la parole et c'est ce qui m'a donné envie de faire de la mise en scène ".
Luciano Tovoli :
" Laisser le ton cru, dur du reportage. Par conséquent ne pas utiliser de filtres et de matériaux qui puissent, en quelque sorte, rendre l'image trop élégante. Ne pas faire d'images publicitaires. Faire un film avec la lumière que nous avions à disposition , la lumière naturelle. En outre, c'est un film où rien n'a été tourné en studio (sauf la scène finale) ".
Seymour Chatman, Antonioni ou la surface du monde, 1985.
" Profession : Reporter n'est pas un film policier : les alternatives du suspense sont annulées par la mort inévitable et paisible de Locke. Les films policiers sont centrés sur l'impression qu'il y a quelque chose à sauver - une pucelle, la position secrète de la flotte, des plans, tout ce que Hitchcock appelle the Macguffin. Ici, la cause - des fusils pour les rebelles - est oubliée. Non seulement le héros n'est pas sauvé, mais même son intégrité semble, en quelque sorte, être une fausse piste ". 

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18 mai 2008

D'un amour à l'autre

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2004
Titre original : Lapsia ja aikuisia - Kuinka niitä tehdään ?
Finlande
Réalisateur : Aleksi Salmenpera
Drame
96 mn
Distribution :
Minna Haapkyla (Venla), Kari-Pekka Toivonen (Antero), Minttu Mustakallio (Satu), Tommi Eronen (Rönkkö), Pekka Strang (Miro), Dick Idman (Claes), Antti Raivio (Jarmo Heiskanen), Saara Pakkasvirta (Seija), Meri Nenonen (Tintti), Juha Kukkonen (Hessu)
Synopsis :
Venla et Antero sont un couple moderne, ensemble depuis longtemps, elle psychologue et lui sportif de haut niveau. Mais leur relation entre en crise quand Venla désire avoir un enfant, ce qu’Antero refuse catégoriquement. Il va même en secret jusqu’à pratiquer une vasectomie. Venla va alors tout faire pour avoir un enfant, et avec l’aide de Satu, femme médecin spécialisée dans les grossesses assistées, elle va opter pour une insémination artificielle. Mais ce que Venla n’avait pas prévu, c’est l’attirance soudaine qu’elle éprouve pour Satu...

D_un_amour___l_autre__2004__001D_un_amour___l_autre__2004__002

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24 mai 2008

Defying Gravity

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2007
USA

Réalisateur : John Keitel
Drame
97 mn
Distribution :
Linna Carter, Daniel Chilson, Seabass Diamond, Niklaus Lange, Lesley Tesh, Don Handfield, Nick Spano, Larry Sullivan Jr, Kevin Spirtas,  Ryan Tucker, Nicki Lynn, Laura Fox, Kevin P. Wright, Matt Steveley, David Tuchman, Jess Martell, Katrina Holden Bronson
Synopsis :
Griff est le garçon le plus populaire du campus. Mais, Griff a un secret : Pete. Quand Pete est victime d'une agression homophobe, Griff en est le seul témoin. Il doit alors choisir entre abandonner l'homme qu'il aime ou révéler l'identité des agresseurs de son amant et faire face aux conséquences de son choix…

Defying_Gravity__1997__001Defying_Gravity__1997__002Defying_Gravity__1997__003
Defying_Gravity__1997__004Defying_Gravity__1997__005Defying_Gravity__1997__006
Defying_Gravity__1997__007Defying_Gravity__1997__008Defying_Gravity__1997__009
Defying_Gravity__1997__010Defying_Gravity__1997__011Defying_Gravity__1997__012
Defying_Gravity__1997__013Defying_Gravity__1997__014Defying_Gravity__1997__015
Defying_Gravity__1997__016


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Dakan

Dakan__1997_

1997
Guinée, France
Réalisateur : Mohamed Camara
Drame
90 mn
Distribution :
Cécile Bois, Aboubakar Toure, Mamady, Koumba Diakite, Kade Seck, Mohamed Camara.
Synopsis :
Manga et Sory, deux jeunes garçons Africains, s'aiment à la folie. Ils ont vingt ans et veulent vivre ensemble. Mais pour leurs familles, leur homosexualité est un déshonneur. Elles feront tout pour les séparer. Devant tant d'incompréhension, les deux garçons obéissent et tentent de prendre femme...
[Dakan signifie destinée...- les tabous et les interdits peuvent-ils contraindre deux êtres qui s'aiment à la séparation ? Manga et Sory tentent désespérément de satisfaire leurs parents, pour qui l'homosexualité n'est qu'une maladie qui plonge la famille dans
l'opprobre.
Eloignés l'un de l'autre, les deux garçons se lient chacun à une femme. Manga rencontre Oumo, mais leur amour n'est que fraternel. Sory, lui, fonde une famille qu'il quitte ensuite pour retrouver Manga. L'histoire repose ainsi sur le choix entre l'amour
filial et la confrontation au regard de l'autre. Mohamed Camara dénonce les contradictions d'une société qui dicte le comportement des hommes au détriment de leurs désirs. En réunissant les deux garçons, il fait de l'amour un principe universel
qui outrepasse les différences : "à travers ce film, j'ai essayé de dire que l'amour reste éternel en dépit des difficultés que la société impose aux amoureux. Homo ou pas !
C'est pour moi une façon de rendre hommage à ceux qui s'aiment et expriment leur amour comme ils le sentent."]
"Média-G"

