Ciné Gay & Lesbien

Cinéma gay

15 avril 2008

S

Sagan (2008)
Sancharram - Un Amour Secret (2004)
Sandro Bross (Photoscouts)
Sandro Bross (Simon Kienzle)
Sans Sommeil (2000)
Santiago Peralta
Sappho (2008)
Saturno Contro (2008)
Satyricon (1969)
Save Me (2007)
Saved ! (2003)
Saved ! (2003) (Le Film)
Say Uncle (2006)
Scab (2005)
Sceau de Kropotkine (Le)
Scum (1980)
Selda (2007)
Sept Vierges (Les) (2008)
Sept Vierges (Les) (2008) (Film)
Sebastian

Sebastian (1995)
Sebastiane (1977)
Secret de Brokeback Mountain (2005)
Secret de Brokeback Mountain (2005) (Le Film)
Secret Hiding Place (2008)
Secrets
Sex And The City - Le Film (2007)
Sex in Chains (1928)
Sex Movie (The) 2008)
Sexy (2001)
She's a Boy I Knew (2007)
Shiner (2004)
Showboy (2002)
Silver Raod
Sirenito
Six Degrés de Séparation (1994)
Sms (2002)
Socket (2007)
Soeur Sourire (2008)
Solace
Spider Lilies  (2007)
Spinnin (6000 miliones de personas diferentes) (2007)
Stanley Beloved (1997)
Starcrossed (2005)
Statross Le Magnifique (2006)
Stryker (2004)
Sugar (2004)
Sugar (2004) (Le Film)
Summer Blues (2001)
Summer Storm (2005)
Summer Storm (2005) (Le Film)
Surveillance (2007)
Sven de Rennes
Swoon (1992)

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20 avril 2008

Shortbus

Shortbus__2006_

Sortie en France 08 novembre 2006
USA

Réalisateur : John Cameron Mitchell
Producteur : Michael J. Werner, Wouter Barendrecht 
Coproducteur : Pamela Hirsch, Richie Jackson, Bobbi Thompson 
Producteur associé : Morgan Night, Neil Westreich, Richard Wofford 
Producteur délégué : Howard Gertler, Tim Perell, John Cameron Mitchell
Scénariste : John Cameron Mitchell
Directeur de la photographie : Frank DeMarco 
Compositeur : Yo La Tengo, Scott Matthew 
Compositeur (chansons du film) : Scott Matthew 
Interprète (chansons du film) : Scott Matthew 
Monteur : Brian A. Kates 
Mixage : Lora Hirschberg, Brandon Proctor 
Chef décoratrice : Jody Asnes 
Costumier : Kurt, Bart 
Directeur de l'animation : John Bair 
Responsable des effets sonores : Ben Cheah 
Directrice du casting : Susan Shopmaker
Interdit aux moins de 16 ans
Comédie dramatique

102 mn
Distribution :
Sook-Yin Lee (Sofia), Paul Dawson (James), Lindsay Beamish (Severin), Pj Deboy (Jamie), Raphaël Barker (Rob), Daniela Sea, Jay Brannan (Ceth), Peter Stickles (Caleb), Justin Bond, Yolonda Ross (Faustus), Rachael C. Smith (Zoey), Alan Mandell, Bitch, Shanti Carson, Jan Hilmer, Stephen Kent Jusick, Miriam Shor, Paul Oakley Stovall, Lex Vaughn, Ray Rivas, Justin Hagan, Adam Hardman.
Synopsis :
SHORTBUS suit plusieurs personnages new-yorkais dont les aventures tragi-comiques naviguent entre sexualité et sentiments. Tous fréquentent un club underground moderne, Shortbus, où s'expriment toutes les sexualités. Sofia est sexologue et n'a jamais connu l'orgasme. Avec son mari Rob, elle simule le plaisir depuis des années. Sofia croise Severin, une maîtresse dominatrice qui tente de l'aider. Parmi les patients de Sofia, James et Jamie sont un couple gay qui tente d'ouvrir ses relations sexuelles à un troisième partenaire. James propose une relation avec Ceth, mais Jamie reste sur ses gardes. James semble avoir un projet secret. Il est suivi par un mystérieux observateur, Caleb. Tous ces personnages se croisent au Shortbus, ce lieu extraordinaire où les arts, la musique, la politique et le sexe se côtoient.
Le film propose de réconcilier à nouveau les contraintes de la vie à New-York (après le 11-Septembre et sous la pression de Bush) avec l'épanouissement de la raison, les plaisirs de la chair et les impératifs du coeur.
Le titre évoque le célèbre car scolaire que connaissent tous les petits Américains. Les enfants 'normaux' empruntent le Schoolbus, le long bus jaune. Le Shortbus, plus court, le suit de près et est réservé aux enfants caractériels, surdoués ou handicapés, à tous ceux qui sont hors-normes et qui ont besoin d'une attention particulière.
Album Photos
Photos censurées
Bande-annonce, Extraits
Site Officiel :
France
USA
Critiques :
Un film érotique aux allures de drame psychologique !
Disons clairement les choses, Shortbus de John Cameron Mitchell se situe essentiellement, voir exclusivement, en dessous de la ceinture ! Le mot intellectuel, derrière cette réalisation peu inspirée, permettra au film d’éviter le rayon « X » de nos vidéos-club. Il n’en reste pas moins un tableau sans saveur d’une bande de New Yorkais enfermée dans des bavardages incessants.
Shortbus débute, pourtant, bien… Sous un fond de musique "jazzie", on est doucement emmené à travers les rues dessinées de New York. Petit à petit, les spectateurs font la connaissance des protagonistes de l’histoire, dont le destin n’est pas encore lié. Sophia est une sexologue qui n’a jamais connu l’orgasme et simule depuis des années avec son mari Rob (classique). Cette dernière rencontre Severin, maîtresse dominatrice, décidée à l’aider. James et son compagnon Jamie, deux patients de Sophia, songent à ouvrir leur sexualité à un troisième partenaire, Ceth… Tout ce petit monde se donne rendez-vous au « Shortbus », une espèce de club échangiste intello, dirigé par un drag queen reconnu !
Le nom de cet endroit n’est autre que l’appellation du bus, réservé aux handicapés, aux enfants caractériels et aux surdoués suivant de près le « Schoolbus » traditionnel (célèbre car scolaire jaune des jeunes écoliers américains). Les héros de l’histoire se retrouvent, donc, dans ce lieu où ils peuvent libérer leur « shakra » et donner libre cours à leurs fantasmes, sans éprouver la moindre culpabilité. La première demi-heure du film, bien que particulière, présente des personnages émouvants et des analyses intéressantes sur les rapports humains. Mais le réalisateur laisse, très vite, son œuvre s’embourber dans un scénario et des dialogues qui peinent à se renouveler. On peut, tout de même, reconnaître une tentative honnête de la part de John Cameron Mitchell qui désirait explorer de nouveau la sexualité avec franchise comme certains films des années 60 et 70. (Jeanne Tsekas Alberti, Comme au Cinéma.com)
Impressions Cannoises 
Un samedi soir à minuit et demi on s'échange un clin d'oeil en parlant de choses un peu coquines. A Cannes c'est pareil, mais en plus on demande à sa voisine si elle sera de la partie. La rumeur s'est vite propagée: le nouveau film de John Cameron Mitchell Shortbus est plutôt du genre hot. On était curieux de le voir puisque qu'on n'avait pas vraiment de nouvelles de lui depuis Hedwig and the angry inch, mise à part son rôle de producteur pour Tarnation découvert à Cannes d'ailleurs.
John Cameron Mitchell monte les marches avec son équipe, et dès son arrivée dans le grand théâtre Lumière ce n'est que applaudissements et sifflements. La salle lui est déjà acquise avant que commence le film. Dès le début on est surpris par des images crues. Un homme dans un baignoire filme son sexe avec un camescope, on ne vous dit pas ce qu'il fait ensuite par pudeur. On découvre ainsi les principaux personnages : un couple gay, un voyeur, une sexologue (qui préfère conseillère conjugale), une dominatrice qui propose ses services, et d'autres encore. Shortbus parle dès le début de sexe, mais c'est avant tout de sexualité et surtout de relations amoureuses dont il est question. John Cameron Mitchell suit en particulier deux hommes ensemble et une femme qui se cherchent dans le Shortbus, un club underground de New-York. Il aborde des choses comme le mal de vivre ou la recherche du plaisir (à deux, trois ou plus) sans se départir d'humour. Une femme utilise un jouet vibreur incontrôlable, un trio nu entone même l'hymne américain. Quelques provocations mais le film parle avant tout d'épanouissement et d'amour. Shortbus se termine en chanson et en fanfare, et c'est toute la salle sécouée et émue qui applaudit. John Cameron Mitchell est son équipe face à cet acceuil des plus enthousiastes en ont même les larmes aux yeux. Pour eux comme pour nous cette projection de Shortbus a été mémorable. (Christophe Maulavé, Comme au Cinéma.com)
Interviews :
Notre rencontre avec l'équipe du film à Cannes !
A l’occasion de la présentation hors compétition de son nouveau film scandale, Shortbus, James Cameron Mitchell était en compagnie de tous ses acteurs Peter Stickles, Jay Brannan, Lindsay Beamish, Pj Deboy et Sook-yin Lee… Histoire de parler de sexe !
Il y a 5 ans sortait Hedwig And The Angry Inch qui faisait connaître ce nouveau cinéaste qui n’hésite pas à répondre à la question « Pourquoi tant de temps entre les deux films ? » « J’aime prendre mon temps et en plus si j’avais à utiliser le sexe, je voulais prendre mon temps pour générer le projet. » Et oui, Shortbus est l’événement Sexe du festival.
« J’ai auditionné les gens les plus intéressants, j’ai du me séparer de certain. Ça a pris du temps ». Puis James Cameron Mitchell ne cache pas la difficulté à monter un tel projet. « Aux Etats-Unis, la plupart des producteurs voulaient tous voir le film mais ne voulaient pas mettre un seul dollar pour que je le tourne ».
Il poursuit : « Aujourd’hui, aux Etats-Unis c’est vraiment trop puritain. On voulait provoquer. On voulait utiliser le sexe juste comme une métaphore, comme de la musique. L’érotisme ne nous intéressait pas. Ça a été fait des centaines et des centaines de fois. »
Evidemment on ne peut pas s’empêcher de penser à la pornographie. Il a voulu faire un film sur l’amour. L’équipe a longuement parlé de la préparation du tournage où pendant plusieurs semaines James Cameron Mitchell a réfléchi avec ses acteurs par rapport à ce qu’il voulait créer. Les acteurs jouaient à des jeux de société, faisaient l’amour…
« On a fait le film pour l’expérience. On ne sait pas comment il va marcher. On en aura déjà une idée tout à l’heure. » (Propos recueillis par Matthieu Perrin (Cannes, le 20 mai 2006), Comme au Cinéma.com)
Entretien avec John Cameron Mitchell
Vous souvenez-vous du point de départ de ce projet ?