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05 juin 2008

DL Chronicles

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2007
USA
Réalisateur : Quincy Lenear
Comédie
120 mn
Distribution :
Damian Toofeek, Raven Darren, Schnase Terrel
Synopsis :
DL Chronicles raconte l'histoire de ces mecs afro-américains qui, par choix ou par "obligation", mènent une double vie : hétéros dans leur vie sociale, ils ont une vie sexuelle gay.
La première saison de DL Chronicles brosse tour à tour 4 portraits.
Épisode 1 : Wes semble mener une vie de couple parfaite jusqu'à l'arrivée de son séduisant beau-frère.
Épisode 2 : Robert va faire une entorse à la règle de "one shot" avec Austin.
Épisode 3 : Boo, un ex-taulard, multiplie les aventures féminines et masculines.
Épisode 4 : Mark oblige son mec à jouer les coloc devant sa famille.
Développé par Here ! TV (rappelons les succès de Dante’s Cove, l’Antre..), et jouant sur la subtilité des caractères et la finesse d’écriture, DL Chronicles est une série sarcastique, émouvante, dramatique, érotique, qui va bousculer bien des stéréotypes ! (Optimale.fr)

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07 juin 2008

Drôle de Félix

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Date de sortie : 19 Avril 2000
France

Réalisateurs : Olivier Ducastel,  Jacques Martineau
Producteur : Philippe Martin
Scénaristes : Olivier Ducastel, Jacques Martineau
Directeur de la photographie : Matthieu Poirot-Delpech 
Monteuse : Sabine Mamou 
Chef décorateur : Louis Soubrier 
Costumière : Juliette Chanaud 
Directrice du casting : Antoinette Boulat 
Choregraphe : Sylvie Giron
Comédie dramatique
95 mn
Distribution :
Sami Bouajila (Félix), Patachou (Mathilde), Ariane Ascaride (Isabelle), Pierre-Loup Rajot (Daniel), Charly Sergue (Jules), Maurice Bénichou (Le Pêcheur), Philippe Garziano (Le Cheminot), Christiane Millet (La Patiente En Bi-Thérapie), Didier Mahieu (Le Copain Syndicaliste), Aliette Langolff-Colas (La Secrétaire Des Assedic), Arno Feffer (L'Homme De La Pentathérapie), Clément Dupré (L'Ado Au Cerf-Volant), Daniel Lesur (Le Patron Du Bar), Stefan Godin (Voix De L'Acteur Du Soap).
Synopsis :
Pour faire la rencontre de son père qu'il ne connaît pas, un jeune Dieppois se rend à Marseille. Il choisit l'auto-stop comme moyen de transport et n'hésite pas à emprunter des chemins de traverse. Parti pour faire la connaissance de son père réel, c'est en fait une famille idéale que Félix se construit tout au long de son trajet : un petit frère, une grand-mère, un cousin, une soeur...
Photos censurées

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27 juin 2008

Les Délices de Nina

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Sortie en France Prochainement
Année de Production 2006
Tite original : Nina'S Heavenly Delights
Grande-Bretagne
Réalisatrice : Pratibha Parmar
Producteur : Pratibha Parmar, Chris Atkins, Marion Pilowsky 
Producteur associé : Neil Chordia 
Producteur exécutif : Colin Leventhal, Margaret Matheson, Scott Meek 
Producteur délégué : Angela Murray
Scénariste : Andrea Gibb, Pratibha Parmar
Directeur de la photographie : Simon Dennis 
Compositeur : Steve Isles 
Monteuse : Mary Finlay 
Directeur artistique : Margaret Horspool 
Chef décorateur : Andy Harris 
Costumière : Louise Allen, Bobby McCulla
Comédie dramatique
94 mn
Distribution :
Shelley Conn (Nina), Laura Fraser (Lisa), Ronny Jhutti (Bobbi), Art Malik (Raj), Raji James (Sanjay), Veena Sood (Suman), Raad Rawi (Mohan), Zoe Henretty (Priya), Atta Yaqub (Kary), Kathleen Mcdermott (Janice), Adam Sinclair (Fish), Rita Wolf (Tata Tumi), Francisco Bosch (Shriv), Elaine C. Smith (Tata Mamie).
Synopsis :
Nina, une jeune femme, quitte la maison familiale. Quand son père meurt, elle retourne dans sa famille qui possède un restaurant indien. Son retour apporte son lot de surprise, elle découvre que son père avait contracté des dettes de jeu, elle sera confrontée à son ex-fiancé et rencontrera Lisa, une jeune femme charismatique qui possède maintenant la moitié du restaurant.
Le Film

Bande-annonce


Film gay : Les délices de Nina envoyé par GayClic

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