Shortbus_01__John_Cameron_Mitchell_Pendant les années de préparation d’Hedwig, je me réjouissais de voir le cinéma explorer de nouveau la sexualité avec franchise comme certains films des années 60 et 70. Mais je regrettais que la plupart de ces nouveaux films soient à ce point sinistres et dénués d'humour. Le sexe y semblait quelque chose d'aussi négatif que, disons, les chrétiens conservateurs. J'imagine que c'est compréhensible. J'ai moi-même été élevé dans une culture catholique et militaire stricte où le sexe était absolument terrifiant, ce qui bien entendu rendait la chose fascinante. J'avais l'idée de tourner une comédie new-yorkaise pleine d'émotion qui serait très franche sexuellement, qui ferait réfléchir et, si possible, qui serait drôle. Un film qui ne chercherait pas forcément à être érotique, mais qui essaierait plutôt d'utiliser le langage de la sexualité comme une métaphore des autres aspects des personnages. J'ai toujours considéré la sexualité comme la terminaison nerveuse de la vie des gens. J'ai toujours pensé qu'en observant deux inconnus qui font l'amour, on peut tirer des déductions assez précises sur ces personnes, sur leur enfance, ou sur ce qu'ils ont mangé au déjeuner. En même temps, j'avais envie de construire un film dont les personnages et le scénario seraient conçus à partir d'improvisations, en m'inspirant des différentes méthodes de John Cassavetes, Robert Altman ou Mike Leigh. D'ailleurs, et c'est intéressant, ces cinéastes ont manifesté tous les trois leur répugnance à l'idée de filmer des rapports sexuels "réalistes" ou "non simulés"… Je savais aussi que je voulais que l'action tourne autour d'un club underground moderne, une sorte de salon privé où toutes les sexualités sont permises, à l'image du modèle parisien de Gertrude Stein et des salons new-yorkais d'aujourd'hui que j'ai visités, un mélange assez dingue de musique live, de lectures, d'arts plastiques et même de sexe collectif.
Si je devais nommer des antécédents cinématographiques sexuellement explicites, je citerais le film autobiographique de Frank Ripploh Taxi zum Klo (j'aime la mélancolie qui se cache derrière l'humour, et sa manière de filmer la sexualité comme tout le reste dans sa vie) et peut-être Un chant d'amour de Jean Genet, le précurseur de tous les films intéressants sur la sexualité. Pour le ton et le style, je dirais que les grandes influences pour Shortbus sont Minnie et Moskowitz de Cassavetes, Les Nuits de Cabiria de Fellini, The Heartbreak Kid d'Elaine May, King of Comedy de Scorsese, Un après-midi de chien de Lumet, Un mariage d'Altman ainsi que trois films de Woody Allen, Annie Hall, Hannah et ses sœurs et Maris et Femmes.
Comment vous y êtes-vous pris pour rendre ce projet réalisable ?
Le producteur Howard Gertler, la directrice de casting Susan Shopmaker et moi-même avons commencé notre recherche d’acteurs au début 2003. Nous avons soigneusement évité les agents et les stars (les stars n'ont pas de sexualité, et puis je prévoyais un atelier de répétitions étalé sur une période d'un an, un temps que les stars n'accordent jamais). Nous avons plutôt donné des interviews (on n'avait pas d'argent pour passer des annonces) à divers journaux et magazines alternatifs en invitant les gens, comédiens expérimentés ou non, à visiter notre site Internet, à lire notre projet et à nous envoyer des cassettes d'audition. Je proposais qu'ils nous parlent d'une expérience sexuelle qui avait été émotionnellement importante pour eux. Je les encourageais à enregistrer tout ce qui pourrait nous aider à mieux les connaître. Plus d'un demi-million d'Internautes a visité le site et presque 500 personnes, surtout d'Amérique du Nord, ont envoyé un enregistrement. Certains parlaient directement à la caméra, certains avaient réalisé un court métrage, certains chantaient des chansons, il y en avait même qui se masturbaient. Nous en avons choisi quarante environ pour le casting. Nous avions très peu de moyens, ils sont tous venus à leurs frais. Tout le monde savait que les auditions seraient improvisées mais qu'il n'y aurait rien de sexuel — je ne tenais pas à les effaroucher. Je voulais de véritables auditions, un travail sérieux dans lequel les comédiens seraient partie prenante et à partir duquel une confiance mutuelle pourrait s'établir avec le temps.
C'était l'époque où j'organisais une grande fête mensuelle appelée "Shortbus" (avant que nous reprenions ce titre pour le film). Je cherchais à installer une ambiance lycéenne, sans prise de tête. On passait tous les genres de musique. Des amis ou moi choisissions nos disques avec beaucoup d'éclectisme. Je me spécialisais dans les slows. J'ai donc organisé une fête "Shortbus" pour nos quarante finalistes. On était une centaine et on a lancé des jeux de hasard. Les couples désignés devaient s'embrasser. Cela a brisé la glace.
Le lendemain, tous les comédiens avaient la gueule de bois. Ils ont visionné leurs cassettes ensemble, dans la même pièce. C'était un moment délicat, certains enregistrements étant très personnels. Mais cela permettait à tout le monde de prendre conscience que nous étions tous dans le même bateau. Nous n'avions que quelques jours et je devais aussi, le plus rapidement possible, établir qui était sexuellement attiré par qui ; autrement dit lesquels pourraient éventuellement interpréter un couple. Nous avons organisé un scrutin secret où chacun devait noter les autres, sur une échelle de un à quatre. J'avais donc des informations sur leur compatibilité. Tout cela était très étrange, et assez amusant. On a fini par dessiner un grand tableau sur le mur, une grille qui montrait qui était attiré par qui. Le nombre des possibilités était impressionnant, et cela nous a fait gagner beaucoup de temps. Nous avons rassemblé les couples qui s'étaient attribué un "4" et nous avons commencé nos premières improvisations. Très vite on a clairement vu qui était naturellement comédien, indépendamment de son expérience professionnelle. Nous voulions des gens qui sauraient improviser à partir d'une scène écrite tout en gardant sa structure. Ce n'est pas de l'improvisation pure, c'est plutôt de la digression. Nous cherchions des gens intelligents et charismatiques qui fonctionnaient bien ensemble. Ceux qui se la jouaient trop étaient éliminés. J'ai choisi les plus intéressants et nous avons immédiatement commencé notre premier atelier d'improvisation. C'est ensemble que nous allions déterminer les personnages et l'histoire.
Comment avez-vous abouti aux personnages et aux sujets qu’aborde le film ?
A l’époque de notre premier atelier d’improvisation de cinq semaines, nous avons rassemblé un peu d’argent auprès d’amis (parmi lesquels le musicien engagé Moby) pour payer les acteurs et les héberger. On a sous-loué un loft dans le Lower East Side et on a commencé par de simples jeux d’improvisation théâtrale. On regardait des films, on faisait des parties de whiffleball (un jeu de baseball avec des battes et des balles en plastique) et le soir on sortait au bowling. Puis nous sommes passés à des impros plus complexes qui prolongeaient des personnages ou des situations apparus pendant les auditions. J’avais pas mal lu sur le processus d’écriture chez Mike Leigh ou chez Cassavetes. On a adapté quelques unes de leurs méthodes. On s’intéressait au passé de chacun des protagonistes, à ses secrets, à ses désirs. On organisait des « conférences de presse » pendant lesquelles les acteurs étaient questionnés sur leur personnage. Toutes les répétitions étaient filmées, et donc à la fin de l’atelier j’avais un matériau très riche à partir duquel je pouvais écrire. Le cheminement des personnages s’inspirait directement du comportement des acteurs. J’ai puisé dans tout cela pour mettre en place l’intrigue et les thèmes sous une forme scénaristique traditionnelle. C’est devenu notre structure de travail : on répétait en atelier pendant quelques semaines, je travaillais sur le scénario pendant quelques mois, puis on se retrouvait pour un atelier, je réécrivais, etc. On a alterné ces périodes pendant deux ans jusqu’à ce que le financement du film soit assuré. Quand le tournage a commencé, le scénario tenait debout et nous étions totalement en confiance.
Pendant les ateliers, nous avons fait quelques séances d’improvisation autour des scènes sexuelles, en « équipe réduite », mais pas trop. Certains comédiens étaient immédiatement à l’aise, d’autres avaient besoin de temps. Chacun allait à son rythme. De mon côté je voulais qu’ils trouvent leurs propres solutions pour jouer ces scènes. Beaucoup souhaitaient les mettre de côté et les garder pour le tournage. Cette méthode a été très payante (tous les orgasmes du film sont bien réels !). Mon chef-opérateur, Frank DeMarco, était présent pendant toutes les répétitions, qu’il s’agisse de scènes sexuelles ou non, pour mettre tout le monde à l’aise. Aux comédiens, je ne cessais de répéter : « Je ne vous demanderai jamais quoi que se soit qui aille contre votre volonté, mais je vous encouragerai toujours à vous dépasser et à vous remettre en question. » Je voulais qu’on parle de leurs angoisses dès qu’elles apparaissaient, pour qu’on puisse les étouffer dans l’œuf. On discutait souvent de protection contre les risques liés aux pratiques sexuelles. Bref, s’il ne s’agit pas non plus de dire qu’on n’a pas eu de crises de nerfs sur le plateau, l’expérience a été fantastiquement enrichissante, autant pour l’équipe artistique que pour les techniciens, et nous sommes tous restés bons amis.
Pourquoi avez-vous décidé de faire de James un cinéaste ? Y a-t-il là une dimension autobiographique ?
L’idée vient en partie de l’interprète lui-même, qui photographie sa propre vie. Pour ce personnage, on s’est aussi inspirés de Jonathan Caouette, le réalisateur de Tarnation. En ce qui me concerne, mon père était commandant militaire du secteur américain de Berlin-Ouest juste avant la chute du mur. Ma mère est artiste, elle est née en Ecosse. J’ai été élevé dans une tradition très catholique, y compris dans un internat chez les Bénédictins, en Ecosse. J’ai donc grandi dans un milieu religieux, militaire, ouvert à l’art mais assez crispé dès qu’il s’agissait de sexe. Et puis j’étais gay. Toutes ces données sont entrées dans la fabrication d’Hedwig et de Shortbus. Oui, ce film dépasse certaines limites qui existent ici, aux Etats-Unis. Et si on parlait de cul dans un film américain dans un esprit à la fois souriant et réfléchi ? Pourquoi ce sujet nous effraie-t-il toujours autant ? Je peux comprendre que ce soit un sujet angoissant, mais comme disait mon ami Dan Savage : « Le sexe, ça peut certainement faire peur mais on ne peut pas l’éviter. » Ce que je vois aussi, c’est à quel point la phobie du sexe et en fait la peur maladive de tout ce qui tourne autour mène directement, dans notre culture, à la tristesse, aux conflits inutiles et à la violence. Je vois arriver une pruderie grandissante dans le cinéma américain (tout comme dans la politique américaine) sur laquelle je voulais attirer l’attention tout en lui tordant le cou. Naturellement, cette pruderie se défoule dans une pornographie de plus en plus triste et mécanique, devenue aujourd’hui la première source d’éducation sexuelle pour la jeunesse américaine.
Etait-il difficile de maîtriser la structure à la fois complexe et fragile du récit en travaillant collectivement ?
Je travaillais sur le scénario entre nos périodes d’atelier. Ces ateliers étaient nécessaires d’abord pour trouver une méthode de travail avec les comédiens, et puis aussi pour s’assurer que les personnages, les scènes et les répliques leur correspondaient bien. J’écoute toujours ce que me disent mes comédiens parce qu’ils ont souvent ont raison.
Si jamais j’essayais de forcer les personnages dans une direction peu crédible, ils me le diraient. Voici un exemple de comment nous avons gardé l’équilibre entre structure et liberté. Prenez la scène de Sofia et son mari après l’amour, quand elle lui parle d’une de ses clientes qui n’a jamais connu l’orgasme. Cette scène s’inspire d’une de nos improvisations. Je l’ai couchée sur le papier sous la forme d’une scène de, disons, vingt répliques qui correspondaient à vingt idées principales, vingt idées qui selon les comédiens fonctionnaient. Pendant nos répétitions, les acteurs lisaient la scène à voix basse, puis on mettait le scénario de côté et on filait la scène de mémoire. Ils n’avaient pas le temps d’apprendre quoi que ce soit par cœur, et à chaque filage les dialogues changeaient. On répétait jusqu’à ce qu’ils aient mémorisé les vingt idées principales, mais jamais les dialogues. Je leur disais sans cesse : « Je vous vire si vous dites ce qui est écrit ! » Voilà comment nous avons tourné. Chaque prise avait des dialogues différents. Cela a demandé beaucoup de dextérité à mon brillant monteur, Brian Kates.
Les séquences animées sont très différentes de ce qu’Emily Hubley avait créé pour vous dans Hedwig. Elles rattachent concrètement le film à la ville de New York, en soulignant l’emplacement concret de chaque scène…
Nous devions montrer une panne de courant générale dans New York, mais notre budget ne permettait pas de véritable black-out. J’ai d’abord pensé filmer une maquette de la ville. Cette possibilité s’est avérée trop onéreuse elle aussi, alors je suis allé trouver John Bair, un animateur qui avait conçu des images numériques sur Hedwig. Je trouve qu’il a merveilleusement réussi à donner une très jolie touche artisanale, un côté « peint à la main » à ces images. En fait, il a scanné beaucoup de ses propres dessins et les a reproduits sur des surfaces animées en 3D. Il a fait ça presque tout seul. Pour certaines scènes il nous a paru logique d’utiliser ce genre d’animations. Montrer la Statue de la Liberté était une bonne idée pour le début du film, quand on entend chanter “Is you is, or is you ain’t my baby?” (Es-tu bien ou n’es-tu plus ma chérie ?) tout en découvrant son visage. Beaucoup d’entre nous se sont posés cette question à propos d’elle, ces derniers temps.
A part le “Is You Is…?” interprété par Anita O’Day, les autres chansons sont-elles des reprises ?
Beaucoup de musiques ont été composées spécialement par des comédiens amis qui apparaissent dans le film. Je voulais que cela reste une affaire de famille. Il y a aussi des chansons de gens que je ne connais pas personnellement. Des groupes fantastiques comme Animal Collective ou Azure Ray, Yo La Tengo, nous ont composé des morceaux formidables. Il y a cinq chansons inédites du génial Scott Matthew (c’est lui le barbu qui chante dans le club). C’est lui aussi qui a écrit la chanson de la fin, “In the End”, que Louis Schwadron a arrangée en suite orchestrale, avec quintette à cordes et fanfare pour majorettes.
Existe-t-il des salons comme Shortbus dans la réalité ?
Oui. Il y a, ou il y avait, à New York ce genre de salons chez des particuliers où se mélangeaient musique, art, cuisine et politique. Un des plus influents s’appelait “Cinesalon”, et c’est un de nos amis, Stephen Kent Jusick, qui l’organisait. D’ailleurs c’est lui qui joue le majordome de la Sex Room. Il projetait des films en 16 mm, servait des plats végétariens et, plus tard dans la soirée, encourageait l’amour à plusieurs. Il a aussi organisé quelques soirées “Sex-Not-Bombs” (Du sexe, pas des bombes !) à l’origine de notre salle “Sex-Not-Bombs” dans le film. Les scènes du Shortbus ont été tournées à Brooklyn dans un atelier d’artistes gays rassemblés dans un collectif nommé « DUMBA », et où des soirées dans le genre du Shortbus ont été organisées. Mais les loyers du quartier montent en flèche et la survie du lieu est menacée. Le nom du club, Shortbus, évoque le célèbre bus scolaire jaune américain. Les enfants "normaux" empruntaient le Schoolbus, le long bus jaune. Les enfants qui avaient besoin d'une attention particulière, les handicapés, les enfants caractériels ou surdoués, utilisaient le petit bus, parce qu’ils étaient moins nombreux. J’ai l’impression que beaucoup de gens que je fréquente connaissent ce shortbus, d’une façon ou d’une autre.
New York est un condensé de ce que l’Amérique a de meilleur (et parfois de pire) et pour moi le club Shortbus représente le meilleur de New York. Traditionnellement, New York a toujours été un refuge pour les exclus bourrés de projets venant de tout le pays. Mais récemment la vie ici est devenue beaucoup plus chère, les artistes et les jeunes sont écartés. Quelques anticonformistes grisonnants et de plus en plus isolés s’accrochent à leur minuscule appartement à loyer bloqué. Je voulais que notre club représente le vieux New York et les valeurs traditionnelles de la famille qu’on se choisit : les valeurs de Walt Whitman, de Garcia Lorca et du mouvement punk. J’espère que la ville restera un lieu d’échange et d’évolution, un lieu où n’importe qui, depuis l’étudiante studieuse et réservée jusqu’au travesti chanteur de cabaret complètement blasé (et même un ancien maire un peu fatigué) peut expier ses péchés réels ou imaginaires et se racheter en faisant de belles choses avec ses amis ou ses amants.
Finalement, que voulez-vous dire quand le client de Severin éjacule sur une toile abstraite ?
Le sperme qui gicle sur le tableau et qui se fond dans la toile pour disparaître, c’est un peu l’idée maîtresse de ce film. Plein de gens me disent qu’ils ont oublié tout ce qui est sexuel lorsque le film touche à sa fin. Le sexe n’est rien qu’un élément parmi d’autres dans la vie des personnages. Voilà pourquoi il nous faut jouir dans le tableau. (Extrait d’un entretien avec Tony Rayns - New York et Londres, mars 2006, Comme au Cinéma.com)


BA - Shortbus (VO) envoyé par cinelogs


Shortbus music video envoyé par funscenes3


Justin Bond and the Hungry March Band envoyé par jnouricier


Shortbus-In the End by Justin Bond and the Hungry March Band envoyé par z_yukiLL


Extraits Shortbus envoyé par

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25 avril 2008

Sa Raison d'être

Sa_Raison_d__tre__2007_

Année de Production : 2007
France

Réalisateur : Renaud Bertrand
Scénario : Véronique Lecharpy, Pascal Fontanille
Drame
220 mn
Distribution :
Nicolas Gob, Michaël Cohen, Clémentine Célarié, Nozha Khouadra, Bérénice Béjo , Valérie Donzelli, Valérie Mairesse, Sophie Quinton, Carlo Brandt, Philippe Lefebvre
Synopsis :
La vie d'une famille et de leurs proches depuis l'arrivée du sida, au début des années 80 à nos jours.
Photos censurées

Sa_Raison_d__tre__2007__001Sa_Raison_d__tre__2007__002Sa_Raison_d__tre__2007__003
Sa_Raison_d__tre__2007__004Sa_Raison_d__tre__2007__005


Bande annonce Sa raison d'être envoyé par GayClic


Extrait Sa raison d'être envoyé par GayClic

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28 avril 2008

Scandaleusement Célèbre

Scandaleusement_C_l_bre__2007_

Date de sortie : 04 Avril 2007
Titre original : Infamous
USA
Réalisateur Douglas : McGrath
Producteur : Sidney Kimmel, Christine Vachon,  Anne Walker-McBay, Jocelyn Hayes 
Producteur associé : Audrey Rosenberg, Charles Pugliese 
Producteur exécutif : John Wells 
Scénariste : Douglas McGrath 
D'après l'oeuvre de George Plimpton
Directeur de la photographie : Bruno Delbonnel 
Compositeur : Rachel Portman 
Monteuse : Camilla Toniolo 
Chef décoratrice : Judy Becker 
Costumière : Ruth Myers 
Directrice du casting : Ellen Lewis, Beth Sepko, Ellen Chenoweth
Drame
118 mn
Distribution :
Toby Jones (Truman Capote), Sandra Bullock (Harper Lee), Sigourney Weaver (Babe Paley), Gwyneth Paltrow (Peggy Lee), Daniel Craig (Perry Smith), Lee Pace (Dick Hickock), Peter Bogdanovich (Bennett Cerf), Hope Davis (Slim Keith), Jeff Daniels (Alan Dewey), Isabella Rossellini (Gloria Guinness), Juliet Stevenson (Diana Vreeland), Mitch Baker (Le Reporter N°1), Grant James (Le Reporter N°2), Katherine Willis (Lacy), Michael Panes (Gore Vidal), John Benjamin Hickey (Jack Dunphy), Frank G. Curcio (William Shawn), Terri Bennett (Le Secrétaire Du Procureur), Richard Dillard (Un Homme Dans La Rue), Norman Bennett (Le Réceptionniste), Paul Wright (Un Prisonnier), Turk Pipkin (Un Prisonnier), Sheila Bailey (La Serveuse), Marco Perella (Clifford Hope), Libby Villari (Delores Hope), Bethlyn Gerard (Marie Dewey), Joey Basham (Paul Dewey), Marian Aleta Jones (Ellen Bechner), Terri Zee (Nancy Hickey), Richard Jones (Andy Erhart), Brady Coleman (Charles Mcatree), Brian Shoop (Everett Ogburn), Ray Gestaut (Lee Andrews), Joe Cordi (Lee Andrews), Lee Ritchey (William (Bill) Paley), Brett Brock (Tex Smith), Brady Hender (Perry Smith Jeune), Leticia Trejo (Flo Smith), Zachary Burnett (Truman Capote Jeune), Brent Mccoy (Herb Clutter), Gail Cronauer (Bonnie Clutter), Austin Chittim (Kenyon Clutter), Morgan Farris (Nancy Clutter), Dennis Letts (Le Juge Tate), Gabriel Folse (Foreman), Charles Mooneyhan (Un Gardien De Prison), J.D. Young (Un Gardien De Prison), Steve Flanagin (Chaplain), Michael D. Conway (Docteur).
Synopsis :
Vous connaissez l'histoire, mais pas la vérité des personnages. Truman Capote est un new yorkais intellectuel et mondain, écrivain adulé, célébrité à l'esprit acéré, fidèle en amitié, mais prêt à tout pour un bon mot. La rencontre avec les tueurs qui lui inspireront « De sang froid », changera à jamais le cours de sa vie. Il écrira son chef-d'oeuvre, et y brûlera son âme…
Critiques
Notes
Bande-annonce, Extrait
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Secrets de tournage :
D'un "Capote" l'autre
Scandaleusement célèbre sort aux Etats-Unis peu de temps après un film qui traitait exactement du même sujet : Truman Capote de Bennett Miller, un long métrage qui avait valu à Philip Seymour Hoffman l'Oscar du Meilleur acteur. Le film de Douglas McGrath était prêt depuis quelques mois, mais, en raison de la proximité avec l'autre projet, la production a préféré attendre avant de le présenter aux spectateurs. McGrath commente : "Bien que j'aie été surpris, lors de ma conversation avec Bingham Ray, d'apprendre qu'un autre scénario traitait du même sujet, cela n'avait rien de mystérieux. Vu les contradictions fascinantes de la personnalité de Capote, la palette des personnes qui composaient son cercle et les tournures comiques et tragiques qui ont marqué cette période, le plus étonnant est qu'il n'y ait eu que deux scénarios.".
Capote anglais
Truman Capote est interprété par Toby Jones, un acteur anglais qui ne jouit pas de la même notoriété que Philip Seymour Hoffman, même si les fans de Harry Potter le connaissent bien : c'est lui qui prête sa voix à l'elfe Dobby dans le deuxième volet des aventures de l'apprenti sorcier créé par J.K. Rowling.
Présenté à Venise
Scandaleusement célèbre a été présenté en 2006 à la 63e Mostra de Venise, dans le cadre de la section Horizons.
Nomination
Scandaleusement célèbre a été l'occasion pour Daniel Craig d'être nommé aux Independant Spirit Awards 2007 dans la catégorie meilleur acteur dans un second rôle. 
Changements de casting
Mark Wahlberg et Mark Ruffalo furent successivement pressentis pour jouer le rôle de Perry Smith, mais l'un et l'autre se sont finalement désistés, tout comme Michelle Pfeiffer, qui devait initialement incarner Slim Keith, et Samantha Morton qui devait interpréter le rôle de Harper Lee. 
Tournage
Le film a été tourné en 2005 dans plusieurs villes du Texas (à Austin, Marlin et Taylor) ainsi qu'à New York. 
Retrouvailles
Le tournage de Scandaleusement célèbre a été l'occasion de plusieurs retrouvailles, notamment pour Jeff Daniels qui retrouve Sandra Bullock treize ans après Speed et Sigourney Weaver quatre ans après Imaginary Heroes. Quant à Daniel Craig, il collabore une fois de plus avec Toby Jones, avec qui il a tourné Hotel splendide en 2000. 
Un livre biographique oral
Scandaleusement célèbre est l'adaptation du livre de George Plimpton Truman Capote : In Which Various Friends, Enemies, Acquaintances and Detractors Recall His Turbulent Career. Ce livre, de style biographique oral, réunit des témoignages d'amis, amants, collègues et contemporains de Truman Capote. A propos de cet ouvrage, le réalisateur ne tarit pas d'éloges : "C'est un livre magnifique. C'est de l'histoire orale, donc ce n'est pas écrit dans des termes purement narratifs. C'est un recueil d'entretiens et nous nous sommes beaucoup inspirés de ce style pour le film. J'ai recours aux entretiens avec certains des personnages qui parlent de Truman au cours du film.". 
Des recherches intenses
Doug McGrath a fait de nombreuses recherches sur le personnage complexe qu'était Truman Capote. Il a lu plusieurs biographies, regardé des images vidéos ainsi que des archives télévisées, s'est plongé dans ses écrits et ses journaux qui sont conservés à la New York Public Library, et a également rencontré des personnes qui ont connu Capote lorsqu'il enquêtait sur l'affaire Clutter. 
Toby "Capote" Jones
Afin de composer au mieux Truman Capote, l'acteur Toby Jones s'est passé une cassette vidéo en boucle pour bien s'approprier sa démarche et sa façon de bouger quand il parlait. Quant à sa voix si particulière, il a travaillé avec un coach vocal et a tenu à parler comme lui pendant tout le tournage, même lorsqu'il ne jouait pas. Sa partenaire à l'écran, Sandra Bullock, témoigne : "La manière dont il a développé ce personnage et en a fait un être humain est stupéfiante. A la fin, Toby redevient lui-même, mais pendant le tournage ? quand on discutait ou entre les scènes ? Toby est Truman. Il a vraiment donné vie à Truman et il a relevé le défi de garder cette voix vraiment unique. C'était un rôle difficile. Toby est extraordinaire.". 
Le choix de Sandra Bullock
Sandra Bullock interprète la meilleure amie de Truman Capote, Nelle Harper Lee, qui l'accompagna lors de son enquête au Kansas. Cette dernière qui, une semaine avant d'obtenir son diplôme de droit, décida qu'elle préférait écrire, obtient le prix Pulitzer en 1961 pour son oeuvre Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur. Le cinéaste explique les raisons qui l'ont poussé à choisir l'actrice Sandra Bullock : "Je voulais quelqu'un qui possède des qualités inhérentes à Nelle, c'est-à-dire une pudeur innée et un sens de l'honneur, aucune vanité, une notion du bien et du mal, un sens de l'humour et de l'intelligence. Dans Ne tirez pas l'oiseau moqueur, on retrouve toutes ces qualités. Sandra donne beaucoup de chaleur au rôle et aussi, étonnamment, une certaine mélancolie qui apporte beaucoup à l'interprétation." . 
Même parcours, mais des chemins différents
Truman Capote a tissé des liens très forts avec Perry Smith, l'un des meurtriers, incarné à l'écran par Daniel Craig. Le cinéaste analyse cette relation particulière qui les unissait : "Leurs mères se sont toutes deux suicidées. Leurs pères les ont tous deux abandonnés. Ils avaient tous deux des aspirations artistiques et ont été élevés dans des milieux où ces aspirations n'étaient pas forcément encouragées. Truman a eu de la chance, parce que sa mère s'est mariée et ils sont allés s'installer à New York. Il a fréquenté une bonne école. Mais jusqu'à cette croisée des chemins, il dit qu'ils ont suivi exactement le même parcours. Leur chemins se sont séparés quand Perry n'a pas eu les mêmes chances que Truman. Personne n'a su voir ou encourager ses rêves. Petit à petit, une immense rage s'est développée en lui." 
Les " Cygnes " de Truman Capote
Babe Paley, Slim Keith, Marella Agnelli et Diana Vreeland, jouées respectivement par Sigourney Weaver, Hope Davis, Isabella Rossellini et Juliet Stevenson, étaient surnommées les "Cygnes" de Truman Capote. Selon George Plimpton, l'auteur du livre, "Il les appelait ses "Cygnes" pour leur beauté, leur élégance, leur charme et contrairement à toute attente, parce qu'elles semblaient toutes avoir un long cou. Babe Paley, pour parler grossièrement, était la meneuse de la volée.". 
Un policier "fin renard"
Alvin Dewey, le policier qui enquête sur les meurtres de la famille Clutter, est joué par Jeff Daniels. Son surnom de "fin renard" vient directement de Truman Capote. Alors que Dewey avait dit à Capote de s'asseoir avec les autres journalistes, ce dernier s'est plaint en justifiant que ce qu'il préparait ne serait publié que dans plusieurs années. Dewey n'a pas cédé, et Capote l'a alors traité de "fin renard", car il ne voulait pas coopérer. (Allociné)

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07 mai 2008

Soudain l'été dernier

Soudain_l__t__dernier__1959_

Date de sortie : 23 Mars 1960
Titre original :  Suddenly Last Summer
Grande-Bretagne, USA
Réalisateur : Joseph L. Mankiewicz
Producteur : Sam Spiegel
Scénariste : Tennessee Williams, Gore Vidal 
D'après l'oeuvre de Tennessee Williams
Directeur de la photographie : Jack Hildyard 
Compositeur : Malcolm Arnold, Buxton Orr 
Monteur : William Hornbeck, Thomas Stanford 
Chef décorateur : Oliver Messel 
Costumier : Oliver Messel
Drame
114 mn
Distribution :
Elizabeth Taylor (Catherine Holly), Montgomery Clift (Le Docteur Cukrowicz), Katharine Hepburn (Mrs. Venable), Mercedes Mccambridge (Mrs. Holly), Albert Dekker (Le Docteur Hockstader), Gary Raymond (George Holly).
Synopsis :
Violet Venable fait venir dans sa demeure exotique de la Nouvelle-Orléans le docteur Cukrowicz, neuro-chirurgien. Son fils Sebastian est mort mystérieusement en Europe, l'été dernier. Sa cousine Catherine, qui a assisté à sa mort, est devenue folle. Violet Venable pense qu'une lobotomie (opération délicate à l'époque) pourrait l'aider à retrouver la raison. Elle laisse entendre à Cukrowicz que, s'il opère Catherine, elle fera une donation importante à son hôpital. Se méfiant des motivations de Mrs. Venable, le docteur examine Catherine. Il la trouve saine d'esprit, sauf lorsque l'on aborde le sujet de la mort de Sebastian. Elle est alors la proie d'hallucinations hystériques, à caractère obscène. Sous l'effet d'un sérum de vérité, et en présence de Mrs. Venable, le délire de Catherine devient plus cohérent et la vérité éclate au grand jour. Sebastian, poète, était un homosexuel qui, pendant des années, s'est servie de sa mère comme « appât ». Lorsqu'elle est devenue trop vieille, Catherine, involontairement, a pris sa place. Lors des dernières vacances, Sebastian a été entouré, poursuivi, mis en pièces et dévoré vivant par une bande de jeunes mendiants affamés, dans les ruines d'un temple païen. Le choc de cet horrible récit fait retrouver sa raison à Catherine, mais amène Mrs. Venable à se réfugier dans un monde imaginaire.
Le Film

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Secrets de tournage :
Un été orageux

Si le sujet du film est particulièrement grave, l'atmosphère sur le tournage n'est pas moins pesante, en raison des épreuves traversées par les différents comédiens : Elizabeth Taylor vient de perdre son troisième mari, Michael Todd, décédé dans un accident d'avion en août 1958. Montgomery Clift, qui a subi un grave accident de voiture en 1956, ne parvient pas à surmonter ses problèmes de dépendance (alcool, drogues), ce qui rend fous de rage Joseph L. Mankiewicz et le producteur Sam Spiegel, qui songent à trouver un autre acteur pour le remplacer (Peter O'Toole est approché). Mais Elizabeth Taylor et Katharine Hepburn prennent la défense de leur partenaire au point d'entrer en conflit avec le réalisateur et le producteur -selon la légende, Hepburn aurait même craché au visage de ce dernier à la fin du tournage... L'actrice, qui connait depuis longtemps Mankiewicz (celui-ci a produit Indiscrétions en 1940), est par ailleurs jalouse de l'attention portée par le réalisateur à sa partenaire Elizabeth Taylor...
Taylor et Hepburn nommés aux Oscars
Soudain l'été dernier a obtenu trois nominations aux Oscars : Meilleurs décors, mais aussi Meilleure actrice : Elizabeth Taylor et Katharine Hepburn ont été nominées l'une et l'autre, mais c'est Simone Signoret qui l'a emporté pour Les Chemins de la haute ville. En revanche, Elizabeth Taylor a décroché le Golden Globe.
A Londres
Soudain l'été dernier a été tourné entièrement à Londres, en grande partie dans Shepperton Studios.
Affaire de famille
La pièce fait référence à un évenement douloureux qui marqua profondément Tennessee Williams : la soeur aînée -et aimée- du dramaturge, Rose, atteinte de schizophrénie, a en effet subi une lobotomie en 1937. C'est à la suite de cet épisode que Williams décida de couper les ponts avec sa famille.
Et la censure ?
Le Breen Office, association de producteurs chargée de contrôler la moralité des films, a exigé que l'homosexualité du personnage soit seulement suggérée. Le scénariste Gore Vidal confie que certains passages ont été modifiés pour cette raison.
Ils ont tous dit quelque chose de Tennessee
Soudain l'été dernier est l'adaptation d'une pièce en un acte de Tennessee Williams, dramaturge américain dont l'oeuvre a souvent inspiré les cinéastes. Se caractérisant par des héro(ïne)s tourmenté(e)s, une atmosphère à la fois poisseuse et sensuelle, ses pièces offrent des rôles en or aux comédiens. Les stars les plus glamour d'Hollywood se sont donc glissées dans la peau de ses personnages. Citons Elizabeth Taylor (vue aussi dans La Chatte sur un toit brûlant, Boom!), Paul Newman (La Chatte sur un toit brûlant, Doux Oiseaux de jeunesse, mais aussi, comme réalisateur, La Menagerie de verre), Marlon Brando, (Un tramway nommé désir, L'Homme à la peau de serpent), Natalie Wood et Robert Redford (Propriété interdite), Ava Gardner et Deborah Kerr (La Nuit de l'iguane), Richard Burton (La Nuit de l'iguane et Boom), Jane Fonda (L'Ecole des jeunes mariés) , Jane Wyman et Kirk Douglas (La Ménagerie de verre, première version), Vivien Leigh (Un tramway nommé désir, Le Visage du plaisir), Warren Beatty (Le Visage du plaisir), Anna Magnani (La Rose tatouée, L'Homme à la peau de serpent) ou encore Burt Lancaster (La Rose taouée). 
Soudain Mamoulian fut remplacé...
En 1961, lorsque Rouben Mamoulian abandonne le tournage de Cléopâtre, c'est Elizabeth Taylor qui suggère le nom de Joseph L. Mankiewicz pour le remplacer.
Eddie, Monsieur Taylor
Le nouveau compagnon d'Elizabeth Taylor, le chanteur Eddie Fisher (père de Carrie Fisher), fait une apparition dans le rôle d'un garçon des rues.
Caméos
Frank Marlo, le compagnon de Tennessee Williams, et Gore Vidal font une apparition au début du film.
L'été prochain
Une version télévision sera tournée en 1993 par Richard Eyre avec Chronique d'un scandale avec Maggie Smith, Rob Lowe et Natasha Richardson. (Allociné)

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Salo ou Les 120 Journées de Sodome

Salo_Ou_Les_120_Journ_es_de_Sodome__1975_

Sortie en France 22 novembre 1975
Titre original : Salo O Le 120 Giornate Di Sodoma
Italie
Réalisateur : Pier Paolo Pasolini
Scénariste : Pupi Avati, Roland Barthes, Maurice Blanchot, Sergio Citti, Pierre Klossowski, Pier Paolo Pasolini 
D'après l'oeuvre de Marquis de Sade
Directeur de la photographie : Tonino Delli Colli 
Compositeur : Ennio Morricone 
Chef décorateur : Dante Ferretti
Interdit aux moins de 16 ans
Drame, Historique
115 mn
Distribution :
Paolo Bonacelli (Le Duc (Blangis)), Giorgo Cataldi (L'Évêque), Umberto P. Quintavalle (Curval, Le Président De La Cour D'Appel), Hélène Surgère (Signora Vaccari), Laura Betti, Aldo Valetti, Caterina Boratto, Sonia Saviange, Elsa De Giorgi, Ines Pellegrini, Rinaldo Missaglia, Giuseppe Patruno, Guido Galletti, Efisio Etzi, Claudio Troccoli, Fabrizio Menichini
Synopsis :
Durant la République fasciste de Salo, quatre seigneurs élaborent un règlement pervers auquel ils vont se conformer. Ils sélectionnent huit représentants des deux sexes qui deviendront les victimes de leurs pratiques les plus dégradantes. Tous s'enferment alors dans une villa près de Marzabotto afin d'y passer 120 journées en respectant les règles de leur code terrifiant.
« J’ai pris Salò comme symbole du pouvoir qui transforme des êtres humains en objets. » (Pasolini) Dernier et « ultime » film de Pasolini, Salò ou les 120 journées de Sodome est une transposition de l’univers du Marquis de Sade dans la République de Salò à la manière de Dante. « L’univers de Salò est décrit comme une lente et méthodique progression dans l’horreur, la souffrance, la destruction. » (Joël Magny) Le film provoque l’une des polémiques les plus importantes que le cinéma n’ait jamais connue, alimentée par le meurtre du cinéaste à la fin du tournage dans des circonstances non élucidées. « Si on part du principe que le cinéma est l’art du 20ème siècle et que les drames de la Seconde Guerre mondiale sont les plus grands drames du siècle, alors c’est le film du siècle. Un lien se fait incroyablement et précisément entre l’Histoire du cinéma et l’Histoire du 20ème siècle. Ce lien, il se fait là en 1975 autour de ce film. » (Bertrand Bonello)
Photos censurées

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08 mai 2008

The Sum of Us

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Sortie en France 1994
Australie
Réalisateur : Geoff Burton, Kevin Dowling
Producteur exécutif : Hal McElroy, Errol Sullivan 
Producteur délégué : Rod Allan
Scénariste : David Stevens
Directeur de la photographie : Geoff Burton 
Compositeur : David Faulkner
Comédie
102 mn
Distribution :
Jack Thompson, Russell Crowe, John Polson, Deborah Kennedy, Joss Moroney, Mitch Matthews, Julie Herbert, Des James, Mick Campbell, Donny Muntz, Jan Adele
Synopis :
Jeff, plombier homosexuel et rugbyman, partage une maison avec son pere Harry, un conducteur de bateaux veuf. Ils ont en commun la recherche d'une ame soeur. Et quand Harry rencontre Joyce grace a une agence matrimoniale et Jeff rencontre Greg dans un bar, ils devront faire accepter leurs differences...

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11 mai 2008

Summer Storm

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Sortie en France 29 juin 2005
Allemagne

Réalisateur : Marco Kreuzpaintner
Scénariste : Marco Kreuzpaintner, Thomas Bahmann
Compositeur : Niki Reiser
Drame
98 mn
Distribution :
Robert Stadlober (Tobi), Kostja Ullmann (Achim), Alicja Bachleda-Curuce (Anke), Miriam Morgenstern (Sandra), Marlon Kittel (Leo), Jürgen Tonkel (Hansi), Hanno Koffler (Malte), Tristano Casanova (Georg), Alexa Maria Surholt (Susanne)
Synopsis :
Tobi et Achim sont copains depuis des années. L'un barreur, l'autre rameur dans une équipe d'aviron, ils vont disputer la plus grande régate de la région. Lorsque le flirt d'Achim et Sandra devient sérieux, Tobi comprend que ses sentiments pour Achim sont plus que de l'amitié.
Arrive alors dans la compétition une équipe de jeunes homosexuels athlétiques qui affichent fièrement leurs tendances. Tobi et ses camarades sont forcés de revoir leurs préjugés, leurs craintes, et leurs secrètes attirances. Au fur et à mesure que la tension monte, une confrontation entre les jeunes gens devient inévitable, en même temps qu'une violente tempête menace d'éclater sur le lac...
Interview de Marco Kreuzpaintner 
Album Photos
Le Film

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Saudade

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2003
Titre original : Sehnsucht
Allemagne
Réalisateur : Jürgen Brüning
Drame
80 mn
Distribution :
Tarik Qazi, Daniel Bätscher, Aldri D’Anunciacão, Zezé Motta, Hendrik Scheider.
Synopsis :
Cyrus, Tim et Erik, trois amis de fac décident de se revoir dans la villa paradisiaque du père de Cyrus au Brésil. L’oisiveté les conduit à s’exhiber nus sur un site web, mais le jeu tourne court lorsque les clients demandent à voir plus de sexe. Cyrus et Tim refusent, mais Erik, qui a laissé de grosses dettes en Allemagne, est prêt à tout pour se renflouer. Le trio éclate et Erik occupe son temps entre telenovelas et discothèques gays. Une nuit, il rencontre un Brésilien et le suit sur une plage déserte où les attendent le sexe et la mort. Saudade est une initiation, une grenade dégoupillée entre deux milieux que tout oppose. La réussite de ce film tient au désir, au sexe, à la passion... et à la saudade, cette nostalgie typiquement brésilienne.
Photos censurées

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Un Soupçon de rose

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Sortie en France 13 octobre 2004
Titre original : Touch Of Pink
USA
Réalisateur : Ian Iqbal Rashid
Producteur : Julia Sereny, Jennifer Kawaja
Scénariste : Ian Iqbal Rashid
Directeur de la photographie : David Makin 
Compositeur : Andrew Lockington 
Chef décorateur : Gavin Mitchell
Comédie
92 mn
Distribution :
Jimi Mistry (Alim), Kyle Maclachlan (Cary), Suleka Mathew (Nuru), Kristen Holden-Ried (Giles), Brian George (Hassan), Veena Sood (Dolly), Raoul Bhajena (Khaled).
Synopsis :
Alim, un homosexuel canadien vivant à Londres, voit sa vie bouleversée par l'arrivée de sa mère musulmane, une femme au caractère bien affirmé, attachée aux traditions de son pays. Sous l'influence de Gary Grant, personnage imaginaire qu'il s'est créé, il va essayer de se faire passer pour un parfait ''hétéro''. Ce qui va, bien sûr, provoquer une série de quiproquos et va ainsi sans le vouloir, précipiter son ami dans les bras d'un autre homme.
Site officiel

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Secrets de tournage :
Une histoire vivante

A l'origine, Un soupçon de rose est une nouvelle inspirée des rapports entre Rashid et sa mère et de leur passion commune pour les vieux films, notamment ceux interprétés par Cary Grant. Alors que la nouvelle devenait progressivement un scénario, l'histoire connaissait de nombreuses modifications.La relation mère-fils restait toutefois au coeur du sujet. Ian Iqbal Rashid confie : "Ce film est une façon de me venger gentiment de tout ce que ma famille m'a fait subir ! Choisir de faire du cinéma allait tellement à l'encontre des rêves d'immigrants de ma famille..."
La genèse du projet
Les productrices de Sienna Films, Jennifer Kawaja et Julia Sereny, ont rencontré Ian Iqbal Rashid pour la première fois lors d'un déplacement à Londres, pour le financement de leur long métrage, New waterford girl. Un soupçon de rose a tout de suite plu à Kawaja et Sereny, parce qu'il traite en profondeur les thèmes abordés dans les deux derniers projets de leur société de production, New waterford girl et Marion Bridge. Julia Sereny précise : " Tous ces films racontent l'histoire de personnages un peu en marge de la réalité, obligés d'arrêter de se mentir à eux-mêmes et parfois aux autres. "
Ian Iqbal Rashid sous le charme de Kyle MacLachlan
Impressionné par " son physique extraordinaire qui rappelle les grandes vedettes masculines de l'époque des classiques ", Ian Iqbal Rashid pensa automatiquement à  Kyle MacLachlan pour le rôle de Cary. Rashid connaissait Sex and the city et avait assisté à la représentation dans le West End de On an average day avec MacLachlan et Woody Harrelson à l'affiche. Il confie : " Dès que je l'ai vu, j'ai su que j'avais sous les yeux mon Cary Grant, et plus rien d'autre n'a eu d'importance, à tel point que je ne me souviens plus vraiment de la pièce... Il avait la grâce, l'esprit et l'élégance classique de l'époque du personnage. Nous lui avons envoyé le scénario le lendemain, il a dit oui. "
Référence à Un soupçon de vison
Le titre français Un soupçon de rose renvoie à un classique avec Cary Grant et Doris Day, Un soupçon de vison.

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